Jan 092011
 

buddha face - D. E. Stanley

site web : www.arts-numeriques.info
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L’onglet info-tech-science est complété. Le champs étant très large, le contenu est fortement hétéroclite. Il reprend une vingtaine de sources que je consulte régulièrement. Il s’affinera sans doute au fil du temps.

Le moteur de recherche de l’onglet reprend une cinquantaine de sources actuellement, mais le nombre de sources va doubler très prochainement.

Je vous propose un petit focus sur l’onglet pour terminer le post :

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Le CiTu (part1) : Cybermédia, Interactions, Transdisciplinarité, et Ubiquité – Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire – PARAGRAPHE – LAM – CIREN

 STRUCTURES  Comments Off on Le CiTu (part1) : Cybermédia, Interactions, Transdisciplinarité, et Ubiquité – Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire – PARAGRAPHE – LAM – CIREN
Dec 072010
 

Le blog se met en mode “stand by prolongé”. Trop de travail pour fournir des articles fournis… Ca me permettra néanmoins d’introduire différents réseaux “arts numériques” et d’autres moins spécialisés. Cela me donnera la possibilité de vous présenter un des derniers portails provisoires qui sera consacré à à une veille sur ces dits-réseaux.

M.-L. Cazin - Tarentelle

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CiTu : www.citu.info
LAM : creca.univ-paris1.fr
PARAGRAPHE : paragraphe.info
CIREN : www.ciren.org

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Je vais profiter du  lancement du 2ème Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation, pour vous présenter un des partenaires principaux de cette initiative : le CiTu. S’il est présenté comme une “association” de laboratoires Universitaires (le Paragraphe et le CIREN (Centre interdisciplinaire de recherche sur l’esthétique du numérique) de l’Université Paris 8, et Le LAM (Laboratoire des Arts et des Médias) de l’Université Paris 1, il représente également un réseau beaucoup plus large de structures, d’artistes et de chercheurs.

On peut ainsi retrouver dans son équipe, des noms comme Maurice Benayoun (direction artistique) ; Samuel Bianchini, Grégory Chatonsky (comité de pilotage) ; Jacop Baboni Schilingi, Jean-Pierre Balpe (comité scientifique et artistique)… ainsi que des structures comme l’ESCIN – Ecole Supérieure de Création Interactive Numérique ou incident.net.

Le CiTu considère la recherche comme une forme de création et la création comme une forme de recherche. Ses thématique de recherche s’inscrivent dans une approche expérimentale et pragmatique de la science de l’information et de la communication. S’il soutient et produit divers projets des membres de son équipe, il accueille également des projets extérieurs et crée de nombreux partenariats entre laboratoires de recherches, écoles d’art, associations, entreprises, artistes et chercheurs. Son aide peut comprendre l’accompagnement, le prêt de matériel, le développement, la diffusion…

Pour soumettre un projet, il n’y a pas de procédure “standard” (je n’ai pas vu non plus d’appel à projets directs). Il suffit donc de contacter directement le CiTu et son “comité de pilotage” pour lui soumettre votre projet et voir si ce-dernier rentre dans ses axes de recherche. Un petit coup d’oeil sur les projets soutenus montre surtout le champs étendu des possibles et le niveau d’exigence.

En survolant rapidement les différentes réalisations et collaborations du CiTu, il est facile de voir que la structure a créé un réseau de facto bien plus large, dense et complexe, que celui présenté sous son onglet partenaires et qui n’en reprend que les “nœuds” principaux. Ca sera donc pour mes prochains articles sur le sujet.

Pour une bonne introduction au CiTu, je vous propose la vidéo d’une rencontre MCDate (2009), où Maurice Benayoun, en sa qualité de “directeur”, précise certains points, indispensables à une bonne compréhension de ce qu’il décrit lui-même comme : un projet chaotique, sans lieu et sans statutune simple ligne de programme dans deux laboratoires de recherche (ce qui est très loin de transparaître quand on voit les résultats produits). Je vous laisse découvrir la suite par vous-même, je dirai simplement qu’après avoir vu la vidéo, il est évident que le CiTu tient beaucoup plus d’une certaine “aventure humaine”, d’une volonté de rencontres et de collaborations, que d’une quelconque structure académique figée.

Partenaires du réseau

Pas de flux rss et il vous faudra envoyer un mail (informations-subscribe@citu.info) pour pouvoir vous inscrire à la newsletter (les cordonniers restent apparemment toujours les plus mal chaussés).

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Nov 262010
 

tags art numérique - 26 nov. 2010


Cet article fait partie d’une suite d’article du même nom. Vous pouvez retrouver une onthologie de textes online francophone
consacré à l’art dit numérique sur le portail www.qu-est-ce-que-l’art-numerique.info

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Ceux qui ont suivi cette suite d’articles ont pu constater que j’ai fait un focus régulier sur les évolutions majeures de l’entrée “art numérique” de Wikipédia. J’arrive au bout aujourd’hui en vous présentant les deux dernières changements majeurs. Je rappelle qu’elle apparaît dans l’encyclopédie pour la première fois le 24 juillet 2004 à 17:50 avec ce début de première phrase : “L’art numérique est presque impossible à définir…”

Si je me suis attardé sur Wikipédia, c’est que l’Encyclopédie devient peu à peu la première réponse des principaux moteurs de recherche (Google en tête, qui entre parenthèse est un des premiers investisseurs… pardon donateurs du projet), et ceci dans de nombreux domaines. Je ne rentrerai pas ici dans les nombreux débats que l’Encyclopédie suscite : les scandales répétés de son créateur Jimmy Wales ou les questions sur son fonctionnement interne sont régulièrement abordés dans la presse et sur des sites comme wikibuster ou wikipedia.un.mythe.over-blog.com. Ceci étant dit, je relèverai simplement le fait que depuis que je répertorie les textes online qui parlent d’arts dit numériques, j’ai référencé plus d’une cinquantaine de sources qui reprennent intégralement, partiellement ou qui ont adapté légèrement le texte de Wikipédia. En notant que certaines de ces sources sont des institutions d’états, des structures ayant des subsides publiques et oeuvrant dans le “réseaux arts numériques” ou même des médias ayant pignon sur rue, je ne pouvais que m’intéresser à cette définition “encyclopédique”.

Donc, nous en étions à la version du 11 août 2007, aucune évolution majeure jusqu’en 2009, si ce n’est de nombreuses tentatives d’autopromotion, certains s’ajoutant simplement à la liste des artistes, d’autres se gratifiant au passage de quelques lignes promo insérées à la va-vite. En juillet 2009 apparaît un nouveau chapitre entier, qui sera retiré dès le lendemain, ne correspondant pas aux critères wikipédiens et étant doublé d’une autopromo manifeste. Il faudra attendre février 2010 pour qu’un court chapitre “Matériel et logiciel” soit enfin ajouté.

La version actuelle date du 24 novembre 2010 et ne comporte que peu de changements par rapport à celle de février.

Face à une littérature dense et riche sur le sujet, l’article apparaît évidemment comme assez pauvre. On peut noter qu’au fil du temps, ses nombreux rédacteurs ont pris le parti d’exemplifier, de décrire plutôt que d’essayer de définir. Si cela donne un certain intérêt à l’article, le manque de structure, de rigueur et de vision globale auraient malgré tout tendance à le faire apparaître comme une simple ébauche. La bibliographie, bien qu’incomplète offre néanmoins une très bonne base de recherche. Il est simplement dommage d’y trouver si peu de référence en français, alors que la locution “art numérique”, son histoire et ses différentes réflexions théoriques ont, il me semble, quelques spécificités liées à la langue et au milieu culturel francophones.

Avant de vous présenter les deux dernières modifications, je tiens à signaler aussi que j’ai transformé l’onglet “… qu’est-ce que l’art numérique ?” présent sur www.art-numeriques.info, et qu’il est devenu un portail à part entière. Comme me l’avaient fait remarquer certains d’entre vous, le nombre de sources devenaient trop important et le temps de chargement de l’onglet devenait très long. Ca rendait la recherche et la consultation pénible. J’ai donc réparti les différents texte par dates de publication. Vous pouvez retrouver tous les textes à l’adresse suivante : www.netvibes.com/qu-est-ce-que-l-art-numerique (ou via une redirection : www.qu-est-ce-que-l-art-numerique.info). J’y ai rajouté une trentaine de nouvelles sources. Je continuerai à faire des articles-focus sur ces dernières, afin de vous présenter celles qui me paraissent les plus intéressantes.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (7ème version)
juillet 2009 – historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=42759461

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Pour apporter un éclairage sur ce que pourrait être l’Art Numérique

Prenons pour base de réflexion les définitions combinées d’Art et de Numerique fournies par le Larousse.

Art : expression idéale et désintéressé du beau, ensemble des activités humaines créatrices qui traduisent cette expression

Numerique : Qui relève du nombre

L’Art Numerique serait donc l’ensemble des activités humaines créatrices qui traduisent l’expression idéale et désintéressé du beau par des techniques liées aux nombres. Une idée finalement très ancienne puisque le rapport qu’entretient l’Art avec les mathématiques et les sciences peut être observé à tous les stades de son évolution. Le nombre ne serait-il pas à l’origine même de la Création?

C’est ce que pensait Pythagore qui voyait dans les nombres les principes de toute chose. Il donna son fondement arithmétique et géométrique à la section d’or. Ces Divines Proportions ordonnant l’harmonie de la nature furent la base géométrique organisant les proportions des plus grands monuments. Elles furent appliquées à la construction des cathédrales européennes jusqu’au Taj Mahâl, comme elle l’avait été à la conception des pyramides d’Egypte.

