Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe (part 2) – interview Philippe Franck – Transcultures

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Apr 152011
 

Comme dit dans la première partie de cet article, le 3ème workshop du projet MADE sera accueilli par Transcultures Mons et s’ouvrira au public le mardi 19 avril. Plusieurs présentations, débats et tables rondes auront lieu, de 10 heures à 18h à l’auditorium du BAM (Beaux-Arts de Mons) sur la thématique : Quelle mobilité-identité nomade pour les arts numériques en Europe ? et à partir de 20h30 performance et projections au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes).

« Le génie européen n’est pas seulement dans la pluralité et dans le changement, il est dans le dialogue des pluralités qui produit le changement »
Edgar Morin (Penser l’Europe)

La première fois que Philippe Franck, directeur de Transcultures, m’a parlé de MADE, c’était juste avant le premier workshop du projet qui se déroulait quelques jours plus tard, à Londres. Il était comme d’habitude entre un train et un avion et la conversation se tenait à bâtons rompus. Je dois bien avouer que je n’ai pas très bien compris tous les tenants et les aboutissants, surtout que l’on venait de parler d’autres projets internationaux en cours (dont TRACES par ex.) et que ça se mélangeait sérieusement dans ma tête. Ce dont je me souviens par contre, c’est la sensation que Transcultures avait encore passé un cap dans l’élargissement de la périphérie de Mons.

Il vous sera peut-être difficile de saisir exactement l’énorme travail de réseautage de Transcultures sur leur site, puisqu’il est en passe d’être entièrement repensé, mais il suffit de faire une recherche web sur cette seule dernière année, pour voir qu’on y parle pas mal de Mons, mais également de plusieurs endroits en France, en Hongrie, en Angleterre, de Slovénie, Turquie, Hongrie, Espagne, Lituanie, Finlande, Tchécoslovaquie, Allemagne… et d’endroits plus éloignés comme le Canada, la Tunisie, Hong-Kong ou la Corée du Sud.

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Si Transcultures se nomadise toujours plus, le Centre Bruxellois iMAL (qui sera d’ailleurs présent le 19), n’est pas en reste. Bien qu’ancré plus au coeur du pays, “au chaud” dans la capitale, il a lui aussi développé de nombreux partenariats internationaux. Travaillant avec Transcultures pour différents projets, je charrie souvent Philippe sur ses voyages incessants, mais en lui rédigeant ma liste de questions pour MADE, je me suis fait la réflexion qu’avec plusieurs projets Européens menés en parallèle et récurrents, Transcultures aurait bientôt plus de subventions de l’Europe que de la Communauté Française de Belgique. Je me suis alors demandé si l’on pouvait imaginer, à terme, un espèce de “contrat-programme européen” s’étendant sur plusieurs années ? Mais pour commencer, une petite question mise en route :

J.U. : A voir les différents projets internationaux qui se développent , on a parfois l’impression qu’il est plus facile de rencontrer ceux qui sont loin, que de travailler avec ceux qui sont à nos côtés (ce qui veut dire, dans le cas de la Belgique, à une centaine de kilomètres tout au plus) ?

Ph. F. : On peut le penser, d’autant plus en Belgique comme tu dis… Mais il me semble qu’en ce qui nous concerne, les impénitents Transcultures, nous avons toujours essayé de rester non seulement ouverts aux propositions, mais également d’en créer. Mes premières collaborations transculturelles dans les années 90 par exemple, furent avec des structures flamandes. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on est assez centré sur l’international, mais toujours avec le souci de relier, de faire des liens avec ce qui se passe chez nous. Chaque fois que c’est possible, stimuler les créateurs avec ces rencontres précieuses, dans des contextes souvent passionnants .

Jacques Urbanska : Vu son hyper-activité internationale, est-ce que Transcultures pourrait un jour obtenir des subventions européennes “directes”, sur base d’un programme dans lequel elle pourrait développer librement des projets, sans passer à chaque fois par une remise de dossier ?

astéroïde - Valérie Cordy

Philippe Franck : Ca serait souhaitable, mais je ne pense pas que ce soit possible au-delà de 4 ans malheureusement (et encore, dans le cadre de gros projets dont les actions s’étalent de manière internationale. Les aides européennes sont finalement octroyées pour de relatives courtes périodes (1 an, 18 mois, 24 mois comme pour MADE, rarement plus) et les projets ont rarement l’occasion d’avoir une deuxième vie soutenue par le même programme, alors que ça serait très profitable pour ancrer une action plus durablement. Il ne faut pas oublier que, en ce qui concerne les programmes Culture, à chaque euro donné par l’Europe, on doit trouver un autre par nous même et que ce n’est pas facile quand on a déjà une subvention structurelle maigre (comme c’est le cas chez nous). Mais c’est un stimulant évidemment et cela nous permet de proposer, notamment, plus de résidences et de collaborations internationales tout au long de l’année, des publications en fin de processus aussi (ce qui est s’inscrit bien dans notre esprit transculturel qui conçoit toutes ces dimensions comme complémentaires d’un même processus artistique et critique).

J.U. : J’aimerais que tu précises : parce que, outre l’intérêt manifeste des projets européens, je me suis demandé aussi si les structures allaient chercher des budgets à l’Europe, parce qu’elles se sentaient de plus en plus à l’étroit dans leurs propres budgets ? Plus concrètement, Malgré le 50/50 budgétaire imposé par l’Europe, serait-il malgré tout plus “facile” d’avoir des budgets pour organiser un projet international, que de trouver des moyens décents pour entretenir le travail et les collaborations engagés depuis des années au niveau national ?

Ph. F. : Parfois, on peut se le demander, très sincèrement… C’est vrai qu’on se sent à l’étroit au niveau financier pour mener à bien nos missions et nos projets, tant nationaux qu’internationaux d’ailleurs. Nous devons lutter continuellement et sommes le plus souvent sur le fil du rasoir afin de poursuivre les festivals et les différentes actions, même lorsqu’ils sont reconnus à l’international… Il faut souligner que c’est sans doute le lot ici, une petite communauté qui s’ouvre de plus en plus à la création numérique, mais avec beaucoup d’artistes hybrides et de projets intéressants… pour peu de moyens engagés. Il faut donc du courage et de l’opiniâtreté pour ceux qui veulent durer…

J. U. : Sans parler encore de MADE (qui pour moi, est précisément un projet qui met ce genre de questions de côté, ou plutôt qui voit par-delà ou en deça de ces dernières), veux-tu dire que chacun trouve des solutions, des sources de financement pour se donner les “moyens” de créer et que les différentes opportunités européennes vont de plus en plus intégrer notre quotidien ?

Ph. F. : Si je vois, pour ma part, ces sources de financement -nationales et européennes- comme potentiellement complémentaires, elles répondent cependant à des structurations, des politiques et des logiques différentes. Donc, il faut faire attention de ne pas les “plaquer” les unes sur les autres. Et il est aussi important de ne pas entreprendre un projet européen comme une simple extension, avec “plus de moyens”, d’activités qu’une structure entreprend déjà par ailleurs. Chaque projet européen a son cahier des charges, ses objectifs, sa logique, sa vision, ses ressources et ses actions précises : TRACES (Transcultural Research Artist Curator Exchange Series) que nous avons initié avec Irzu (Institut de recherche en art sonore, Slovénie) et Nida Art Colony (Lithuanie) sur la réflexion entre commissaires, critiques et créateurs sur les nouvelles pratiques nomades ; ou Park in progress (coordonné par les Pépinières européennes pour jeunes artistes) autour des échanges européens de résidences artistiques interdisciplinaires de création dans des espaces verts ou M4M (également sur des résidences croisées, aussi avec plusieurs structures membres des Pépinières européennes) et MADE plus particulièrement sur la circulation des arts numériques.

Avant d’enfin parler du projet MADE, j’aimerais faire une dernière parenthèse, car je viens de me rappeler la brochure “La culture en action : Les arts numériques en Communauté française“, et dont les derniers mots laissaient entendre que le rayonnement des structures et artistes en communauté française de Belgique “commençait à dépasser nos frontières”. Je vous invite bien entendu à y jeter un coup d’oeil, mais surtout à relire le premier article “Pour un Plan Marshall de la culture digitale”, écrit par Yves Bernard, directeur d’iMAL et celui de Philippe Franck “Transcultures À la croisée des flux”, qui seront une bonne introduction à la vision d’un projet MADE ancré dans une réalité et des besoins très concrets. La brochure date de 2007, c’était il y a 5 ans à peine et ça n’est finalement pas les “choses qui ont bien changé madame !” qui m’intéressent, mais plutôt celles qui peinent à l’être.

Sleepwind’s levitation - P. Barret

J. U. : Comment est né l’idée du projet MADE ? Plus précisément de quelle succession d’événements découle-t-il ?

Ph. F. : MADE est né de la volonté de 4 acteurs du RAN (Réseau Arts Numériques initié par le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains en 2007 – voir article du 20 sept. 2010). Le CDA d’Enghien-les-Bains (leader du projet, que l’on connaît bien via le dynamisme de son directeur Dominique Roland, son grand festival Le Bains numériques, ses publications liées à ses expositions de qualité mais plus largement sa “connectivité” pour la création numérique à un niveau réellement international), body>data>space (collectif d’artistes, commissaires mêlant les questions du corps, de la ville et des nouveaux dispositifs-interactivités numériques à Londres), boDig (collectif de danseurs, chorégraphes, performers et de chercheurs liés aussi à l’université d’Istanbul) et Transcultures (et son transactivisme partant de Mons vers de multiples points dans le monde) de travailler ensemble sur un projet (trans)européen favorisant la mobilité des arts numériques via des co-résidences, workshops, une co-production d’un projet numérique et la publication, en fin de processus, d’un livre blanc avec une série de recommandations et d’observations concrètes suite à cette expérience d’échanges. A noter que nous avons présenté de facto deux fois le projet MADE à la Commission européenne (programme Culture 2007-2013), qui l’a finalement accepté. Mais entre temps, nous n’avions pas désarmé, notre motivation était toujours vive, car elle venait et vient d’une certaine philosophie, mais aussi de réalités que nous partageons dans nos différences associées.

J.U. : Pour ma veille, je vois passer énormément de projets (ou de projets de projets). A la lecture des différents dossiers, j’ai parfois comme une forte impression de “déjà-vu”. Hum… ça n’est pas exactement ça, j’ai la sensation… que beaucoup se ressemblent, du point de vue des motivations qui en ressortent. C’est à dire (en caricaturant/trollant) : “ensemble, c’est mieux ; la rencontre, c’est super ; l’échange, c’est indispensable…” etc. Pour un projet, j’ai d’ailleurs commencé à faire une collection de ces dossiers, ça pourrait faire, en outre, un bon réservoir ressources de phrases “types” dans lequel on pourrait venir piocher. Plus sérieusement, quel était la nécessité du projet MADE ? Vos motivations singulières ?

Ph. F. : On parle beaucoup aujourd’hui dans le domaine culturelle de “co” ou de “multi tout”, des collaborations de toute sorte dans le domaine de la création numérique. Mais de facto, les projets qui se satisfont de moins en moins d’un seul type soutien ou de compétence, sont encore trop souvent laissés un peu à eux mêmes et il y a finalement peu de suivi du début jusqu’au lendemain de la création. Seuls quelques grands appels à projet et réseaux (parfois pas si ouverts que cela) offrent ce genre d’opportunités aux artistes en Europe. Ca manque encore d’une vraie économie collaborative, alors que de part leur nature, ces oeuvres ont besoin le plus souvent d’un réel échange de compétences, de “tourner” pour se co-développer devant des publics différents et avec des moyens complémentaires. Il s’agissait donc de répondre d’abord à des besoins concrets, non seulement des créateurs, mais aussi des opérateurs-producteurs-diffuseurs de ces pratiques hybrides/numériques. Une sorte de projet pilote, bien géré, qui pourrait se développer en plate-forme et intégrer les enseignements de cette première phase.

J.U. : Si j’ai bien compris, MADE est un laboratoire qui acquiert à chaque workshop, une expérience qu’il réinjecte directement dans l’élaboration du suivant. Pour préciser, puisque tu parles de concret, quels sont les résultats “immédiats” pour les créateurs et acteurs concernés (et je parle là en général, pas seulement ceux qui font partie intégrante du projet) ?

Ph. F. : D’abord, via les workshops et débats organisés dans les différentes villes partenaires, on cherche une pertinence de plus en plus grande des échanges d’expériences, de l’utilité potentielle des rencontres, des réflexions croisées, une meilleure connaissance aussi de la situation française, britannique, turque, belge, très différente les unes des autres, et ce pour tous les participants. Enfin, pour le lauréat de l’appel à projet MADE (qui sera d’ailleurs annoncé ce 19 avril et qui a été élu sur une centaine de propositions reçues d’une dizaine de pays différents), des possibilités d’aides concrètes, une vraie co-production, précédée de 4 résidences de 2 semaines chacune et d’apports de compétences croisées, des diffusions dans les villes impliquées et d’autres.

Mutations of Matter - Roque Rivas et Carlos Franklin

J.U. : Dans quelle lignée, projets similaires, courant… s’inscrit le projet MADE ?

Ph. F. : Je pense que ce projet/plate-forme de coopération européenne, s’inscrit surtout dans l’esprit volontiers “échangiste” (j’aime bien cette notion de “sharism” qui rappelle fortement cette “culture de l’échange” que nous défendions avec d’autres, au début des “Arts et Cultures Electroniques”) et une volonté de collaboration – flexible mais durable – très concrète du RAN (qui croise les enjeux de production artistique, de réflexion mais aussi d’économie et de recherche appliquée pour les arts numériques dans leur diversité mutante). MADE re/pose aussi la question de l’interculturalité et donc de l’identité, à l’heure de l’emploi de technologies numériques souvent similaires.

J.U. : Une réflexion (très personnelle peut-être) que je me suis faite : l’impression que MADE pourrait être pris pour un projet “test” de ce que pourrait proposer le RAN (bien qu’il ait lui-même soumis un appel à projet spécifique). On dirait un RAN dans le RAN, un labo du RAN… Est-ce que le RAN faciliterait/encouragerait ce genre d’initiatives, de mini réseautage en son sein ?

Ph. F. : En complément de ce que je précise ci-dessus, je dirai que MADE n’est clairement pas à confondre avec le RAN. Certes sans le RAN, MADE n’aurait sans doute pas existé, mais MADE est bien circonscrit et ne répond pas à toutes les questions ni à tous les possibles ouverts par ce réseau qui n’arrête pas de s’étendre (et c’est pourquoi nous allons d’ailleurs attendre un peu avant d’intégrer de nouveaux candidats au RAN) et qui nous tient particulièrement à coeur. Donc MADE est un projet autonome, spécifique, né de l’association de membres actifs dans le RAN depuis ses débuts (d’autres projets européens pourraient voir le jour via d’autres membres, ça serait une belle conséquence de ce premier essai) mais des acteurs du RAN y participent et d’autres y sont conviés ponctuellement. Cela nous permet en tout cas d’observer dans un temps donné et sur un certain territoire (avec une thématique concrète et qui peut aussi donner lieu à d’autres développements), comment ça se passe et cela sera utile pour nous les organisateurs, mais pour tous les membres du RAN et aussi d’autres opérateurs des arts numériques, je pense.

Naufrage - Clorinde Durand

J.U. : Que va-t-il rester du projet MADE ? Quelle trace(s) durable(s) compte(nt)-t-il laisser ? Y a-t-il une volonté qu’il devienne pérenne ?

Ph. F. : Oui, d’emblée nous avons défini MADE comme une plate-forme collaborative durable et cette question de la mobilité des arts numériques (ou plus simplement de la création intermédiatique contemporaine) ne se règlera pas en un projet, car il n’y pas de “pattern”. A chaque fois, il faut s’adapter (ce n’est pas un hasard si nous avons collaboré l’année dernière à un autre projet européen, A.D.A.P.T piloté par CIANT-Prague sur la question de l’adaptation, ou de l’adaptabilité des technologiques aux arts performatifs et vice versa), se reconfigurer et trouver d’autres traits d’union pertinents en fonction du projet et des partenaires impliqués. Mais MADE, nous le pensons avec les autres co-organisateurs, peut sans doute apporter des éclairages précieux et son expérience concrète (c’est aussi pour cela que nous avons prévu dès le début la rédaction d’un “livre blanc” commun), pour aider à aller de l’avant pour d’autres opérations transdisciplinaires, transnumériques et transnationales.

J.U. : Un dernier point avant de conclure, au festival VIA, j’ai parlé avec Philippe Baudelot (Digital Performances & Cultures) de l’appel à projets de MADE (ainsi que celui du RAN d’ailleurs). J’ai trouvé ces appels exemplaires. Encore une fois, je vois passer les appels du monde entier sur mon laboratoire de veille, et trop souvent j’ai l’estomac qui se retourne, parce qu’en tant que créateur, j’ai l’impression de lire un torchon pondu en 2 minutes. Ca n’est d’ailleurs souvent pas le cas : il s’agit parfois d’un manque d’expérience ou d’une certaine gêne par rapport à un maigre ou inexistant budget… C’est pourquoi j’ai utilisé le mot exemplaire, car ils peuvent vraiment servir d’exemples à d’autres structures (je les mets d’ailleurs en lien : RANMADE).

Ph. F. : Oui, nous avons travaillé avec mon cher complice Philippe Baudelot (qui a une fonction importante pour MADE, celle de responsable éditorial et qui suit de l’intérieur chaque étape du projet entre et dans les différentes structures/lieux organisateurs). Il a pris beaucoup de soin a proposer un socle solide de cet appel, que nous avons encore peaufiné et discuté ensemble. C’est un texte tenant compte de nos réalités, qui se veut à la fois assez précis et ouvert, en privilégiant la question de la mobilité du projet à tous les étages. Cet appel a aussi bénéficié de nos réflexions sur les différents chantiers du RAN et un premier appel à projet -différent mais qui soulevait aussi de nombreuses questions liées à la co-production aujourd’hui avec ces formes là- lancé par après dans ce grand réseau qui compte maintenant une cinquantaine de membres

J.U. : Je reviens sur Transcultures pour finir. Si l’on regarde la liste actuel de ses partenaires réguliers, la majorité d’entre-eux se situent hors Belgique. Comment Transcultures envisage-t-il sont avenir ? Va-t-elle devenir cette structure nomade ou transnationale citée plus haut ? Quelles sont ses ambitions concernant son ancrage Communauté Française de Belgique, à Bruxelles ou en Flandre ?