A la Renaissance alors que ressurgissent les techniques élaborées dans le passé par les sociétés athénienne et romaine, les tableaux, constructions et gravures sont nombreux qui illustrent les avancées de la science, et témoignent de la symbiose entre peinture et mathématiques, ainsi la création de la théorie de la perspective linéaire et la redécouverte des polyèdres dont les solides de Platon. A ces Cinq polyèdres convexes réguliers : le tétraèdre, le cube, l’octaèdre, le dodécaèdre et l’icosaèdre les grecs avaient accordé une signification mystique. A chacun d’entre eux, ils avaient rattachés une grande des entités qui selon eux façonnaient le monde : le feu, l’air, la terre, l’univers et l’eau. La présence et l’interaction de ces éléments, de leurs principes et propriétés en différentes proportions déterminerait l’ordre du monde et de la Création.

Pour créer l’illusion de la beauté naturelle l’artiste ne copie donc pas la Nature, il l’observe et utilise ses systèmes et ses mécanismes de création pour donner corps à son imaginaire. Ces systèmes et mécanismes basés sur des signes et des nombres permettent de matérialiser l’univers occulte contenu dans son esprit en une œuvre accessible au sens de chacun. Lignes de fuites, perspectives et proportions participent à lui donner une signification. Cette démarche peut-être inconsciente guidée par l’inspiration, la section d’or agit sur nos sens et, par eux, sur notre cortex cérébral, c’est pour cette raison que nous sommes inconsciemment enclins à trouver belles les grandeurs de tous ordres qui entrent dans cette relation. ” (La Recherche 278 juillet-août 1995 volume 26). Et quand la démarche de l’artiste s’appuie consciemment sur ces systèmes, son œuvre est souvent imprégnée d’une dimension mystique ou spirituelle. Pour Leonard de Vinci La science de la peinture est tellement divine qu’elle transforme l’esprit du peintre en une espèce d’esprit de Dieu.

Il pense en outre que Toute action naturelle est engendrée par la nature de la plus courte façon que l’on puisse trouver. Alors il est naturel que l’Artiste cherche lui aussi le plus court moyen de son expression. Grâce aux techniques numériques, il ouvre un nouvel espace de création. Un univers parallèle, dans lequel et sur lequel il a une action créatrice en maniant directement les nombres et les formules mathématiques qui le régissent. L’Art numerique est donc tout simplement une évolution naturelle de l’expression artistique qui loin de vouloir éclipser les autres, les servent, les unissent, leur offre de nouveaux moyens, se mêle à elles et les enrichit. Alors qu’un grand intérêt se porte sur les théories quantiques et que la science conçoit la probalité d’un univers à plusieurs dimensions, l’univers du numerique s’ouvre à l’Art. Un espace ouvert sur le monde dit réel et qui interagit avec lui.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (8ème version)
février 2010 – historique de la page « Art numérique »..
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=50143312

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Matériel et logiciel

Indépendamment de chaque projet artistique, l’art numérique s’appuie sur l’état de la technique de son temps, il est donc dépendant du matériel (hardware en anglais) et des logiciels (software). Avant les années 1990, époque où cohabitaient de multiples systèmes d’exploitation, la plupart des artistes numériques réalisaient eux-mêmes les logiciels nécessaires à leurs œuvres comme Erkki Kurenniemi, Piotr Kowalski, Jean-Robert Sedano ou David Rokeby. L’arrivée de logiciels dédiés à la création numérique a simplifié la tâche des artistes avec notamment Director en 1986, pour la création de Cd-Rom et Max/MSP en 1990 de Miller Puckett, qui deviendra le célèbre logiciel libre Pure Data en 1995, pour la création sonore. En 2001 apparait Processing, un logiciel libre adapté à la création plastique et graphique interactive.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
hurry up :
Résidences de formation en management artistique pour artistes et futurs managers – Les ateliers d’arts contemporains deadline le 15 déc. 2010
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Nov 072010
 

veille arts numériques

Voici donc une série d’update pour cette semaine.

  1. www.arts-numeriques.info/veille : création de la veille  qui vous permet de faire des recherches dans tous les flux.
  2. portail netvibes : nettoyage en profondeur des flux
  3. informatique – tech/sciences : nouvel onglet du portail netvibes
  4. qu’est-ce que l’art numérique : rajout de textes
  5. Artistes + Numérique + Belgique : rajout de données et d’artistes dans le portail.
  6. pour les paresseux : insertion de plusieurs veilles partielles dans la colonne de droite du blog (il suffit de descendre un peu).

Ces espaces vous fournissent automatiquement des infos en temps réel sur les différentes sources présentées sur le blog, avec différentes présentations. On est encore loin du portail personnalisable, mais en attendant, il y a déjà moyen de se tenir informé.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – Anthologie des textes online

 INFOS  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – Anthologie des textes online
Oct 232010
 

focus artistes belgique - collectif anteloop

Le blog se met en mode “stand by” afin de me permettre de travailler sur la conception du futur portail www.arts-numeriques.info. J’en profiterai pour
mettre à jour quelques onglets de mon bac à sable NetVibes : moteurs de recherches, “…qu’est-ce que l’art numérique”, appels, et artistes…

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J’ai complété l’onglet “… qu’est-ce que l’art numérique ?“. Voilà donc une bonne introduction il me semble, si vous cherchez des descriptions et des points de vue sur l’art, le numérique, le Web, les technologies, les sciences… Plus de 130 textes vous feront passer des années 80 aux années 2010.

Ca n’est qu’un début bien entendu et je continuerai à mettre un coup de projecteur sur certains d’entre eux sur ce blog, tout en commençant une recherche active sur le sujet afin de trouver d’autres textes. Je complèterai d’ailleurs l’onglet “Recherches Bibliographiques” avec une veille sur les documents (qui comprendra certains moteurs de recherche qui permettent d’explorer le Web profond ou tout simplement des bases de données inaccessibles aux moteurs de recherche externes).

Le futur portail devrait vous permettre de faire des recherche dans tous ces documents.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call : soundart for SoundGate 2010 – Web – deadline 14 nov. 2010

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Bibliographie Art Numérique – veille

 INFOS  Comments Off on Bibliographie Art Numérique – veille
Oct 222010
 

Le blog se met en mode “stand by” afin de me permettre de travailler sur la conception du futur portail www.arts-numeriques.info. J’en profiterai pour
mettre à jour quelques onglets de mon bac à sable NetVibes : moteurs de recherches, “…qu’est-ce que l’art numérique”, appels, et artistes…

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Je ne pensais pas faire une bibliographie liée aux “arts numériques”, parce qu’il me semblait qu’il y avait déjà pas mal de listes éparses et que je ne voyais pas comment proposer une alternative satisfaisante.

Mais, suite à plusieurs discussions avec des personnes qui me demandaient des liens bibliographiques, je me suis dit qu’il serait peut-être bien de mettre un onglet “Recherches Bilbliographiques” sur le portail. Je commencerais donc par les livres et je continuerais peut-être par les articles et magazines si ça ne fait pas trop doublon avec l’onglet recherche Web. Je complèterai ça dans la semaine.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call: ARTchSO Vidéo Festival 2011 – asian artists – France – deadline le 20 déc. 2010

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UQUAM – NT2 – Nouvelles Technologies Nouvelles Textualités – Textes et oeuvres hypermédiatiques (part 2)

 DATABASES, STRUCTURES  Comments Off on UQUAM – NT2 – Nouvelles Technologies Nouvelles Textualités – Textes et oeuvres hypermédiatiques (part 2)
Oct 182010
 

R. Drouhin - IP Monochrome

site web : nt2.uqam.ca
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J’avais commencé à vous parler de NT2 avec un focus sur le terme “hypermédiatique” dans mon article du 14 sept. 2010, je poursuis donc avec l’exploration du site en lui-même.

  • Répertoire : “Cette base de données propose une recension des œuvres artistiques et littéraires employant plusieurs pratiques hypermédiatiques“. Pour simplifier la recherche, je vous conseille d’aller directement à cette page qui vous donnera accès à tous les filtres. Ils sont nombreux et vous pouvez affiner votre recherche. Pour suggérer une oeuvre, utilisez le formulaire de contact. Les entrées de NT2 sont évidemment très bien référencées. Je vous conseille de bien intégrer le concept d'”hypermédiatique” avant de soumettre une oeuvre.
  • La “Bibliographie” propose les ouvrages de théorie et de fiction sur la culture hypermédiatique disponibles pour consultation au Laboratoire du NT2 à Montréal (mais certaines sources sont présentent sur “Google Scholar et un lien vous propose la recherche en 1 clic)
  • Dossiers Thématiques” : composés d’une “définition, d’un article, de ressources bibliographiques et d’œuvres sélectionnées, les dossiers thématiques présentent un courant, une pratique ou une thématique récurrents dans des œuvres Web“. Ils vous sont présentés comme une aide pour commencer une recherche, un piste vous offrant des pistes de travail. Une vingtaine de sujets sont déjà abordés de façon claire, précise et très bien documentée. Certains se retrouveront dans ma suite “… qu’est-ce que l’art numérique“. Ces “dossiers” sont doublés de “cahiers virtuels” (travaux d’étudiants et de chercheurs en rapport avec leurs différentes recherches lié au NT2), mais l’option semble s’être arrêtée en 2009, dommage.