Ph. F. : Ce nomadisme est inhérent à l’esprit et au fonctionnement de Transcultures et ce, comme je l’ai dit, depuis nos débuts officiels en 1996 à Bruxelles. Quand j’ai lancé avec quelques amis cette aventure, je revenais de quelques mois de vie intense et de rencontres à New York. Cela a généré des contacts, d’autres voyages (et d’une certaine manière c’est aussi ces expériences à l’étranger qui me/nous donnent l’énergie pour lancer ces projets en Communauté française de Belgique), d’autres complicités et d’autres rencontres de part ce monde, certes globalisant mais qui, en même temps, n’arrête pas de retracer ces frontières. La question a été et reste : comment accorder ces logiques internationalistes, ces formes migratoires et ces visions “indisciplinaires” avec un territoire donné comme base opératoire à l’année, une ville, une communauté, une région et des publics ici… tout ça en évitant les replis et en croisant les volontés, les obligations et les politiques parfois paradoxales. Nous travaillons aussi à sensibiliser nos autorités aux bienfaits de ces échanges entre artistes de notre Communauté et étrangers qui apportent des moyens et une visibilité extrêmement précieux pour qu’ils puissent continuer leur projet et possiblement en vivre. Ce combat positif sans relâche, fait sans doute partie de la beauté et de la difficulté de ce projet qui identifie toujours les différences, pour mieux jeter des ponts entre des cultures, des pratiques, des trajectoires et des personnes.

Comme déjà dit, rendez-vous le 19 avril à Mons. Pour les personnes qui ont besoin d’un covoiturage, je suis sûr qu’il est tout à fait possible de faire une petite demande sur le mur du profil facebook de Transcultures (ou sur celui de l’événement), ou tout simplement par mail.

lab-au

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flux rss du projet MADE
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Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe – Transcultures (part 1) – mardi 19 avril 2011

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Apr 112011
 

Voilà quelques mois que je n’ai pas publié sur ce “Diary” (qui n’en est donc plus un et qui est amené à se transformer bientôt). Je reviendrais en détails sur les différents outils que j’ai mis en place sur www.arts-numeriques.info et www.digitalarti.com (avec la précieuse collaboration de Malo Girod de l’Ain, que je remercie au passage). Je vous parlerai également très vite d’une prochaine conférence que je vais donner dans le cadre du 11e Forum du Numérique et de l’Innovation sociale, le 4 mai 2011 aux REWICS et qui est directement liée à mes différentes recherches.

En attendant, un double article pour mettre l’accent sur ce projet européen, dont j’avais déjà souligné l’appel à projet (voir article du 19 janv 2011) : MADE –> Mobility for Digital Art in Europe.

Je commencerai par un récapitulatif rapide du projet, sous forme de mon habituelle collection de liens, et, à l’occasion de son rendez-vous belge (journée du mardi 19 juin 2010 – voir détails ci-dessous), j’enchaînerai avec un deuxième article qui se basera sur une interview de Philippe Franck, directeur de Transcultures.

MADE : en quelques points

  • type : projet européen soutenu par le Programme Culture – plateforme de coopération durable, projet de recherche, développement, création et diffusion de l’art numérique.
  • but : croiser leurs compétences dans le but de promouvoir la mobilité des artistes en Europe au sein des arts numériques à travers une coopération concrète et soutenue.
  • partenaires :
  • 8 workshops organisés dans les 4 structures, autour du thème « arts numériques et nouveaux vécus esthétiques des espaces »
  • 1 appel à projet européen visant à sélectionner un projet dédié aux arts numériques coproduit par les quatre partenaires de MADE et développé sur 12 mois
  • 1  coproduction  européenne développée  le  temps  de  4  résidences  chez  chaque  partenaire  qui  apporte expertise et savoir‐faire au projet
  • Diffusion en avant‐première européen du projet lauréat à l’issue des 24 mois au centre des arts  d’Enghien‐les‐Bains
  • Site internet dédié au projet MADE avec également une plate‐forme destinée à la communauté internationale des arts numériques
  • Publications de documentation et d’un Livre Blanc au terme du projet retraçant l’expérience de cette coproduction comme un guide européen en matière de création numérique

Made : historique (avril 2011)

  • Workshop 1(Londres – nov. 2010) – Premier workshop et présentation publique du projet.
    • body>data>space s’est attaché a réunit une série d’experts (acteurs culturels et entreprises innovantes) du Royaume Unis afin qu’ils viennent partager leurs expériences avec les membres de MADE. Les deux thèmes de cet atelier ont été la mobilité virtuelle/Telepresence/mondes virtuels et celui des “Médias Façades” et des “écrans urbains”.
    • Parmis les nombreux participants, on pouvait notamment retrouver des nom comme : Dick Davies,  fondateur de Ambient Performance ; l’artiste Michael Takeo Magruder (chercheur au King’s College Visualisation Lab) ; Taylor Nuttall, directeur de la sctructure FOLLY ou encore Mike Stubbs, directeur de FACT.
    • pdf de présentation

MADE MONS, le mardi 19 avril
(au BAM – Beaux Arts Mons, de 10 à 18h – voir carte).

La communication de l’événement a été lancée et vous avez sans doute dû voir passer un mail ou une invitation à être présent à cette journée qui sera ponctuée par des présentations de :

Dominique Roland, (directeur du CDA d’Enghien-les-Bains et du festival des Bains numériques)
Ghislaine Boddington (directrice et fondatrice du body>data>space)
Aylin Kalem (directrice de BoDig, professeur à L’université Bilgi d’Istanbul)
Philippe Baudelot (coordinateur/éditeur de Digital Performances & Cultures et de MADE)
Philippe Franck (directeur de Transcultures qui accueille ce workshop)

Des structures culturelles et des créateurs multimédium viendront également partager leurs expériences et leurs visions autour de cette problématique

le Studio national des arts contemporains du Fresnoy (Fr)
le Manège-Mons (Be)
Mons 2015 Capitale européenne de la culture
ainsi que des artistes multimédia d’horizons divers (Béatrice de Fays, Valérie Cordy, Lab[au])

Je voudrais souligner également la participation d’iMAL (Be) qui viendra présenter un autre projet européen le Media Façades (voir aussi article du 28 juil. 2010).

La deuxième partie se déroulera, à partir de 20h30,  au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes) :

une performance web de Valérie Cordy (un Astéroïde Nomade – création sur les thématiques de MADE@Mons)
une projection de Pascale Barret.
une sélection vidéos numériques du Fresnoy (Clotinde Durand, Carlos Franklin et Roque Rivas).

Après les projections et la performance, le lauréat de l’appel à projet MADE sera annoncé, avec un euro drink.  Le gagnant sera accueilli alors en résidence dans chaque pays co-organisateur, et présenté en fin de processus au Festival Bains Numériques, en juin 2012.

Un très riche programme donc, qu’il serait dommage de louper si on habite en périphérie montoise (avis aux bruxellois francophones, pantouflards par excellence, dont je fais parfois partie d’ailleurs).

Brochure de présentation (cliquez sur full screen pour la lecture)

flux rss du projet MADE
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portail www.arts-numeriques.info : update, onglet structures & festivals, databases, subventions, vjing…

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Jan 192011
 

Boris Muller - Poetry on the Road

site web : www.arts-numeriques.info
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Voici les derniers changements apporté au portail :

  • Pas de changement très visible pour ce premier update, mais :
    • une barre de menus plus compacte
    • des visuels intégrés aux flux (pensez donc à insérer vos visuels dans vos différents flux, c’est simple et cela donne une lecture plus conviviale)
    • intégration de beaucoup plus de sources vidéos
  • onglet structures & festivals : où vous pourrez retrouver “ceux qu’on ne présentent plus”, qui se “retrouvent dans tous les livres”… bref, les incontournables. Le moteur de recherche devrait reprendre bientôt quelques 400 structures/festivals/projets de par le monde.
  • onglet databases : les principales bases de données qui se présentent comme telles, ou qui intègrent différentes plateformes. J’ai retenu une volonté claire de faciliter les recherches et/ou les présentation de résultats. Le moteur de recherche devrait reprendre bientôt une cinquantaine de base de données de par le monde.
  • onglet subventions : il me semblait difficile de ne pas donner quelques pistes des principales subventions francophones. Cela s’enrichira bien entendu avec le temps. Le moteur de recherche spécifique reprendra une cinquantaine de structures.
  • onglet vjing : sans entrer dans les détails d’un “monde en soi” (assez hermétique au premier abord), je reprends ici un focus sur une excellente porte d’entrée dans le monde du vjing (qui je l’espère donnera lieu à une collaboration plus étroite avec le temps). LeCollagiste vj a mis en place depuis des années une série d’outils incontournables du monde des “performeurs vidéo”. Si les milieux dits “arts numériques” et vjing sont restés bien séparés pendant de nombreuses années, on voit maintenant apparaître clairement une plus grande perméabilité, que ce soit au niveau des artistes eux-mêmes ou des festivals qui les présentent. Je trouvais donc normal de ne pas éviter le sujet.
  • onglet sur le web : une veille générale, moins “filtrée”, des exemples de moteurs de recherche visuels, des news…
  • onglet textes et bibliographie : j’ai simplifié l’anthologie sous forme de liste en vous redirigeant vers pearltrees ou netvibes pour une exploration plus visuelle. Une meilleur intégration au portail est prévue prochainement. Une veille bibliographique est mise en place. Le moteur de recherche reprendra bientôt une liste assez exhaustive d’éditeurs spécialisés dans ce genre d’ouvrages, ce qui rendra les recherches et la veille plus aisées.

le petit focus de veille habituel :

  • Rhizome sort une nouvelle version (beta) de son site (et agrandit son équipe au passage – deadlines en janvier et février). Beaucoup plus clair et plus simple, c’est un format assez étroit de style blog qui a été retenu. Le site possède cependant tous les outils d’un portail de type communautaire et a d’ailleurs mis l’accent sur sa communauté grandissante. Ca n’est pas encore facebook (en termes d’outils, on s’entend), mais la plateforme se rapproche ainsi de dancetech, labforculture ou digitalarti… Les plus gros changements apportés vont d’ailleurs dans ce sens : une interaction plus grande et plus souple avec la base de données rhizome, afin de pouvoir créer des espaces personnels  plus riches et mieux documentés. Toutes les entrées de cette base sont maintenant visibles gratuitement pour tout le monde.
    Avec les meilleurs intentions du monde (encore une fois et comme ailleurs), il vous est donc demandé de contribuer : il vous faudra, tant bien que mal, essayer de faire une copie de votre site sur Rhizome afin d’y avoir un espace qui vous mette bien en valeur. C’est le revers de la médaille des sites communautaires : c’est vous qui leurs apportez du contenu et une valeur ajoutée. Le problème étant  bien entendu au niveau du temps que cela vous demande, de l’optimisation des outils que l’on met à votre disposition pour importer vos données. Et dans le cas de Rhizome, ça risque de vous prendre un certain temps (une intégration via flux aurait été plus judicieuse me semble-t-il).
    Ceci mis à part, la structures fournit toujours une masse conséquente de publications et d’informations, une ligne éditoriale sérieuse, une base de données de ressources (sous cotisation de 25 euros l’an) acceptable, une très bonne visibilité… et surtout un travail de recherche et de multiples projets qui dépassent largement le cadre de la seule plateforme Web. Dans ces conditions, il est difficile de bouder son plaisir en parcourant le site au plus de 2500 “art works” répertoriés avec soin et je dirais même “délicatesse”.

  • Je reviens encore une fois sur le premier appel du RAN (deadline le 01 mars). Un appel à projet précis, bien formulé et qui n’hésite pas à être long et détaillé (ce qui est toujours agréable : voir qu’on a pris le temps de réfléchir à la proposition). C’est aussi l’occasion de constater que les choses se mettent en place et que le RAN, ce “déjà-mastodonte”, n’est pas qu’un tissus de bonne intentions téléchargeable en pdf, qui ne servirait que de liens entre les structures qui le composent (ce qui serait déjà, en soi, une bonne chose bien entendu). Le RAN s’adressent donc ici directement aux créateurs, il est plus qu’un réseau, il devient une entité tangible avec qui ils pourront avoir affaire. Dans la foulée, le réseau appose également son logo sur un autre appel à projet, celui du projet MADE (Mobility for Digital Art in Europe – deadline le 24 janvier), à découvrir si ça n’est déjà fait (le texte de l’appel possède les même qualité que celui du RAN).
  • La nouvelle SAT se teste aujourd’hui soir avec le dernier spectacle d’une amie canadienne dont je vous avais déjà parlé : Manon Oligny (voir post du 29 juin 2010). Ces dernières années, son travail de création chorégraphique s’est peu à peu étroitement lié aux “nouvelles technologies” (sans doute le fait d’être chargé de projets à la SAT n’y est pas pour rien). A noter, le léger retard de l’inauguration de la Satosphère. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’art immersif est le slogan clin d’oeil pour ce nouveau dôme permanent dont se dote la Société des Arts Technologique (qui était déjà très bien équipée). Quant au spectacle de Manon Oligny, Icône à vendre, il prendra place jusqu’au 29 janvier : “achetez maintenant !”.
  • en vrac

Réseau NEXT Festival : Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai + Valenciennes

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Réseau NEXT Festival : Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai + Valenciennes
Dec 212010
 

Fabrice Murgia - Chronique d'une ville épuisée

site web : www.nextfestival.eu
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A l’heure où la Belgique est en panne prolongée de gouvernement parce qu’elle ne sait pas comment rester unie tout en ne sachant comment faire pour l’être moins, l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai regroupe la quasi totalité des compétences possibles, facilitant ainsi la concertation, la mise en place de projets ou la résolution de conflits éventuels. C’est de ce cadre, qu’en 2008, est né le projet NEXT : un festival international qui veut prendre le pouls de l’art contemporain.

Il réunit actuellement 5  structures culturelles organisatrices qui élaborent une programmation ambitieuse, internationale et pluridisciplinaire : arts scéniques, arts visuels, musique, conférences… Le projet veut soutenir les artistes dans leur création et porter une attention permanente aux nouvelles formes artistiques. Pour ce faire, il se revendique comme structure de diffusion, mais également de production.

Dans les faits, il est à noter que les arts scéniques (et la musique festive) y tiennent une très grande place et qu’on n’hésite d’ailleurs pas à le présenter comme festival de arts de la scène (ou festival de danse et de théâtre). Même si les “nouvelles technologies” y sont parfois confinées à un rôle de projection vidéo au service d’écritures scéniques plutôt classiques (voir le néanmoins très intéressant spectacle de Fabrice Murgia “Chronique d’une ville épuisée“), c’est du côté de l’installation “Réanimation” de Thierry Fournier, des “Actor” et “DANCER” de Kris Verdonck ou même de “Youdream” du groupe Superamas… qu’il tente de propose une scène “arts numériques”. Certains membres du réseau actuel étant résolument tournés vers les nouveaux médias, il y a fort à parier que d’autres structures semblables se joindront bientôt au réseau.

Je n’ai, pour l’instant, pas vu d’appel à projets, mais j’y reviendrai quand j’explorerai les différentes structures plus intimement liées aux arts numériques.

Thierry Fournier

Plus d’infos

Membres du réseau (organisation + accueil)

flux rss du Phoenix Valenciennes
[rssinpage rssfeed=’http://feeds.feedburner.com/lephenix_valenciennes’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
Hurry up : Appel à Projets DreamShake pour programme courts sur TF1 – deadline 24 déc. 2010
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Focus appels à participations : Dorkbot – CYLAND – Pixelache – Courtisane – Vision'R – Futur en Seine – Arte Laguna – Voies off…

 CALLS  Comments Off on Focus appels à participations : Dorkbot – CYLAND – Pixelache – Courtisane – Vision'R – Futur en Seine – Arte Laguna – Voies off…
Dec 132010
 

Un petit focus, plus ou moins bi-mensuel, sur la veille www.arts-numeriques.info. Aujourd’hui une bonne dizaine d’appels dans le peartrees : workshop, festivals, résidences, prix et projets de traverses… un peu de tout. Survolez les perles et cliquez.

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Le CiTu (part1) : Cybermédia, Interactions, Transdisciplinarité, et Ubiquité – Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire – PARAGRAPHE – LAM – CIREN

 STRUCTURES  Comments Off on Le CiTu (part1) : Cybermédia, Interactions, Transdisciplinarité, et Ubiquité – Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire – PARAGRAPHE – LAM – CIREN
Dec 072010
 

Le blog se met en mode “stand by prolongé”. Trop de travail pour fournir des articles fournis… Ca me permettra néanmoins d’introduire différents réseaux “arts numériques” et d’autres moins spécialisés. Cela me donnera la possibilité de vous présenter un des derniers portails provisoires qui sera consacré à à une veille sur ces dits-réseaux.

M.-L. Cazin - Tarentelle

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CiTu : www.citu.info
LAM : creca.univ-paris1.fr
PARAGRAPHE : paragraphe.info
CIREN : www.ciren.org

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Je vais profiter du  lancement du 2ème Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation, pour vous présenter un des partenaires principaux de cette initiative : le CiTu. S’il est présenté comme une “association” de laboratoires Universitaires (le Paragraphe et le CIREN (Centre interdisciplinaire de recherche sur l’esthétique du numérique) de l’Université Paris 8, et Le LAM (Laboratoire des Arts et des Médias) de l’Université Paris 1, il représente également un réseau beaucoup plus large de structures, d’artistes et de chercheurs.

On peut ainsi retrouver dans son équipe, des noms comme Maurice Benayoun (direction artistique) ; Samuel Bianchini, Grégory Chatonsky (comité de pilotage) ; Jacop Baboni Schilingi, Jean-Pierre Balpe (comité scientifique et artistique)… ainsi que des structures comme l’ESCIN – Ecole Supérieure de Création Interactive Numérique ou incident.net.

Le CiTu considère la recherche comme une forme de création et la création comme une forme de recherche. Ses thématique de recherche s’inscrivent dans une approche expérimentale et pragmatique de la science de l’information et de la communication. S’il soutient et produit divers projets des membres de son équipe, il accueille également des projets extérieurs et crée de nombreux partenariats entre laboratoires de recherches, écoles d’art, associations, entreprises, artistes et chercheurs. Son aide peut comprendre l’accompagnement, le prêt de matériel, le développement, la diffusion…

Pour soumettre un projet, il n’y a pas de procédure “standard” (je n’ai pas vu non plus d’appel à projets directs). Il suffit donc de contacter directement le CiTu et son “comité de pilotage” pour lui soumettre votre projet et voir si ce-dernier rentre dans ses axes de recherche. Un petit coup d’oeil sur les projets soutenus montre surtout le champs étendu des possibles et le niveau d’exigence.