Je détaillerai les nombreux projets du  NT2 dans un prochain article.
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flux rss NT2
[rssinpage rssfeed=’http://nt2.uqam.ca/rss.xml’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Appel à candidature : Résidence IMéRAdeadline 30 janv. 2011

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – info

 THEORY  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – info
Oct 172010
 

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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Ce focus se termine et comme promis, j’ai commencé à mettre tous mes liens sur la page « … qu’est-ce que l’art numérique ? ». Il me reste encore une bonne moitié de sources à mettre online, ce qui sera fait dans les deux semaines qui viennent je pense.

Certains liens viennent de disparaître (le projet IDEA online – voir article du 07 oct. 2010), mais je pense que c’est provisoire. D’autres risquent peut-être de disparaître également, certains ne tiennent qu’à un fil, le Web est un mouroir. J’ai une copie de ces textes offline, mais, outre la question des droits d’auteur, le but de cet anthologie est de montrer ce qu’il y a de présent sur le Web, ce qui est consultable par tout un chacun. Mes liens seront vérifiés régulièrement, mais ils se peut que certains restent un moment vidés de leurs contenus.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part15)

 THEORY  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part15)
Oct 162010
 

tags art numérique - 15 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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De l’Art vidéo au Net art” – C.L.
sept. 2010 – article paru dans “lalibre.be
www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/606273/de-l-art-video-au-net-art.html

Quand il s’agit de définir les notions associées à l’art numérique.

On considère généralement que l’art numérique est né à la fin des années cinquante par quelques expériences à partir de postes de télévision, et que les deux plus importants pionniers sont l’Allemand Wolf Vostell (1932) et le Coréen Nam June Paik (1932) qui, tous deux, au début des sixties, sont les initiateurs de l’Art vidéo en détournant à leur tour la télévision de son utilisation fonctionnelle. L’autre composante majeure de l’art numérique est l’apparition de l’ordinateur. Enfin, et pour faire très court, la troisième part essentielle du développement intervient dans les années nonante avec l’existence d’Internet. La conjonction de ces trois éléments, leurs développements et leur commercialisation massive, a donné naissance à une nouvelle forme de langage issu des machines, et à une diffusion sans limite.

Au stade actuel, le numérique s’est ouvert des horizons créatifs pratiquement sans fin. Cet outil, géré par des programmes, n’entre pas en concurrence avec les autres modes de création, il agit conjointement en ses spécificités. Outre celle de la conservation de ces œuvres (pérennité des supports et des moyens de monstration), deux questions étroitement liées se posent en rapport avec le marché artistique tel qu’il est habituellement conçu. Quel est l’original d’une œuvre numérique (virtuelle) et quelle est sa valeur commerciale ? Tant qu’il existe un support, l’original et ses multiples éventuels sont déterminés par l’artiste qui signe et numérote. Le reste est copie sans valeur marchande qui peut néanmoins servir à la diffusion après paiement d’un droit fixé. Pour les œuvres en ligne téléchargeables librement, la notion d’original se perd, et le marché est inexistant, mais la diffusion illimitée ! On a dit révolution ?

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part14)

 THEORY  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part14)
Oct 152010
 

tags art numérique - 15 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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En guise d’apéritif, je vous propose l’émission “La Grande Table” de “France Culture” :  émission du 28 septembre 2010. Laisser charger et aller directement avec  le curseur un peu plus loin que la moitié de l’émission, puisque le débat sur l’art numérique était en deuxième partie.

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Arts Multimédias / Numériques : Leurre ou réelle mutation des arts préexistants ?” – Quentin Drouet
déc. 2005 – Mémoire de recherche sous la direction de Mr Pierre Morelli Université de Metz
www.kent1.info/Preambule

Je vous présente aujourd’hui un autre mémoire dont j’ai essayé d’extraire un ensemble de réflexions, puisqu’il ne présentait pas de résumé. Comme pour de précédentes, cette extraction sera donc quelque peu artificielle et ne reflète pas du tout le document, qui est à l’inverse très bien structuré et vous guide agréablement des débuts de l’informatique aux réalisation artistiques récentes de l’époque, avec toute une partie très intéressante sur le “Média Théâtre”.

Ca ne vous apprendra pas grand chose si vous avez déjà lu les “classiques” de la bibliographie proposée, le mémoire restant dans un cadre “scolaire” assez étroit, mais si vous n’avez fait que survoler les textes présentés dans cette suite d’articles, alors, il serait dommage de vous priver : c’est un résumé condensé de “tout ce qu’il faut savoir pour bien appréhender la matière” et ça vous donnera certainement l’envie de lire les sources.

NB : Le site de Quentin n’étant pas mis à jour depuis 2009 et la présentation de son mémoire n’étant pas des plus simple, si vous voulez avoir accès à l’entièreté du mémoire, vous pouvez le télécharger au format pdf, le consulter directement en ligne, ou parmi les autres textes sur le portail www.arts-numeriques.info.

Les extraits ci-dessous ne reprennent pas les notes en bas de pages et donc les références des nombreuses citations de l’auteur. Vous pourrez bien entendu les retrouver dans le texte original.

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Préambule

Quel objet, pièce, manifestation ou toute autre représentation peut être qualifié d’artistique ? Qui à la légitimité de les dénommer comme tels et pourquoi ?

Le rôle de l’art est de porter un regard créatif, critique, interrogatif sur le monde, tout en bousculant les modes de pensées ordinaires… Il entretient des relations constantes avec son environnement, qu’il soit politique, économique ou social… La définition de ce terme reste ambigu dans notre esprit. Son évolution au fil des siècles a incité les théoriciens et autres critiques à élaborer des classifications en fonction des périodes spatio-temporelles de réalisation, des différents courants qui ont créé et mis en oeuvre des modes de représentations différents… Ont-elles encore lieu d’être aujourd’hui ? Pour qu’une oeuvre soit reconnue comme telle, doit-elle forcément être comparée à d’autres ? Doit-elle être considérée comme étant du même type, et ainsi faire partie d’une catégorie fermée, homogène ? Sa reconnaissance relève-t-elle réellement d’une ressemblance avec d’autres ? L’utilisation de nouveaux outils nécessite-t-elle obligatoirement l’ouverture de nouvelles catégories ?

Telles sont les questions qui me tourmentent. A ces interrogations, plutot que de prétendre apporter des réponses, nous tenterons d’ouvrir quelques pistes de réflexion.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part13)

 THEORY  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part13)
Oct 142010
 

tags art numérique - 14 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom.
Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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Le 10ème Art” – agence de design “10ème art”
avril 2007 – dans un communiqué de presse de l’agence sur “bigpress.com” et repris sur le site de la même agence
www.big-presse.com/big-article-Art-1707.php
www.10eme-art.com/presentation~classification-des-arts-fr.html

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La classification des Arts

Un classement des Arts a été établi par Hegel
qui en distingue 6 :
• l’Architecture
• la Sculpture
• la Peinture
• la Musique
• la Danse
• la Poésie

Au fil des décennies la liste s’est allongée et d’autres formes artistiques ont fait leur apparition. Ricciotto Canudo, un des premiers critiques de cinéma, est l’auteur de l’appellation “7e Art” pour définir le cinéma. Le 8e et le 9e Art sont respectivement la télévision et la BD.

Définition du 10e Art2

Le 10eme Art, c’est l’Art Numérique, l’Art des nouvelles technologies.

Telle qu’elle tend à s’affirmer aujourd’hui, la notion de 10eme Art englobe l’ensemble des créations artistiques utilisant un support numérique. Ainsi l’infographie, le web design, le pixel art, les jeux vidéo, le VJing ou bien encore le récit sur support numérique pourraient être considérés comme des exemples de la créativité inhérente au 10eme Art.

Un Art universel sans barrières.

Le 10eme Art est un art visible et accessible à tous dès lors qu’il apparaît sur la “Toile” (internet). Ce caractère est révolutionnaire dans la mesure où – à terme – il va profondément modifier les habitudes artistiques : chaque œuvre numérique pouvant être instantanément appréciée par des millions d’internautes.

Un Art susceptible d’être modifié par autrui.
Le 10eme Art ou Art Numérique se distingue aussi par une interactivité unique. Il permet ainsi au créateur de confronter son univers artistique au regard d’autres et même d’intégrer le visiteur dans le processus de création
“.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part12)

 THEORY  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part12)
Oct 132010
 

tags art numérique - 13 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet “qu’est-ce que l’art numérique ?” sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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Je continue donc cette semaine à “épurer” mon stock de textes sur l’art dit “numérique”, mais outre le fait que cette “collection” était déjà importante, me pencher dessus plus “sérieusement” me fait découvrir un véritable foisonnement (textes “scientifiques”, réflexions d’artistes “théoriciens”, quidams, étudiants…). Il me paraît donc évident maintenant que cette petite anthologie sera un projet à long terme.

Sans doute finirai-je assez vite par mettre tous mes liens online directement, quitte à faire de petits focus pour vous en présenter certains. Cette dernière option me paraît plus en accord avec mon idée de faire partager au plus vite, des infos qu’il serait ridicule de garder dans une base de données inaccessible.

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L’art numérique, qu’est-ce que c’est ?” – Claire Leroux
oct 2010 (en attente de datation exacte) – paru sur le blog “Claire Leroux – Professeur de formation humaine / Laboratoire ARNUM
professeurs.esiea.fr/leroux/?l-art-numrique-qu-est-ce-que-c-est

La création est personnelle et tend vers la nouveauté. Le caractère artistique d’un projet est sa vocation, d’une part, à porter une attention particulière à son apect esthétique, et d’autre part, à exprimer une idée par des moyens visuels, sonores, odorifères, gustatifs, haptiques et peut-être un jour, télépathiques. L’ordinateur est le dénominateur commun de tout projet d’art numérique. Sa position centrale ne se résume pas à celle de l’outil qui permet des montages, des projections ou des animations 2D ou 3D. L’ordinateur est présent conceptuellement, en tant que phénomène qui modifie continuellement notre façon d’être et notre société de l’information. L’art numérique peut servir à beaucoup de choses ou à rien. A chacun de trouver ce qu’il lui apporte. Arvertissement: j’assume pleinement cette définition personnelle“.