En survolant rapidement les différentes réalisations et collaborations du CiTu, il est facile de voir que la structure a créé un réseau de facto bien plus large, dense et complexe, que celui présenté sous son onglet partenaires et qui n’en reprend que les “nœuds” principaux. Ca sera donc pour mes prochains articles sur le sujet.

Pour une bonne introduction au CiTu, je vous propose la vidéo d’une rencontre MCDate (2009), où Maurice Benayoun, en sa qualité de “directeur”, précise certains points, indispensables à une bonne compréhension de ce qu’il décrit lui-même comme : un projet chaotique, sans lieu et sans statutune simple ligne de programme dans deux laboratoires de recherche (ce qui est très loin de transparaître quand on voit les résultats produits). Je vous laisse découvrir la suite par vous-même, je dirai simplement qu’après avoir vu la vidéo, il est évident que le CiTu tient beaucoup plus d’une certaine “aventure humaine”, d’une volonté de rencontres et de collaborations, que d’une quelconque structure académique figée.

Partenaires du réseau

Pas de flux rss et il vous faudra envoyer un mail (informations-subscribe@citu.info) pour pouvoir vous inscrire à la newsletter (les cordonniers restent apparemment toujours les plus mal chaussés).

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Pixelache network (part1) – PikseliÄHKY – Mal au pixel

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Pixelache network (part1) – PikseliÄHKY – Mal au pixel
Dec 062010
 

Le blog se met en mode “stand by prolongé”. Trop de travail pour fournir des articles fournis… Ca me permettra néanmoins d’introduire différents réseaux “arts numériques” et d’autres moins spécialisés. Cela me donnera la possibilité de vous présenter un des derniers portails provisoires qui sera consacré à à une veille sur ces dits-réseaux.

G. Angelis - M. Sanheira - J. Sirjacq

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site web : network.pixelache.ac
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Le festival finlandais Pixelache a été fondé en 2002 par l’artiste Juha Huuskonen. Depuis lors, il est devenu un réseau s’étendant de Helsinki à Medellín en passant par Istanbul ou encore Bergen et rassemble ainsi un véritable vivier d’acteurs (qui sont par ailleurs très actifs chacun de leur côté).

C’est la traduction de PikseliÄHKY en français (littéralement “mal au pixel”), qui servira de titre à la version parisienne du festival. Le site de Mal au Pixel est toujours hébergé par le Centre des Arts Sensitif (CRASLab, qui vous amènera naturellement vers le projet mains d’oeuvres), mais le festival est apparemment aujourd’hui “réalisé” par Art Kill Art (si page blanche, essayez cette adresse) en association avec d’autres partenaires. J’y reviendrai dans l’article qui y sera consacré (voir la vidéo de la conférence de Mathieu Marguerin -entre-autres directeur du festival- ci-dessous).

Comme tout réseau à ramifications complexes, il n’est pas simple de se faire une rapide vue d’ensemble. Mais là où Pixelache Network se différencie d’autres gros réseaux que j’ai déjà abordé et que j’aborderai prochainement, c’est que l’organisation a pensé à nous fournir un portail de veille en temps réel, clair et simple. Comme pour mes portails de veille, vous pouvez y retrouver les flux rss de chacun des lieux, plus une série de veilles Web qui reflètent automatiquement l’activité du réseau. C’est très facile à mettre en place et très efficace. Bien entendu, on pourrait encore améliorer l’outil (au niveau de la veille, de la recherche, de la personnalisation, de la communauté…), mais si tout le monde proposait, ne serait-ce qu’une base de ce type, l’information circulerait déjà beaucoup plus facilement.

Introduction au réseau Pixelache

Membres du réseau pixelache

flux rss de PikseliÄHKY
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Mutek Network (part 1) – ECAS : Mettre en réseau l'art de demain pour construire le futur – I.C.A.S. : International Cities of Advanced Sound

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Mutek Network (part 1) – ECAS : Mettre en réseau l'art de demain pour construire le futur – I.C.A.S. : International Cities of Advanced Sound
Dec 032010
 

icasnetwork.org

E.C.A.S. : ecas.in
I.C.A.S. : icasnetwork.org

Mutek : www.mutek.org

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Vous avez sans doute remarqué que le blog tourne au ralenti depuis quelques semaine. Ca n’est pas prêt de s’arranger puisque le travail sur le portail, plus mes différents autres projets ne me laissent que très peu pour alimenter le flux. J’essaierai malgré tout, pour les semaines qui viennent, de poursuivre la série d’introductions aux différents réseaux “arts numériques”. Des articles courts, qui à défaut de donner dans le détail, me permettront de mettre place un des derniers portails bac à sable que j’aimerais vous proposer, celui des réseaux. Il me sera également plus facile, par la suite, de faire des articles plus fouillés sur les différents membres des réseaux abordés.

Je vous propose aujourd’hui d’attaquer Mutek. Et comme d’habitude, il me semblait intéressant de commencer loin, pour se rapprocher petit à petit.

E.C.A.S. – Networking Tomorrow’s Art For An Unknown Future/Mettre en réseau l’art de demain pour construire le futur, acronyme de “Europeen Cities of Advanced Sound”, est la branche européenne du réseau I.C.A.S. – International Cities of Advanced Sound. Il sont tous deux étroitement liés au réseau Mutek.

Le site d’ECAS étant encore under construction, les infos sont pour le moment principalement accueillies sur le site de la structure futureverything. En octobre dernier s’est clôturé l’appel à participation pour leur premier projet commun : Festival as Lab. Ce dernier est soutenu par le programme européen Culture 2007-2013 (dont je vous ai d’ailleurs touché un mot hier).

Pour défricher, je vous conseille de commencer par l’à propos du réseau ICAS ; passer ensuite rapidement sur l’historique de Mutek ; vous attarder sur l’article perpectives d’avenir, qui, s’il ne fait que survoler une dizaine d’années de travail et de collaborations, vous donnera malgré tout des premiers éléments de réponses quant à qui à fait quoi où et comment ; et enfin, de finir par l’onglet collaboration de Mutek.

Les membres des réseaux ECAS/ICAS soutiennent donc “la création musicale et sonore la plus pure”, mais aussi “les multiples expressions qui naissent de leur rencontre avec d’autres champs de pratique culturelle”. C’est évidemment ce dernier aspect que j’explorerai dans mes futurs articles.

E.C.A.S. – I.C.A.S. – MUTEK membres (nov. 2010)

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flux rss ICAS network
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flux rss MUTEK
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Les subventions européennes pour la culture : introduction – Union Européene (part2)

 CALLS, Europe, STRUCTURES  Comments Off on Les subventions européennes pour la culture : introduction – Union Européene (part2)
Dec 022010
 

ecjs-culture.blogspot.com

J’avais commencé dans mon article du 12 sept. 2010 à faire un tour d’horizon des “outils européen” mis à notre disposition. Ayant peu de temps aujourd’hui, je ne plongerai pas directement les mains dans le cambouis des subventions, mais je voulais malgré tout survoler quelques pistes menant aux principales subventions européennes pour la Culture. Un article un peu brouillon donc, mais que je compléterai au fil du temps et auquel j’additionnerai des articles plus spécifiques.

A savoir qu’énormément de petites associations locales peuvent vous aider dans les méandres des outils européens, et ce gratuitement. Je ne pourrai pas toutes les répertorier, mais via les quelques unes que je mettrai online dans les mois qui viennent, il vous sera possible d’en trouver d’autres.

  • Le texte du programme Culture 2007-2013 : vous pouvez toujours faire l’économie de l’apprendre par coeur, mais un bon print doublé d’un “marqueur fluo” n’est vraiment pas un luxe.
  • Dans les services online (payant), vous pouvez retrouver welcomeurope.com. Je reste assez sceptique sur l’efficacité de leur moteur de recherche, mais vous êtes sensés pouvoir faire une recherche avancée. Si vous n’êtes pas affiliés, vous ne verrez que l’intitulé des subventions (un copié collé sur google vous donnera en général les compléments d’informations).

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
Hurry up : Projecteurs à vendre.

La société française ETC revend des projecteurs ProjectionDesign F32 qui ont été utilisés 6 mois sur le stand français à Shanghai pour 4400 euros lentille incluse (18.000 euros en prix liste) avec 6 mois de garantie.

Guy Garcia

Directeur – Départements Multimédia & Muséographique
Ligne directe : +33 (0)1 45 15 28 14
Portable : +33 (0)6 85 71 42 95
E-mail :
g.garcia@etclondonparis.com
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Focus appels à participation : Résidences Vidéophonic – Festival portes méditérranéennes – Prix Médiatine 2011 – Arte.TV : Arte Creative – Shared Artist in Residence – Collaboration Grants

 CALLS  Comments Off on Focus appels à participation : Résidences Vidéophonic – Festival portes méditérranéennes – Prix Médiatine 2011 – Arte.TV : Arte Creative – Shared Artist in Residence – Collaboration Grants
Nov 112010
 

Frontiers Game - Lauréat European Cultural Foundation

agrégateur rss : www.arts-numeriques.info/veille/Appels_et_Infos
portail netvibes : www.arts-numeriques.info

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Un petit focus sur quelques appels à participation (ainsi que leurs sources de diffusion) que j’avais envie de mettre en valeur :

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Le carré des Jalles (part1) – Média Cité : Jeudi Multimédias – Bordeaux

 DATABASES, STRUCTURES  Comments Off on Le carré des Jalles (part1) – Média Cité : Jeudi Multimédias – Bordeaux
Nov 102010
 

Julien V3ga - Gravity

carré des jalles : www.carredesjalles.org
media cité : www.medias-cite.org
jeudi multimédias : www.jeudis-multimedias.net

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Les Jeudi Multimédias sont des rendez-vous réguliers et itinérants (territoire aquitain) proposé par la structure Média Cité. Ils proposent un temps de rencontre et d’échanges créateurs/public. Les pratiques accueillies sont évidemment multimédiatiques, ce qui laisse la porte ouvertes à une multitude de praticiens. Pas vraiment d’informations concernant une procédure d’appel à participation.

Ca fait évidemment penser aux Dorkbot ou UPGRADE, et avec un solide programme de workshop, il n’est pas étonnant que les réseaux se soient croisés et se croiseront sans doute encore.

En ce qui concerne Média Cité, la structure organisatrice que je qualifierai d'”ArTIC”, puisant son originalité dans des projets qui touchent aussi bien au sociétal qu’à l'”artistique” (l’un enrichissant l’autre), vous pouvez commencer par l’article “A Bordeaux, le graff se fait multimédia” de poptronics, poursuivre par une interview de Gérald Elbaze, directeur Média Cité et finir avec une autre interview de Gérald Elbaze, vidéo cette fois, dans le cadre du projet Panoramas 2010 sur le MCD blog/DigitalArti.

Pour ce qui est de son site/outil je retiendrai :

  • Stud-I/O – Innovations / Arts / Usages : blog “espace en ligne nourri par l’équipe Média Cité”. Dommage qu’il soit en pause prolongée depuis début 2010.
  • Innovation – Économies créatives : que j’illustrerai par les articles “2Roqs” et « Scénographies de la Connaissance ».
  • artlabo : Un wiki espace commun de travail Pratiques Artistiques & Outils Numériques, dont je vous conseillerai la section HardwarE par exemple.
  • Innovation – la base de données de Média Cité : plus d’une centaine de fiches de projets multimédias. Possibilité d’y inscrire son projet, si vous y trouvez un intérêt bien entendu, en l’état, je ne vois pas très bien, la recherche étant plus que pénible.
  • MonFlux : une WebTV
  • OpenSim : Blog d’informations et de ressources sur la grille OpenSimulator de Médias Cité
  • La foire aux questions MédiaCité : questions à propos d’hébergement, et informations sur Médias Cité

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flux rss Média Cité (en attente de validation)
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flux rss Jeudi Multimédia
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flux rss WebTV MonFlux
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flux rss blog Innovation – Economies Créative
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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Médias-Cité recrute des compétences ! : régisseur(se) multimédia, montage / démontage expositions multimédias, suivi des jeudis multimédias, gestion du parc matériel de prêt, découverte de nouveaux outillages numériques, appui aux résidences multimédias…

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Dorkbot (part2) : INTERACCESS – Electronic Media Arts Center – Toronto

 STRUCTURES  Comments Off on Dorkbot (part2) : INTERACCESS – Electronic Media Arts Center – Toronto
Nov 022010
 

dorkbot toronto : www.dorkbot.org/dorkbottoronto
INTERACCESS : www.interaccess.org

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Continuons donc cette exploration du projet dorkbot (voir post du 12 juil. 2010), qui me donne l’occasion de vous présenter une série de lieux à travers le monde. Aujourd’hui, direction le Canada anglophone.

INTERACCES est un lieu d’exposition, de recherche et de production, de workshops, de conférences et de rencontres… Le centre à été créé en 1983 et propose un studio pour les artistes qui ont ainsi accès à un équipement multimédia digne de ce nom, même si l’infrastructure reste modeste. Le Centre à pour ambition d’explorer les pratiques artistiques liées à l’interactivité, aux réseaux et aux interfaces “physique/virtuel”. Il est dirigé par l’artiste Alex Snukal.

Le projet se tourne vers l’international en s’associant à divers autres structures et projets. Entre autres, le projet dorkbot donc, dont il (co)organise les sessions de Toronto, ce qui rejoint d’ailleurs tout à fait son programme de workshops.

Vu de Bruxelles, INTERACCESS ressemble à bien des égards au Centre bruxellois iMal, dirigé par Yves Bernard : centres modestes par leurs tailles (et surtout budgets alloués), mais dont l’hyperactivité et le réseautage en font des hauts lieux de recherche, de production et d’exposition. Pour des infos news, consulter The AXON blog.

Deux fois par an, INTERACCES lance un appel à projet pour ses différents projets d’exposition. Prochaine deadline : 22 nov. 2010.
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flux rss INTERACCESS news
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Italie : artsmachine.com – DigiCult – Piemonte Share Festival – Festival Ventipertrenta

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Italie : artsmachine.com – DigiCult – Piemonte Share Festival – Festival Ventipertrenta
Oct 292010
 

Sonia Cillari - As an artist, I need to rest

artsmachine : www.artsmachine.com
DigiCult :  www.digicult.it
Piemonte Share Festival : www.toshare.it
Ventipertrenta : ventipertrenta2.wordpress.com

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Petite article pour faire un tour du côté de mes liens italiens.

  • Gianluca Mura est architecte et artiste en nouveaux médias et design. Il est également chercheur dans différentes université (Italie, Portugal, Autriche). Vous trouverez peut-être que  son site “artsmachine” n’est pas vraiment livré avec le mode d’emploi et qu’on en comprend pas toujours le quoi où comment. Il n’a surtout  (pour l’instant) pas de flux rss qui nous tiendrait facilement au courant de ses recherches. Je conseille donc un petit tour du côté des onglets Web references, download et en particulier ArtsMachine Media Lab ou Picubino Project , un petit hard/software dont on aimerait voir plus qu’une simple photo montage.

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  • J’ai déjà cité “DigiCult“, le mag créé et piloté par Marco Mancuso, mais au cas où vous ne l’auriez pas noté, c’est une référence qui se décline en “mag“, “podcast“, et où vous pouvez retrouver les dernières news et appels… A voir également une page “links” claire et bien fournie. A l’instar de “neural.it” ça vous changera de “We Make Money…“, si l’italien ne vous fait pas peur. Le mag possède des articles en anglais.

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  • le “Piemonte Share Festival” est une manifestation dédiée à “la promotion et à la connaissance de l’art et des cultures numériques, au développement de la créativité qui naît des nouvelles possibilités offertes par les nouveaux médias et à l’innovation technologique en général”. Outre son festival et son prix, vous pouvez aussi retrouver l””Action Sharing Competition” dont la deadline est le 30 novembre 2010. Sur son blog, vous pourrez avoir accès aux news de tous ses projets, allez voir, ça vaut le détour.

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Il y a trois ans, j’ai habité en Italie pendant une dizaine de mois. A Bologne, lorsqu’un festival ne faisait pas payer des droits d’inscriptions pour les artistes qui voulaient répondre à son appel, c’était écrit tout en grand sur le formulaire et en lettres capitales s’il vous plaît. Quant à une quelconque rétribution pour le travail des artistes, vous pensez bien qu’on en parlait même pas, il y avait tout au plus un “premier prix” de quelques centaines d’euros. C’était la crise d’avant la crise et “si on attendait d’avoir de l’argent pour faire quelque chose, on ne ferait rien“.

Je suis assez d’accord avec cette façon de voir les choses, sauf quand elle devient la règle et que les organisateurs comptent dessus comme un prérequis. Je dois bien avouer que sur les derniers appels à projets que j’ai reçu d’organisations belges et françaises ces six derniers mois (toutes “catégories” d’art confondues), un grand nombre n’avaient pas de chapitre “budget” dans leur appel ou règlement. Et le pire, c’est que parfois, si on avait le malheur de soulever la question, on risquait de se faire passer pour… Les temps étant durs pour tout le monde, ça n’est pas une question de mauvaise volonté bien évidemment, mais la situation a tendance à engendrer de mauvaises habitudes, d’un côté comme de l’autre. J’y reviendrai.

A ce propos donc, le festival “Ventipertrenta” vous demandera “20 ou 28 euros” (sic) de frais de participation. Son premier et second prix sont de 300 euros, son prix du public, de 50. Pas de section budget dans son application form (deadline fin nov. 2010), ce qui peut paraître normal, puisque le festival (international d’arts numériques) est une exposition de “print” petits formats (20 par 30, d’où le nom). Voilà…. J’espère qu’à ces conditions, ils offrent malgré tout l’objet aux artistes qui ont participé. Je le dis sans cynisme et souhaite vraiment que les prochaines éditions se verront dotées d’un budget, qui fera qu’on ne doive plus se poser ce genre de bêtes questions.