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Le numérique dans l’art” – Norbert Hillaire
fev 2006 – “Extrait d’un ouvrage à paraître”
www.sklunk.net/spip.php?article335

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Je n’ai pas trouvé le fameux ouvrage duquel cet article serait un extrait. Peut-être est-ce repris dans l’ouvrage “L’Art a-t-il besoin du Numérique” (sous la direction de Jean-Pierre Balpe et Manuela de Barros), où Norbert Hillaire s’est occupé des “notes de lecture”, mais ça me paraît peu probable. Plus certainement cela a été intégré au le livre “L’art Numérique” (Edmont Couchot et Norbert Hillaire). La date quant à elle apparaît sur le site lorsqu’on veut imprimer le document, mais pour différentes raisons que je n’énumérerai pas ici (dont le livre “L’Art Numérique” paru en 2005), il est fort  possible que ce texte soit antérieur à 2006.

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L’art en temps réel et temps différé : ouverture et/ou remix ?

De même que l’espace s’est ouvert à de nouvelles représentations, nous sortons du temps linéaire des grands récits comme de la fixité et de l’éternité des chefs-d’œuvre. Le temps devient un quasi matériau de l’œuvre – qui admet elle-même plusieurs régimes de temporalité. Mais la rupture du numérique et l’abstraction de l’espace – son immatérialisation dans les réseaux – ne signifient pas la fin des lieux « physiques » de l’art et de la culture, tel le musée, non plus que le déclin des techniques du visible appartenant à l’âge classique – moderne.

Ces lieux, ces techniques, résistent dans leurs transformations même, et cette résistance est paradoxalement la condition même du progrès, si l’on s’appuie sur les thèses de Leroi-Gourhan à propos des rapports entre technogenèse et sociogenèse.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part11)

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Oct 122010
 

tags art numérique - 12 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (6ème version)
août 2007–
historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&direction=next&oldid=19398163

Au cours des 10 mois précédents, le chapitre “Environnements virtuels et augmentés” s’est étoffé d’exemples d’artistes tels que Jeffrey Shaw et (surtout) Maurice Benayoun. Apparaît alors un nouveau petit chapitre maladroit et timidement inséré : “Historique” (il n’est même pas repris dans le sommaire).

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Historique

L’historique des expositions consacrées aux arts numérique est important. De nombreux festivals, expositions et événements devraient être mentionnés , tels le Festival Ars Electronica à Graz, Autriche, les événements ISEA International Symposiun of Electronic Arts, les expositions Images du Futur organisées par la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, ainsi que les compétitions inernationales d’animation par ordinateur Images du Futur, de 1986 à 1997,les événements IMAGINA en France, les expositions du Siggraph aux États-Unis, le Festival Elektra, etc.

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L’art numérique a-t-il une âme” – Wei Fu, Caroline Loock, François Alliot
fin 1999 – mémoire (voir iep.ifrance.com/etudiants.htm)
membres.multimania.fr/artnum

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Avec une citation dans la maigre “catégorie art numérique” du crucial et incontournable “open directory project dmoz” (en terme de référencement en tous cas), pas mal de plagiats et autant de citations, ce texte à encore de beaux jours devant lui. Surtout que “dmoz” lui associe le résumé suivant : “La genèse de l’art numérique et certaines de ses implications théoriques, un bon départ pour familiariser le néophyte“.  Le texte est en effet une vulgarisation/réduction à l’extrême des quelques textes repris dans sa bibliographie quasi inexistante. Par rapport à d’autres textes que l’on pourrait pourtant trouver “ridicules” ou témoignant d’un manque de culture ou de recherche, ce dernier, “mieux” présenté, m’a donné peu de joie en me provoquant si peu de réflexion. Ce qu’il dit n’est ni-faux/vrai/cliché-pas-trop-et-surtout-dilué dans des conclusions multiples, un espèce d’état des lieux hâtif et pourtant long, qui vous gâche le tour du propriétaire.

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Introduction

[…]

L’expression « art numérique » porte en elle-même le problème de la légitimité de ce nouvel art. Puisque numériser une information, c’est la traduire en nombres, on voit d’emblée surgir la menace : l’art, s’il est numérique, ne risque t-il pas d’y perdre son âme ? L’art s’il est fondamentalement technique, est-il encore un art ? Se demander si l’art numérique a une âme, c’est poser la question de sa légitimité, et de ses chances de traverser les siècles.

D’où les questions suivantes :

l’art numérique est-il un art ?

l’art numérique a-t-il une existence propre, une spécificité ?

s’il est art, l’art numérique ne participe-t-il pas à la redéfinition de l’art, présent à toute époque, parallèlement aux évolutions globales de la société ?

Présentation de l’oeuvre numérique

Comment identifier l’œuvre numérique ?

Le point commun à toute œuvre numérique est évidemment le caracère « numérique ». C’est à dire que la matière essentielle de telles œuvres est l’alternance entre le 0 et le 1 qui sont les briques essentielles.

Le bit, c’est le point commun qu’il y a par exemple entre une image numérique et un fichier sonore synthétisé sur l’ordinateur.

Ce point de départ nous permet d’avoir une première idée des œuvres numériques.

On peut classer les œuvres en fonction de leur nature et des méthodes utilisées. Il faut par ailleurs étudié ce qui entoure l’oeuvre numérique (support, public, artiste)

Cependant on pourrait très facilement court-circuité ce panorama en invoquant les œuvres qui mêlent son, images et moteurs aléatoires. Bien sûr. C’est pourquoi il faut prendre cette classification comme une tentative d’y voir plus clair avant, plus tard dans le développement, d’essayer de définir l’œuvre numérique.

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Oct 082010
 

tags art numérique - 08 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (6ème version)
oct. 2006 – historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&direction=next&oldid=10824732

Cette évolution vient une quinzaine de minutes après la précédente. Elle remanie quelque peu le texte mais surtout sa structure. On voit pour la première fois apparaître un “sommaire” dans le texte même l’entrée.

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L’art numérique s’est développé comme genre artistique depuis près de 20 ans et désigne un ensemble varié de catégories de création utilisant les spécificités du langage numérique. Portée par la puissance de calcul de l’ordinateur et le développement d’interfaces électroniques autorisant une interactivité  créative entre le sujet humain et l’intelligence logicielle, la création numérique s’est considérablement développée en déclinant des catégories artistiques déjà bien identifiées. En effet, des sous-catégories spécifiques telles que la « Réalité Virtuelle », ou la « Réalité Augmentée », « l’Art génératif », ou encore « l’Art des interfaces » viennent préciser les désignations techniques du Net-art, de la photographie digitale ou de l’art robotique.

Environnements augmentés et virtuels

Ainsi que Valérie Morignat le rappelle dans l’essai “Environnements virtuels et nouvelles stratégies actantielles” (2003), “le terme d’« environnement » est entré dans le champ des arts au cours des années 60, en pleine période du décloisonnement des catégories artistiques. À l’époque, celui-ci qualifie déjà un milieu englobant et participatif au sein duquel l’expérience perceptive et critique du spectateur est vivement convoquée.” Le spectateur est invité à s’impliquer physiquement dans le processus de création. Dans les environnements interactifs, “truffés de capteurs invisibles qui interprètent les mouvements et la morphologie du spectateur, la sensorialité humaine est immergée dans un monde où elle est sollicitée, interprétée, pour finalement devenir une matrice créative qui informe et régénère l’espace environnant.”

[…]

de l’art des interfaces à la fiction interactive

Au début des années 80, Marc le Bot pensait que l’ordinateur ne pourrait être l’instrument de la création artistique car il n’impliquait pas le corps. Pierre Lévy (Qu’est-ce que le virtuel ?) ou Jean-Louis Boissier (La relation comme forme), à l’appui du développement d’un “art des interfaces” ont démontré que le corps était au contraire particulièrement engagé par les processus de la création numérique (motion-capture, data-gloves, capteurs de mouvement, etc). Diana Domingues ajoutera qu’au-delà de l’interface, il est important “d’insister sur l’importance de la dimension comportementale de l’art interactif, dans laquelle un corps est enclin à ressentir quelque chose qui amplifie sa dimension de monde”.

L’interactivité et la générativité, boucle rétro-active au centre de laquelle ce trouve le sujet humain, sont deux principes fondamentaux du processus de création numérique. Il apparaît très clairement dans des oeuvres où les interfaces jouent un rôle déterminant comme dans “Very nervous System” de l’artiste David Rokeby, mais aussi dans des oeuvres qui ouvrent vers le cinéma digital et la fiction interactive comme celles de Toni Dove (“artificial changellings), de Luc Courchesnes (“landscape One”), ou encore celles du réalisateur et théoricien Jeffrey Shaw (“Scenario2” 2005, “Eavesdrop” 2004)“.