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flux rss général de DigiCult
[rssinpage rssfeed=’http://www.digicult.it/rss2.asp’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

flux rss de Piemonte Share
[rssinpage rssfeed=’http://www.toshare.it/?feed=rss2′ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Revue de veille www.arts-numerique.info : Adrien Mondot – Fête de la science – La quatrième révolution – AIR Spring 2011 – Arduino – Festivals : Conflux et Visiosonic

 BONUS  Comments Off on Revue de veille www.arts-numerique.info : Adrien Mondot – Fête de la science – La quatrième révolution – AIR Spring 2011 – Arduino – Festivals : Conflux et Visiosonic
Oct 102010
 

Festival Visionsonic oct. 2010

site web : www.arts-numeriques.info
sans redirection : netvibes.com/arts-numeriques

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Le semaine qui vient sera consacrée entièrement à deux suites d’articles : les “outils de recherches” et “Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique“. A la fin de la semaine, vous pourrez retrouver un nouvel onglet sur la page de veille : “SearchTools“. Il s’agira d’un lieu où vous pourrez retrouver les outils de recherches et de visualisation de données les plus pertinents en ce qui concerne les arts “numériques” et “multimédiatiques”. Des premiers exemples vous attendent déjà avec les nombreuses recherches d'”Exalabs” (“Constellations“, “Wikifier“, “Chromatik“, “Tweepz“, “Voxalead“…), comme vous pourrez le constater, c’est une des entreprises les plus prolifiques du moment dans ce secteur. Mais il y en a des centaines d’autres (et je n’exagère pas), moins prolifiques mais tout aussi intéressantes.

Pour aujourd’hui donc, une petite revue bimensuelle du portail de veille arts-numeriques.info, présentée sous la formule “tag” habituelle.

  • Magazines – “Adrien Mondot ( X Y Z T ). Installations numériques“. Si vous n’avez pas pu le voir au Cube festival, c’est l’occasion de l’expérimenter à Valence. Ceci dit… y avait-il encore besoin d’en parler, puisque tout le monde l’a déjà fait mille fois ? et que la profusion des “reactables plug and play” permettant de faire “la même chose et mieux garanti sans bug” commence à profusionner ? C’était en gros et pour résumer, la réflexion d’une de mes amie qui revenait du Cube Festival.
    J’ai eu un petit sourire moqueur face à ce qui me semblait être une évidence et j’ai balayé la réflexion en deux phrases (il faut bien avouer que je trouve le parcours et la recherche d’Adrien très captivants). Mais j’y ai repensé…   ça n’est pas une “si bête réflexion”, et si elle se pose déjà depuis un certain temps, il me semble même qu’elle va se poser de plus en plus.
    Ca n’est pas encore très clair dans mon esprit, mais il n’y a qu’à prendre le dernier “Red Bull Off the Planet” (ça n’est qu’un petit exemple), pour voir qu’un certain “art numérique” de type événementiel commence à être extrêmement présent (même dans le cadre d’événements soutenus par les “pouvoirs publics”) , et que si l’art dit numérique interroge le concept d'”art” , il me semble qu’il est intéressant de le voir lui-même remis en question par ce type de productions (voir aussi le déjà-cité “Creators Projects“, encore plus ambigü –> article du 11 sept. 2010). De là à voir naître un mouvement PopArtNum… (certains artistes “numériques” ont depuis pas mal de temps déjà, ouvert des “shop” avec des produit plug and play)… j’y reviendrai.
  • Conferences – “Art et Sciences, figures d’un malentendu” lors de la “Fête de la science” édition 2010. Une conférence du philosophe Jean-Pierre Cometti. Ce “thème” cher à tous les festivals d’arts dits “numériques” (où l’on retrouve toujours au moins une table ronde sur le sujet) est évidement au coeur d’un débat, qui prit sous un certain angle, peut être sans fin, prit sous un autre, n’a pas lieu d’être. L’entre deux laissant la place à des moments passionnants.

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Oct 012010
 

Le blog se met en mode stand by. Trop de travail pour pouvoir écrire des articles fouillés.
Cette pause me permettra de reprendre des liens simples présentés par tags.

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BAC festival - Barcelone

Pour aujourd’hui, ça sera un peu de galerie, un peu de littérature, des blogs, du festival, une structure et des vielles bécanes…

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  • Databases : “Litterature audio.com” : plus de 1400 livres audio gratuits. De quoi faire quelques tests avec des voix.
  • Festivals : “BAC“, le festival d’arts contemporains de Barcelone (Centre “La Santa“), s’intéresse aussi bien à la vidéo, aux installations, au stop motion ou aux “Analogical Textures”… Encore peu de “labellisé” digital interactif numérique ou sonore… mais il me semble que ça n’est pas par manque d’intérêt. Le festival vient de clôturer son appel à projet pour l’édition 2010 et il faudra vous faudra donc attendre jusqu’au mois de juillet 2011 pour le prochain appel (voir les archives des années précédentes sur la page d’accueil).
  • Bonus : “old-computers.com“, un musée de l’ordi personnel et familial. C’est pas le seul endroit, mais si vous chercher des infos, vous pouvez même contacter directement l’équipe, ils prennent un réel plaisir à répondre à vos questions.
  • Documentation : Le blog “artsthree.com” et plus précisément sa rubrique “art digital” qui prend le temps de s’étayer et de fouiller la matière. Une quinzaine d’articles à lire. Dates de parutions : début 2009 à mi 2010, du tout récent. Vous en retrouverez pas mal d’extraits dans la suite “… qu’est-ce que l’art numérique“.
  • Structures : “Virtueel Platform”  veut stimuler et de renforcer l’innovation culturelle, en partageant les connaissances sur l’e-culture afin d’accroître sa visibilité et son champ d’application. Pour ce qui est du portail Web, ça ne sera pas l’exhaustivité (loin de là) et il y a des petits bug de tant à autres,  mais l’outil est pensé et ça se voit, ça se sent et j’espère qu’ils ne vont pas s’arrêter en si bon chemin. Le projet n’est évidemment pas que sur le Web, il coproduit par exemple des rencontres comme la “e-culture-fair“. Liens : Virtueel Platform channel (youtube)

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flux rss artsthree rubrique art digital
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flux rss Virtueel Platform
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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Appel à projets d’exposition – Espace “Les Territoires” – Canada – deadline le 18 oct. 2010

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Sep 252010
 

AIRE Ville Spatiale - The city Dôme géant de Werner Van Dermeersch

La suite d’articles “Le cimetière des projets” vous propose des liens vers des sites dont les projets sont, ou semblent être arrêtés, tout du moins sur le Web. Il peut s’agir d’une pause ou d’un arrêt définitif, acté ou non. Ces lieux sont souvent intéressants pour leur contenu évidemment, mais ils m’intéressent également (et personnellement) pour d’autres raisons : comme traces d’esthétiques Web, d’interfaces de navigation, de codages… aussi pour le “silence” qui semble y régner, les souvenirs qui traînent, leurs différents états de délabrement… On peut souvent y retrouver de grands projets d’avenir, des espérances et un énorme travail préalable… Ce sont des photographies d’un temps qui semble suspendu.

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Projet AIRE : il est tellement difficile de s’y retrouver que j’avais placé ce projet dans mon “cimetière”. De fils en aiguilles, on finit tout de même par se rendre compte que la structure est non seulement active, mais a une actualité assez chargée. Peut-être trop. Il en résulte une série de sites qu’on pourrait croire abandonnés ou en passe de l’être et une communication inadapté ou inexistante.

Le site de la structure-même semble à l’arrêt depuis 2006. Bien qu’un onglet programmation 2009 soit présent, il est inaccessible.

En sept 2009, le projet lance AIRE Ville Spatiale“, un espace sur “second life“. Le site de la “ville” paraît toujours en activité, même si certaines mise à jour laissent à désirer (calendrier vide depuis mai 2010 alors qu’expositions, aucun agenda futur, liens brisés). Si le projet semble en pause, c’est surtout au niveau de la communication interne (blog vide, pas de communauté active, pas d’annonces) et externe qui frisent le zéro (même le profil sur digitalarti semble un vestige).

Il semble que la structure ait choisi Facebook pour communiquer (pour un temps en tous cas, question de facilité sans doute). Le profil facebook de la ville nous donne quelques infos, mais c’est sur le profil de l’aka du créateur Marc Moana (Marc Blieux) que vous trouverez le plus de news “réal time” et notamment son dernier projet “e-cncs“, qui propose “une approche interactive et ludique permettant un accès privilégié aux collections du Centre National du Costume de Scène“… Ouverture le 25 septembre 2010… Bon, ben… c’est aujourd’hui, ça tombe bien : rendez-vous donc à 22h30 sur second life.

Tout ça est donc extrêmement compliqué, mais au final, en creusant un peu, on découvre un projet multiple qui pourrait en intéresser plus d’un.

Digressions : j’ai suivi “ville spatiale” en 2009, cela me renvoyait déjà à une question que l’on a beaucoup posée à l’époque : le déclin (ou le renouveau) de “second life” et qui reste évidemment d’actualité (voir article de france3D). Il est évident que c’est au niveau de la question de l’avatar, d’une corporéité/corporalité virtuelle/augmentée ou du détachement d’un corps physique, des réseaux sociaux… que le débat m’intéresse, plutôt que de la problématique d’un éventuel modèle économique viable. Ceci étant dit, cette dernière découle directement des questions précédentes.

à lire si vous voulez en savoir plus

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transfert.net : “Transfert décryptait l’actualité des nouvelles technologies, proposait un fil info quotidien et une série d’outils de veille. Notre agence, refusant toute publicité, dépendait de ses abonnements” – (01-12-2003)

J’ai remarqué “transfert.net” via ses articles “arts et sciences” et “informatique”. Un bon travail et qui reste à disposition malgré l’arrêt des activités journalière du site.