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Quelques concepts de l’art numérique” – Jean-Pierre Balpe
mai 1998 – Texte d’une conférence donnée en Norvège (à confirmer)
(voir aussi “Contextes de l’art numérique” – edition Paris : Hermes Science – Technologies et cultures – 2000)
fév. 2006 – déposé sur “Transitoire Observable
transitoireobs.free.fr/to/article.php3?id_article=42

Difficile de savoir avec certitude si ce texte est bien celui de la conférence donnée en 1998, mais il me semble que oui, si mes souvenirs sont bons. Ou tout du moins un extrait. Bien qu’elle ne fasse pas partie du texte que j’avais eu l’occasion de survoler il y a quelques années, j’ai laissé l’introduction du début, car elle me semblait intéressante, telle quelle.
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Contexte 2 Triangle systémique de l’art 2 Information 4 L’âge de l’information 4 L’art de l’âge de l’information trahit ce qui le fonde 5 L’art numérique est un art du technique 8 Hypermédiatisation 8 L’art numérique est un moment simulé d’une matière absente 8 L’œuvre numérique a une visibilité potentielle 9 L’œuvre numérique est multiple, virtuelle, sans place 10 L’œuvre numérique a une capacité d’ubiquité 10 L’œuvre numérique convoque en un même lieu des potentialités sensorielles multiples 11 Modélisation 12 L’opération de modélisation est à la base de l’art numérique 12 L’image numérique joue avec son apparence 12 La matière numérique est une matière-concept 13 L’image numérique est plus qu’une image 13 L’art numérique est un art-concept 13 L’art numérique est un art du modèle 13 Génération 15 L’art numérique ouvre sur la répétition 15 L’art numérique joue le même et le différent 15 Le dernier mot revient à l’œuvre numérique 19 L’œuvre numérique est une œuvre de processus 20 L’œuvre numérique affirme la tentation de l’infini 20 Performativité 20 L’artiste numérique formalise des mondes 20 L’art numérique assume le risque de l’événement 21 L’art numérique est spectaculaire 21 L’œuvre numérique a le don d’ubiquité 21 L’œuvre numérique déborde sur le monde 22 L’œuvre numérique risque l’interaction 23 L’œuvre numérique construit son spectateur 23 Expérimentation 24 L’œuvre numérique change sans cesse 25 L’herméneutique de l’œuvre numérique n’intervient qu’à son niveau technique 26 L’œuvre numérique est une œuvre de répétition 26 L’art numérique invite à l’expérimentation 26 L’art numérique est un jeu 27 L’esthétique de l’art numérique est celle de la science 28 Mémorisation 28 L’œuvre numérique arrêtée est un objet quelconque 29 L’art numérique n’a pas de valeur 29 Flux 30 L’art numérique joue à la vie à la mort 31

Le triangle systémique de l’art

A un certain niveau de regard, toute œuvre d’art est un cas particulier. Pourtant, s’il en était ainsi, il ne pourrait y avoir d’autre réflexion sur l’art que celle qui obligerait à en reconnaître l’unicité et l’aspect ineffable. Car toute œuvre d’art est en même temps – et de façon indissociable – exhibition d’un ensemble qui la réalise. Cette contradiction apparente provient du fait que toute œuvre d’art est le moment objectivé d’un système dynamique, la représentation particulière dans un contexte donné des interactions de l’ensemble des variables qui participent à son Être : la forme est le contenu des tensions qui se manifestent dans l’évolution du système ; une stabilité instable. Le même et le différent. C’est en ce sens que l’art – comme le signale Adorno dans sa Théorie esthétique – ne peut pas être appréhendé en terme de communication, qu’il n’a rien à dire et ne peut jamais délivrer de messages : un espace dynamique ne peut en effet se définir que du point de vue d’un observateur lié à cet espace, non d’un extérieur à lui-même. L’art est, au sens propre, une in-formation, une construction interne d’information indépendante de toute autre finalité : il est en lui-même un système homogène de signes.

Même si ce n’est pas ici le lieu de développer cette thématique, sa prise en compte n’en est pas moins indispensable à la compréhension des transformations historiques de la notion d’œuvre ainsi qu’à celle de la posture créatrice. L’art participe toujours, à la fois et sans séparation, au subjectif, à l’objectif et au culturel comme à toutes les instances au travers desquelles, à un moment donné, ces composantes se manifestent. Cet ensemble d’interactions définit ce qui – de façon quelque peu métaphorique et simplificatrice – peut être désigné comme « le triangle systémique de l’art ».

L’artiste travaille l’équilibre de ces tensions qu’il s’efforce d’objectiver. S’il y a une rationalité de l’œuvre d’art, elle est dans la pensée consciente des tensions : cette rationalité est interne à l’œuvre proprement dite dont l’ambition la plus haute est de s’imposer non comme représentation mais comme l’invention d’un système spécifique de signes adéquat au moment, ainsi rendu visible, d’un environnement complexe.

Beaucoup trop d’approches esthétiques ne se sont peut-être révélées insuffisantes que parce qu’elles ne concentraient leurs analyses que sur un sous-ensemble des composantes de ce système.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part9) – IDEA online : Guide International des Arts Electroniques

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Oct 072010
 

tags art numérique - 07 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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Je vous avais parlé dernièrement d’Annick Bureaud pour “Leonardo/Olats – l’Observatoire Leonardo pour les Arts et les Techno-Sciences” (voir post du 18 sept. 2010). Aujourd’hui, je vais me servir d’un autre projets qu’elle a dirigé : “IDEA online – Guide International des Arts Electroniques”, ses différentes préfaces et introductions rentrant tout à fait dans cette suite d’articles.

Il faut d’abord savoir que le projet de cette base de données à débuté en 1989, d’abord sous format papier, il a ensuite été mis en ligne en 1996. Autant le dire tout de suite, je ne pense pas qu’il y ait eu une mise à jour globale de l’outil et je suppose que sa base de données à été reprises par/dans d’autres projets. Énormément de contacts ne possèdent aucun lien Web et quand il y en a un, il n’est évidemment plus d’actualité (et pas toujours de redirection). Il n’en reste pas moins que la base de données est consultable et qu’elle témoigne d’un énorme travail et d’une valeur historique certaine.

A noter le glissement de la locution “les arts éléctroniques” vers l'”art éléctronique”  (“les arts numériques” –> l'”art numérique” – voir post précédent) : si les préfaceurs utilisent peu ou pas le singulier, lui préférant un pluriel qui met l’accent sur une multitude de medias, de contenus, de formes et de fonds… Annick Bureaud quant à elle, utilise déjà l’expression “art électronique” (ou technologique).

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Projet IDEA et IDEA online – Préfaces et Introductions

Une si forte croissance …” – Otto Piene
mai 1990 – préface à la première édition papier IDEA, 1991-1992
nunc.com/essai1.htm

On ne peut qu’applaudir à la publication du Guide International des Arts Electroniques et lui souhaiter plein succès d’autant que le répertoire impressionnant de plus de 850 adresses présenté dans ce volume ne va pas sans susciter un certain émerveillement. Aussi diverses que puissent être les institutions recensées et classées, leur nombre à lui seul témoigne d’une mutation profonde des pratiques, que ce soit dans le domaine de l’art, de la recherche ou de la vie elle-même, au moment où nous entrons dans la dernière décennie du vingtième siècle : ces fiançailles de forces longtemps considérées comme s’excluant mutuellement par les puristes de l’art comme par les puristes de la science, ces accordailles des contraires, si souvent rompues, sont maintenant arrivées au seuil du mariage. S’il est exact que le fait de posséder un carnet d’adresses bien rempli tend à favoriser une vie sociale animée il y aura donc une fête de mariage mémorable, en l’an 2000, à l’aube du troisième millénaire où art et technologie seront réunis – ce qui représentera en réalité une fête de remariage, après des siècles de séparation.

Nous étayerons notre propos par une interprétation subjective d’une forte présence : la Tour Eiffel vieille de cent ans, tant redoutée à l’origine par les artistes, est finalement devenue monument poétique à la nuit et à la lumière par le biais d’un art mûr, inspiré et sage de l’éclairage dû à une technologie de pointe (tandis qu’apparemment le télescope Hubble mis en orbite ne semble pour le moment n’être que pure science).

[…]

L’une des théories de l’art du vingtième siècle, aussi contestable qu’elle puisse être, consiste à envisager une évolution où l’art passerait téléologiquement de la fragmentation d’images au balayage d’écran en continu pour aller vers un transport “immatériel” de pixels, c’est à dire une distribution “intemporelle” d’images via une diffusion électronique s’adressant à une multitude “en un rien de temps”. On s’est préoccupé un temps de la méthode et des “phénomènes” -il est temps maintenant de passer aux images.

Quand et où la “création dynamique d’images” a-t-elle commencé ? Avec Muybridge, Balla, Delaunay ? Avec Eggeling, Richter ou Moholy ? Avec “l’art cinétique” ou le “light art” des années 1950 ou 1960 ? Lorsque EAT -Experiment in Art and Technology- fut fondé par Robert Rauschenberg et Billy KlYver et le MIT Center for Advanced Visual Studies par Gyorgy Kepes ? Au moment où, douze ans plus tard, au milieu des années soixante-dix, on déclara que l’art cinétique et vidéo étaient morts ? Fut-ce lorsque Paik et Charlotte Moorman jouérent “TV Bra” ? Lorsque Boulez et Stockhausen créerent la musique électronique ? Ou bien au moment où Sony se mit à apporter son soutien à l’art (suivi par IBM, Digital, Siemens, Thomson) ? Au cours du dernier quart de siècle, quatre médias technologiques sont déjà devenus des “classiques” : vidéo, ordinateur, laser, holographie ; d’autres sont en train de se constituer en champs très larges : l’art environnemental, le sky art/space art, l’art bio-cinétique. La nécessité d’un effort et d’une collaboration intégrés correspond à la fois au besoin fondamental qu’éprouve l’homme de se sentir solidaire et de communiquer et au désir de création qu’attisent le vivant et le vivace. Si nous sommes tous voisins dans ce village global -ou cité cosmique- alors ce livre, qui recense des centres, est un outil imprimé de création de réseaux au service du message poétique. Tout effort en art-science-technologie devra être consacré pendant un moment à la promotion d’une terre plus verte -avec force intelligence et esprit, avec une “vitesse intemporelle”. Le prochain Gesamtkunstwerk tous-médias, toutes-énergies pour un ensemble art-science-technologie sera la “nature” restaurée“.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part8)

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Oct 042010
 

tags art numérique - 04 oct. 2010

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Aujourd’hui, je ferai l’impasse sur le rituel introductif wikipédien. Je compte bien faire avancer cette rubrique à un rythme soutenu dans les prochaines semaines afin de “réduire mon stock” de références. Je garderai donc Wikipédia pour certaines occasions, vu qu’il ne reste que quelques évolutions majeures de l’entrée.

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L’art numérique ?” – Nicolucci (sans référence)
février 2007 – Philonet : La Gazette Philosophique interactive des élèves du Lycée Voltaire
www.voltaire.com.fr/article.php3?id_article=213

Un texte écrit par un lycéen dans le cadre scolaire. Beaucoup de copy-past d’un peu partout, mais un travail non négligeable de “bricollage” fait de réflexions personnelles afin de faire tenir cette mosaïque éparse en un tout qui se tient.

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Peut on vraiment considérer que l’art numérique est un art ?

Une révolution est en marche dans le cycle du temps . Celle de l’art numerique.L’art numérique s’est développé comme genre artistique depuis près de 20 ans et désigne un ensemble varié de catégories de création utilisant les spécificités du langage numérique. Portée par la puissance de calcul de l’ordinateur et le développement d’interfaces électroniques autorisant une interactivité créative entre le sujet humain et l’intelligence logicielle, la création numérique s’est considérablement développée en déclinant des catégories artistiques déjà bien dentifiées. L’expression « art numérique » porte en elle-même le problème de la légitimité de ce nouvel art. Puisque numériser une information, c’est la traduire en nombres, on voit d’emblée surgir la menace :L’art s’il est fondamentalement technique, est-il encore un art ? Se demander si l’art numérique est de l’art, c’est poser la question de sa légitimité, et de ses chances de traverser les siècles.l’art numérique a-t-il une existence propre, une spécificité ? Nous pourrions donc nous demander en quoi l’art numérique s’ancre dans une évolution sociale et culturelle globale, et si son emmergence ne sera qu’ephémère, ou bien encore s’il y arrivra a affirmer sa place dans l’art contemporain.

L’art numérique est art, parce qu’il s’inscrit dans une évolution culturelle et sociale résultant de l’apparition des nouvelles technologies.L’art numérique trouve sa source dans un contexte social et culturel en évolution. Il s’inscrit dans la continuité de la recherche artistique, dans le prolongement de l’histoire de l’art.Il reprend ou prolonge des préoccupations récurrentes de l’histoire de l’art..Même si on atteint avec l’art numérique un degré ultime d’utilisation de la technique, art et technique n’ont jamais été antinomiques, au contraire. L’évolution de l’art et de la technique sont allés de pair, entretenant une relation étroite. Les évolutions techniques ont permis l’émergence de nouvelles formes, et, même si elles ont d’abord été rejetées, elles ont aujourd’hui incontestablement acquis le statut d’œuvres d’art. C’est le cas, entre autres, pour la photographie, le cinéma ou la sérigraphie.Dans le contexte de l’essor des nouvelles technologies et d’Internet, et des modifications que cela entraîne pour la société, l’artiste investit le « cyberespace »,un milieu de communication qui émerge de l’interconnexion mondiale des ordinateurs.il ne s’agit pas ici de dire que la société de demain sera cantonnée à l’Internet et que tout art sera numérique. Mais l’appropriation des opportunités qu’offre Internet par l’artiste s’inscrit dans l’évolution conjoint de l’art et de la société.Ajoutons que l’art numérique emmerge une accessibilté a L’art jamais vu au paravant.En effet, l’oeuvre numérique peut se trouver mémorisée sur toute une variété de supports ou de médias comme les Cd-Roms, les disques dur.Elle peut aussi bien être vue sur un écran que sur une sortie d’imprimante.Elle ne possède pas de corps physique. C’est une suite de chiffres 0 et 1.Cela redéfinit la notion de conservation de l’œuvre.Grace à Internet, l’œuvre numérique affirme son caractère de multiplicité. Chaque internaute qui va par exemple sur un site contemple une version de l’œuvre identique à celle d’un autre. C’est une différence fondamentale par rapport à l’œuvre traditionnelle. La classique opposition original/copie n’a plus lieu d’être puisque tout original est une copie et vice-versa.Ce caractère est révolutionnaire dans la mesure où à terme il va profondément modifier les habitudes artistiques. Cela débouche sur l’idée d’ubiquité de l’œuvre d’art numérique : à terme chaque œuvre sera presque instantanément appréciée par les internautes. L’ensemble de la communauté régira aux œuvres immédiatement. On sera loin du fardeau de l’artiste évoqué par Kandinsky. Une telle esthétique ne peut qu’être en continuelle construction, puisqu’elle est liée en permanence au progrès des technologies de l’information. L’art numérique a d’autant plus importance qu’il est totale , c’est-à-dire qu’il tend vers l’ union de tous les arts dans une seule oeuvre .Quand on imprime le code d’une oeuvre numérique, rien ne distingue l’image, le son, les liens, les consignes de mouvement, de temps ou d’espace. Une fois le code compilé, les différents média sont génétiquement imbriqués, indissociables. L’art numérique apparaît ainsi comme un terreau fertile et légitime d’hybridations..). On peut imaginer cet art total, multimédia, comme un empilement de tous les arts, ou comme une recherche fusionnante à la recherche de son esthétique propre.. Cette recherche de l’art total a une histoire. De nombreux artistes ont chercher à combiner arts plastiques, texte et musique. Certains poètes se sont associés à des peintres pour mêler textes et image. C’est par exemple le cas de Prévert et Miro.Mais c’est l’opéra qui est l’exemple le plus marquant d’art total avant l’art numérique. Ces démarches antérieures montrent que l’art numérique continue le vieux rêve de l’art total, et s’inscrit dans la tradition d’une recherche artistique. L’art numérique est de l’ordre de la performance. Il a une existence potentielle, mais n’existe que lorsqu’il est actualisé, dans l’instant. On peut le rattacher dans ce sens à la tradition théâtrale puisque une pièce de théâtre se fonde sur un texte, mais n’existe vraiment que lorsqu’elle est jouée.Enfin, l’art numérique fait intervenir le jeu. Cette dimension ludique ne dénature pas forcément l’art : l’art contemporain réclame la compréhension des règles du « jeu » par le spectateur. Avant même, les « cadavres exquis » des surréalistes ou la démarche de l’Oulipo renvoyait à cette notion de jeu (Perec : La Disparition, Queneau).L’art numérique est donc art parce qu’il s’inscrit dans la continuité de l’histoire de l’art et des problématiques qui ont animé la recherche artistique avant l’avènement d’Internet.

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artscience labs : Le Laboratoire – Paris

 RESIDENCES, STRUCTURES  Comments Off on artscience labs : Le Laboratoire – Paris
Sep 242010
 

www.lelaboratoire.org

artscience labs : artsciencelabs.org
Le Laboratoire Paris : www.lelaboratoire.org

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Aujourd’hui, ça sera le projet/réseau “artscience labs” que j’ai découvert à l’ouverture de son LabParis en 2007. Cela fait donc pas mal de temps que je suis le projet et la matière est conséquente. C’est un peu très scientifique, très en recherche de comment on pourrait faire pour faire, un peu design gastronomie, un peu jet-set bling bling, sans aide public, très utopiste, ça ne se plaint pas, ça agit et ça s’en donne les moyens : bienvenue dans le rêve de David Edwards, ici il y a de la place pour tout le monde, sauf peut-être pour n’importe qui.

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Introduction

David Edwards : le créateur du projet, dont le parcours est, me semble-t-il, un prérequis

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Réseau “Artscience Labs

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Projet “Le Laboratoire Paris

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Autres projets (je mettrais ici les projets principaux de Artscience Labs, en sachant que chaque laboratoire pourrait être considéré comme un sous-projet qui aurait des sous-projets, mais ça n’est pas aussi simple, il n’y a pas vraiment de hiérarchie et les collaborations sont nombreuses et très “opportunistes”, cela foisonne donc au gré des rencontres et des recherches).

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Autres liens

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Festival Belluard –  Appel à proposition 2011: HOPE – Suisse – deadline le 18 oct. 2010

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Documentation scientifique : Persée, revues.org, érudit… – Web

 DATABASES  Comments Off on Documentation scientifique : Persée, revues.org, érudit… – Web
Sep 222010
 

art & science - Le Monde.fr

Je vous avais présenté Européana il y a une dizaine de jours (post 12 sept. 2010), base de données répertoriant plus de 6 millions de documents de différents formats informatiques. Aujourd’hui, je m’attacherais à la publication scientifique format texte. Je pense que l’article vous donnera quelques portes d’entrées le jour où vous aurez besoin de faire une recherche.

Commençons donc par le commencement : les moteurs de recherches (vous pourrez les retrouver sur le portail www.arts-numériques.info – onglet : Veille Web)

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Si vous avez le titre d’un livre, il est évident qu’un simple moteur de recherche vous fera ressortir les entrées principales, mais si vous devez faire une recherche par mots clés, il est toujours bon de consulter des bases de données de publications. Celles que je vous présente ici vous donneront des documents accessibles la plupart du temps en texte intégral, à la lectures et/ou au téléchargement (version pdf image le plus souvent).

Les liens repris ci-dessous font partie d’un réseaux d’acteurs complémentaires qui partagent une partie de leurs données. Je vous en présenterais d’autres.

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Collections de liens sur les bases de données, revues, thèses, moteurs de recherches…

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Tokyo Wonder Site Aoyama – Creator-in-Residence Calling of the Research Residency Program 2011 – deadline 31 oct. 2010

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Sep 212010
 

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

tags art numérique - 22 sept. 2010

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (5ème version)
oct. 2006 – historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&direction=next&oldid=10729564

Il me paraissait intéressant de mettre la quasi totalité de cette nouvelle version de l’entrée “art numérique” de wikipédia, car elle confirme une approche qui s’est dessinée dans les précédentes versions, celle de décrire par des exemples.

L’art numérique s’est développé comme genre artistique depuis près de 20 ans et désigne un ensemble varié de catégories de création utilisant les spécificités du langage numérique.

Portée par la puissance de calcul de l’ordinateur et le développement d’interfaces électroniques autorisant une interactivité créative entre le sujet humain et l’intelligence logicielle, la création numérique s’est considérablement développée en déclinant des catégories artistiques déjà bien identifiées. Ces catégories comprennent au premier chef les “Environnements interactifs”. Ainsi que Valérie Morignat le rappelle dans l’essai “Environnements virtuels et nouvelles stratégies actantielles” (2003), “le terme d’« environnement » est entré dans le champ des arts au cours des années 60, en pleine période du décloisonnement des catégories artistiques. À l’époque, celui-ci qualifie déjà un milieu englobant et participatif au sein duquel l’expérience perceptive et critique du spectateur est vivement convoquée.” Le spectateur est invité à s’impliquer physiquement dans le processus de création. Dans les environnements interactifs, “truffés de capteurs invisibles qui interprètent les mouvements et la morphologie du spectateur, la sensorialité humaine est immergée dans un monde où elle est sollicitée, interprétée, pour finalement devenir une matrice créative qui informe et régénère l’espace environnant”.

Les environnements de Réalité Virtuelle (RV) ou de Réalité Augmentée (RA), constituent aujourd’hui une catégorie artistique importante de la création numérique. Des artistes comme Christa Sommerer et Laurent Mignonneau les ont rendus particulièrement intéressants à travers des oeuvres de Réalité Augmentée comme “Transplant” ou “Intro Act” qui intègrent dans un même espace plantes réelles, sujets humains, interfaces sensibles (capteurs de mouvements, de lumière, de pression, etc) et programme de vie artificielle. […] Comme se plaisent à le dire Sommerer et Mignonneau eux-mêmes, le biotope virtuel qui se projette sur les écrans de projection et se tranforment en fonction des mouvements des spectateurs ou de leurs interactions avec les plantes expriment « l’expression même des émotions du sujet au contact du virtuel». Aujourd’hui, les designers du groupe Electronic Shadow développent des Réalités Augmentées qui mettent en relation les spectateurs présent dans l’environnement interfacé et les internautes virtuellement connectés à l’oeuvre. […]

Char Davies, avec l’oeuvre de Réalité Virtuelle “Osmose” a renforcé cette nouvelle intégration du spectateur et de ses capacités d’agir au sein du processus de création et de régénération de l’oeuvre. Comme dans les oeuvres de Sommerer et Mignonneau, dans “Osmose”, le corps du spectateur est indispensable à l’oeuvre. Relié à une combinaison de capteurs (data-suit) et à un visio-casque stéréoscopique 3D, le spectateur fait apparaitre un monde virtuel projeté par le système CAVE tout autour de lui et où il pourra évoluer en fonction du rythme de sa respiration.

Au début des années 80, Marc le Bot pensait que l’ordinateur ne pourrait être l’instrument de la création artistique car il n’impliquait pas le corps. Pierre Lévy (Qu’est-ce que le virtuel ?) ou Jean-Louis Boissier (La relation comme forme), à l’appui du développement d’un “art des interfaces” ont démontré que le corps était au contraire particulièrement engagé par les processus de la création numérique (motion-capture, data-gloves, capteurs de mouvement, etc). Diana Domingues ajoutera qu’au-delà de l’interface, il est important “d’insister sur l’importance de la dimension comportementale de l’art interactif, dans laquelle un corps est enclin à ressentir quelque chose qui amplifie sa dimension de monde”.

L’interactivité et la générativité, boucle rétro-active au centre de laquelle ce trouve le sujet humain, sont deux principes fondamentaux du processus de création numérique. Il apparaît très clairement dans des oeuvres où les interfaces jouent un rôle déterminant comme dans “Very nervous System” de l’artiste David Rokeby, mais aussi dans des oeuvres qui ouvrent vers le cinéma digital et la fiction interactive comme celles de Toni Dove (“artificial changellings), de Luc Courchesnes (“landscape One”), ou encore celles du réalisateur et théoricien Jeffrey Shaw (“Scenario2” 2005, “Eavesdrop” 2004).

On citera encore des artistes comme Miwa Yanagi au Japon avec une tendance electro-happeningienne symbolisée par son œuvre “Miwa Yanagi’s Women & elevators”, Eduardo Kac au Brésil avec un style bionique manifesté par “transgenetic animals per Eduardo Kac”, Allen Katona en Europe dans une tendance trans-dimensionelle et son œuvre “Tarot/décathlon métaphysique & Artistique firmato par Allen Katona le Fantôme “, Maurice Benayoun en France avec toute une série de travaux de recherches, Simon Costin au Royaume-Uni dans une tendance liée à l’évolution d’arts périphériques “plus grand publics” comme la fashion ou l’électro-performance, ou David Rokeby aux USA (Very Nervous System)

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RAN/DAN : Réseau Arts Numériques (part 1) – Introduction

 CALLS, DATABASES, FESTIVALS, RESIDENCES, STRUCTURES  Comments Off on RAN/DAN : Réseau Arts Numériques (part 1) – Introduction
Sep 202010
 

www.ran-dan.net

site web : www.ran-dan.net
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Introduction

La première fois que j’ai entendu parler du RAN, c’était en 2009 au “festival des Bains Numériques d’Enghien-les-Bains“. Je faisais une interview de Philippe Baudelot et nous avons digresser. Le souvenir est assez vague, mais je me souviens qu’il m’ait dit que c’était passionnant et complexe… Cela fait plus de 2 mois maintenant que j’ai ouvert ce blog et j’ai essayé tant bien que mal de ne pas m’attaquer de front à ce complexe-là, mais il m’aurait été difficile d’attendre encore avant de présenter le “Réseau Arts Numériques“.

Pour clarifier les choses, le “Réseau Arts Numériques” (RAN) ne représente pas du tout un certain “réseau de facto” des arts dits numériques. Ca n’est qu’un réseau, parmi d’autres réseaux et bien que conséquent, vous n’y retrouverez pas, par exemple, “Ars Electronica“, “Le Cube“, “OneDotZero“, le “Japan Media Arts Festival“, “iMAL“, l'”UPGRADE” … en tous cas, pas aujourd’hui et pas directement (j’y reviendrai).

Le nom choisi m’a d’abord semblé un choix étrange, assez maladroit, très prétentieux, comportant un certain manque de respect vis à vis des autres réseaux ou structures poursuivant des buts communs et surtout, osé face à la “revendication” de l’expression “arts numériques”, qui était plus que jamais remise en cause (voir “qu’est-ce que l’art numérique” et l’article du 4 sept. 2010). Après tout, si personne n’avait choisi “Réseau Arts Numériques” avant cela, ça n’était pas pour rien et surtout pas faute d’y avoir pensé. Mais il me semble aujourd’hui que, bien qu’on utilise presque toujours l’acronyme “RAN” dans les conversations courantes, l’intitulé “Réseau Arts Numériques” était, non seulement un choix judicieux, mais important, nécessaire et intrinsèque au projet :

  • “arts numériques” (le pluriel est important me semble-t-il) : l’expression est arrivé aujourd’hui à un niveau de maturité suffisant. Si on regarde quelques années en arrière, ça n’était pas le cas. Le fait même de la remettre en cause lui a donné une réflexion théorique conséquente, une consistance, un champ, un terrain d’accords possibles, ne serait-ce que sur les désaccords éventuels. Qui plus est, et je l’écris du bout des doigts : que ce soit du côté des autorités subsidiantes ou du public, elle commence doucement à faire signe. Quoi qu’il en soit, son affirmation, qui peut sembler tellement évidente aujourd’hui (surtout après la création du RAN), ne l’était donc pas forcément hier.
  • “réseau arts numériques” : pour dépasser les débats sur l’expression “arts numériques” (tout en permettant de mieux y revenir), il fallait absolument que ce “RAN” soit le reflet d’un “certain réseau des arts dits numériques de facto”, avec toute sa complexité (générée justement par les différences qui existent en son sein). Le nombre de structures était un point non négligeable, ainsi que leurs diversités/spécificités (cultures, géolocalisations, moyens financiers…). S’il a fallu moins de 2 ans et demi pour mettre le réseau en place, beaucoup plus de temps à été nécessaire pour que l’idée de ce réseau soit assez réaliste, pour devenir plus qu’une idée. Tout cela ne pouvait découler que d’un long travail préalable, de réseaux préexistants (conventionnés ou non), de collaborations concrètes…  qui ont généré de nouveaux besoins et certainement quelques “problèmes” à résoudre. Faciliter et pérenniser les échanges, mutualiser les recherches, trouver des moyens financiers pour de nouveaux projets, pour la recherche, avoir accès à des lieux, du matériel, des compétences et des conditions “exceptionnels”…  Pour reprendre un concept que j’aime tout particulièrement, c’était un “kairos” à saisir et découlant du “réseau de facto” dont je parlais plus haut. Le RAN est né d’un ensemble de facteurs qui plaçaient tout simplement la barre “haut”. Vous en trouverez, je pense, la confirmation lorsque j’aborderai dans mon prochain article, les quatre chantiers qu’il a mis en place.

(à suivre)

en attendant…

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

nouvel onglet : “Veille Presse Archives

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Leonardo (part1) – Olats : Observatoire pour les Arts et les Techno-Sciences

 DATABASES, STRUCTURES  Comments Off on Leonardo (part1) – Olats : Observatoire pour les Arts et les Techno-Sciences
Sep 182010
 

Frank J. Malina

site web : www.olats.org
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“Leonardo/Olats” est “la branche française de Leonardo/Isast” (article à venir). Le projet se définit comme un “site de publication … dans le domaine art, science, technologie“. Je ferais rapidement le tour de cette “branche” francophone, qui, bien qu’ayant un intérêt en terme de contenu, se révèle malheureusement assez pauvre et présente une interface datant du “moyen-âge” du Web, ce qui ne facilite pas les choses. Il faut dire que je n’étais jamais revenu sur le site depuis que je l’ai encodé, alors que je passe assez régulièrement sur le site anglophone. Vous comprendrez pourquoi.

Avant de commencer, il serait bon de ne pas oublier que je n’ai pas voulu tenir compte du fait que “Olats” est un projet “qui date” et qui n’a, semble-t-il, pas été mis à jour depuis longtemps. Je l’ai pris, comme c’est mon habitude :  tel quel, à la lueur de ce qui existe et pourrait se faire aujourd’hui.

Mon constat peut donc sembler assez dur, et j’aurais pu prendre un tout autre angle d’attaque : Olats (le site) témoigne d’une réelle volonté de se saisir de l’outil Web à ses presque débuts, d’une volonté de réflexion, de recherche et de partage. J’aurais pu voir ce site comme un bâtiment faisant partie du patrimoine collectif, dans lequel on a beaucoup investit et qu’on laisse aujourd’hui se détériorer petit à petit.

Je voudrais donc, en guise d’introduction, vous proposer un texte, datant de 2004, mais plus que jamais d’actualité : “Modes de survie de l’Internet culturel“, déposé sur le site du magazine “Périphéries” (publié par Mona Chollet et Thomas Lemahieu). Vous pourrez d’ailleurs y retrouver une intervention d’Annick Bureaud, directrice de Leonardo/Olats.

Parenthèses : Il me semblait aussi important de commencer à vous montrer mes outils de travail. Ils sont composés de “bric et de broc” : des services online, des CMS, des logiciels de mind mapping, de statistiques, des bouts de code, ça ressemble à un véritable chantier sans dessus dessous, où je perds beaucoup de temps à tester tout ce qui existe. Vous comprendrez aussi pourquoi je suis parfois intransigeant quand il s’agit de partager des données et surtout de recherche. Mais commençons d’abord par le sujet du jour.

Leonardo/OLATS : “site web ressource de textes de fonds, d’analyses, de repères et de documentation” .

Les projets

  • Pionniers & Précurseurs” : dans le style du DAM (article du 19 juillet) et du compArt daDA (article du 03 septembre), une histoire des arts dits “technologiques” au travers d’une sélection opérée, cette fois, par les membres du Groupe Frieda Ackerman (qui est simplement le “comité scientifique du projet” : une autre sélection, une autre vision ou une autre histoire de l’Histoire). Une présentation sous la forme d’une pauvre liste alphabétique reprenant une trentaine d’entrées et renvoyant à des liens épars (parfois sortant du site ou carrément brisés). Aucun filtre et aucun outils de recherche spécifiques. On a du mal à croire que le projet à été ou est toujours soutenu par l’UQAM, l’Université de Paris IV-Sorbonne, la Fondation Langlois ou la Fondation Rockefeller. Contrairement au “DAM” et à “compArt daDA”, il y a ici (un peu) plus de matière première, mais encore une fois, même google vous donnera plus d’infos.
  • Etudes & Essais” : Un ensemble d’une vingtaine de textes théoriques sans ligne éditorial claire. Ni optimisés pour la lecture à l’écran, ni pour l’impression et pas de téléchargement prévu. Un peu de travail pour les extraire et leurs donner un format standar et/ou référençable n’est pas inutile, car les textes en valent la peine. A noter aussi le projet “Les Basiques“, qui pourrait faire penser à “tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur…” ou la collection “… pour les nuls”. Dommage qu’il n’y ait que 3 textes, c’est un peu court.
  • Repères & Ressources” : une base de données “dictionnaire, guide, sélection d’oeuvres majeures, de sites incontournables, de concepts émergents“… si vous avez le courage de parcourir des listes. Heureusement, il n’y a pas beaucoup de matière et vous aurez vite fait le tour. Aucun outil de recherche évidemment.
  • Fondements Culturels de la Mondialisation : “programme de recherche et d’édition sur la mondialisation dans ses fondements intellectuels et artistiques, historiques et actuels” : encore une fois, le but est de réunir un ensemble de document sur le sujet (internes et externes). Et encore une fois, online, on ne voit pas très bien ce qu’il en ressort puisqu’une simple recherche Internet sur le sujet nous donne une multitude de sources majeures, qui ne sont pas reprises dans la petite dizaine de liens d’Olats.
  • Jasmin est un “réseau d’artistes, de scientifiques, d’ingénieurs et de théoriciens travaillant dans la relation art, science, technologie dans le bassin méditerranéen (Afrique du nord, Proche et Moyen Orient, Balkans et Europe du sud)“. Il possède une liste de diffusion. En activité certaine jusqu’à 2009.
  • Space and The Arts” : qui s’intéresse à l’ “Art Spatial” et qui possède aussi son propre site : www.spacearts.info (dernière new datant de 2006), avec sa base de données d’artistes. A noter aussi, les Workshops Rencontres du 13 avril“.
  • Un outil de recherche général est présent au bas de la page.

Leonardo/Olats sur la toile

Leonardo/Olats networks

Olats est clairement un projet du début des années 2000, dans la lignée de DigiArts. qui le référence d’ailleurs (avec une ancienne adresse). Le site donne l’impression de s’être arrêté avant l’apparition du “web 2.0” et les dates des documents (ou des projets) laissent à penser que son activité à cessé aux alentours de l’année 2008 (bien qu’on puisse encore trouver quelques rares publications ultérieures).

Présenté comme un projet toujours en cours, et surtout lié à  Leonardo/Isast, il me semble pourtant qu’il trouvera tout à fait sa place dans mon prochain “Cimetière des Projets“. Quant à la structure qui soutient le site : je n’ai trouvé aucune réelle actualité sur le Web.

(à suivre)
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flux rss Leornardo Electonic Almanach
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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Atelier-résidence de création participative autour de la MAO et des outils numériques proposé par émaho et Seconde Nature – France – deadline 15 octobre

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UQUAM – NT2 – Nouvelles Technologies Nouvelles Textualités – Textes et oeuvres hypermédiatiques (part 1)

 DATABASES, STRUCTURES  Comments Off on UQUAM – NT2 – Nouvelles Technologies Nouvelles Textualités – Textes et oeuvres hypermédiatiques (part 1)
Sep 142010
 

moebio.com by Bestiario

UQAM – Université du Québec à Montréal : www.uqam.ca
NT2 : nt2.uqam.ca

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La “Web UQAM” est intéressante à plus d’un titre. Je vais commencer par vous la présenter via le “Laboratoire de recherche sur les oeuvres hypermédiatique – NT2“, qui s’est donné comme objectifs de “promouvoir l’étude, la lecture, la création et l’archivage de nouvelles formes de textes et d’oeuvres hypermédiatiques“.

NT2 est un projet universitaire, faisant donc partie d’autres projets, eux-mêmes imbriqués dans d’autres recherches associés à de multiple initiatives qui courent depuis de longue années, etc. il vous sera donc difficile d’en faire le tour rapidement. L’article d’aujourd’hui sera d’ailleurs une série de “prérequis et autres digressions” (non indispensables) pour vous plonger dans ce projet, qui se présente d’ailleurs souvent comme une base de base de données.

De prochains articles donneront un coup de projecteur à quelques initiatives particulièrement riches que l’on peut retrouver sur le site, ou qui y sont associées.

Commençons d’abord par une page web qui présente le NT2 en écrit et en vidéo (quatrième Sommet du DOCAM).

Prérequis (part 1) :

Sur NT2

digressions : sélection de textes sur les arts dits “hypermédiatiques”

Je continuerai sans doute cette liste dans mon prochain article sur le NT2 qui abordera cette fois le site proprement dit.
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flux rss NT2
[rssinpage rssfeed=’http://nt2.uqam.ca/rss.xml’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Appel à participation worshop – The ArtvertiseriMALMedia Facade Festival – Bruxelles
via Nettime.orgregistration deadline le 20 sept. 2010

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