à lire : “Transfert s’arrête… encore !

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PRESENCE CAPITALE : “Installée dans un réseau international constitué depuis une vingtaine d’années, PRESENCE CAPITALE  créée à l’origine par André LOMBARDO et Franck ANCEL, a pour objectif de développer une réflexion et des évènements transdisciplinaires qui tendent au décloisonnement des pratiques artistiques contemporaines” .

Pas de grandes archives sur le site qui semble s’être arrêté fin 2009. La seule présence qui reste sont les publicités qui continuent à tourner, inlassablement.

A noter un second site “Presence Capitale – Bordeaux” (dernière post : nov. 2007)

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Coope Numerique : Projet de lieux d’accueil et de production.

Tout est prêt, tout est là… sauf que la dernière actualité que l’on puisse trouver “La Coopé-Numérique devrait ouvrir ses portes à la fin de l’année 2009” et que quelques liens commencent à se briser, font que. Le projet étant enthousiasmant, j’ai tenté de joindre les responsables, je n’ai pas eu de retour. Je n’ai trouvé aucune autre information sur le Web.

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inSEEcp – Informal Network of South Est Europeen Culture Portals : comme son nom l’indique. Dernier post en octobre 2009, mais il reste par mal de liens à visiter.

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Hurry up : Opportunity at A.I.R. Vallauris – France – deadline le 01 oct. 2010

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artscience labs : Le Laboratoire – Paris

 RESIDENCES, STRUCTURES  Comments Off on artscience labs : Le Laboratoire – Paris
Sep 242010
 

www.lelaboratoire.org

artscience labs : artsciencelabs.org
Le Laboratoire Paris : www.lelaboratoire.org

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Aujourd’hui, ça sera le projet/réseau “artscience labs” que j’ai découvert à l’ouverture de son LabParis en 2007. Cela fait donc pas mal de temps que je suis le projet et la matière est conséquente. C’est un peu très scientifique, très en recherche de comment on pourrait faire pour faire, un peu design gastronomie, un peu jet-set bling bling, sans aide public, très utopiste, ça ne se plaint pas, ça agit et ça s’en donne les moyens : bienvenue dans le rêve de David Edwards, ici il y a de la place pour tout le monde, sauf peut-être pour n’importe qui.

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Introduction

David Edwards : le créateur du projet, dont le parcours est, me semble-t-il, un prérequis

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Réseau “Artscience Labs

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Projet “Le Laboratoire Paris

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Autres projets (je mettrais ici les projets principaux de Artscience Labs, en sachant que chaque laboratoire pourrait être considéré comme un sous-projet qui aurait des sous-projets, mais ça n’est pas aussi simple, il n’y a pas vraiment de hiérarchie et les collaborations sont nombreuses et très “opportunistes”, cela foisonne donc au gré des rencontres et des recherches).

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Autres liens

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Hurry up : Festival Belluard –  Appel à proposition 2011: HOPE – Suisse – deadline le 18 oct. 2010

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OCTOBRE numérique, Arles – databit.me Festival, Saint Remy de Provence

 FESTIVALS  Comments Off on OCTOBRE numérique, Arles – databit.me Festival, Saint Remy de Provence
Sep 212010
 

rosa menkman @ databit.me

OCTOBRE numérique : www.octobre-numerique.fr
databit.me : www.databit.me

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Pour aujourd’hui, ça sera deux premières et, une fois n’est pas coutume, ça ressemblera peut-être un tant soit peu à de la promo d’actualités.

OCTOBRE numérique” rassemble plusieurs manifestations sous l’intitulé : “Rencontres de la création, de l’innovation et de l’économie“. Un mix de compétitions jeux électronique, de demo party, courts-métrages, animation 3D, création contemporaine multimédia, logiciels libres, livres numériques, réseaux sociaux, forums/débats etc. Sa première édition aura lieu du 1 au 10 octobre 2010.

L’organisateur est la ville d’Arles associée au festival MAIN (main party – voir article du), à l’Art Court Video, à l’École d’enseignement supérieur (spécialisée en infographie 3D) Supinfocom, à l’IUT – Université de Provence, à l’ENSP – Ecole nationale supérieure de la photographie, au PAN – association Pays d’Arles Numérique, au PXL Lan (LAN Party) et à la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles.

Bien que cette première édition ressemble à un collage d’entités qui restent bien distinctes (voir communiqués de presse par exemple), la manifestation se présente également comme un nouveau festival. Ca laisse donc entrevoir de prochaines éditions et peut-être un “OCTOBRE numérique” plus présent et dont le volet artistique sera moins “laissé à d’autres”. Comme cela demandera sans doute des moyens supplémentaires pour renforcer l’équipe central, je souhaite donc un franc succès à cette “first edition”.
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C’est par la liste de diffusion nettime-fr (voir article du 4 sept. 2010) que je viens d’apprendre l’existence du festival/rencontre “databit.me” (voir l’appel à participation). Défini comme “série de rencontres festives autour de la création numérique actuelle“, il aura pour thématique : “l’identité des machines“.

Le site est simple, une photo jpeg qui donne accès au flyers pdf de l’événement. Pas facile d’en savoir plus de ce côté là. Du côté du Web, on arrive au “collectif tntb“, dont la performance “PLAY BIOPOLITIQUE” (David Lepolard, Charlotte Fuillet et Mathilde Alka) est inscrite au programme (à noter le lien vers la PS24VJ, un des projets du VJ Pikilipita, qui s’amuse à détourner consoles et autres smartphones).

Le programme de ce tout petit festival reprendra également : Gijs (dont le site propose quelques liens intéressants), Rosa MenkmanRita Cioffi, Karl Paquemar, Confipop, Janken Popp, Franco Mannar, Corinne Sérapion et Jean-Yves BIRKER (aka UTO).

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Hurry up : Chico.Art.Net 2010 International online exhibition showcases – California State Universtity – Web – deadline le 12 octobre 2010

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RAN/DAN : Réseau Arts Numériques (part 1) – Introduction

 CALLS, DATABASES, FESTIVALS, RESIDENCES, STRUCTURES  Comments Off on RAN/DAN : Réseau Arts Numériques (part 1) – Introduction
Sep 202010
 

www.ran-dan.net

site web : www.ran-dan.net
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Introduction

La première fois que j’ai entendu parler du RAN, c’était en 2009 au “festival des Bains Numériques d’Enghien-les-Bains“. Je faisais une interview de Philippe Baudelot et nous avons digresser. Le souvenir est assez vague, mais je me souviens qu’il m’ait dit que c’était passionnant et complexe… Cela fait plus de 2 mois maintenant que j’ai ouvert ce blog et j’ai essayé tant bien que mal de ne pas m’attaquer de front à ce complexe-là, mais il m’aurait été difficile d’attendre encore avant de présenter le “Réseau Arts Numériques“.

Pour clarifier les choses, le “Réseau Arts Numériques” (RAN) ne représente pas du tout un certain “réseau de facto” des arts dits numériques. Ca n’est qu’un réseau, parmi d’autres réseaux et bien que conséquent, vous n’y retrouverez pas, par exemple, “Ars Electronica“, “Le Cube“, “OneDotZero“, le “Japan Media Arts Festival“, “iMAL“, l'”UPGRADE” … en tous cas, pas aujourd’hui et pas directement (j’y reviendrai).

Le nom choisi m’a d’abord semblé un choix étrange, assez maladroit, très prétentieux, comportant un certain manque de respect vis à vis des autres réseaux ou structures poursuivant des buts communs et surtout, osé face à la “revendication” de l’expression “arts numériques”, qui était plus que jamais remise en cause (voir “qu’est-ce que l’art numérique” et l’article du 4 sept. 2010). Après tout, si personne n’avait choisi “Réseau Arts Numériques” avant cela, ça n’était pas pour rien et surtout pas faute d’y avoir pensé. Mais il me semble aujourd’hui que, bien qu’on utilise presque toujours l’acronyme “RAN” dans les conversations courantes, l’intitulé “Réseau Arts Numériques” était, non seulement un choix judicieux, mais important, nécessaire et intrinsèque au projet :

  • “arts numériques” (le pluriel est important me semble-t-il) : l’expression est arrivé aujourd’hui à un niveau de maturité suffisant. Si on regarde quelques années en arrière, ça n’était pas le cas. Le fait même de la remettre en cause lui a donné une réflexion théorique conséquente, une consistance, un champ, un terrain d’accords possibles, ne serait-ce que sur les désaccords éventuels. Qui plus est, et je l’écris du bout des doigts : que ce soit du côté des autorités subsidiantes ou du public, elle commence doucement à faire signe. Quoi qu’il en soit, son affirmation, qui peut sembler tellement évidente aujourd’hui (surtout après la création du RAN), ne l’était donc pas forcément hier.
  • “réseau arts numériques” : pour dépasser les débats sur l’expression “arts numériques” (tout en permettant de mieux y revenir), il fallait absolument que ce “RAN” soit le reflet d’un “certain réseau des arts dits numériques de facto”, avec toute sa complexité (générée justement par les différences qui existent en son sein). Le nombre de structures était un point non négligeable, ainsi que leurs diversités/spécificités (cultures, géolocalisations, moyens financiers…). S’il a fallu moins de 2 ans et demi pour mettre le réseau en place, beaucoup plus de temps à été nécessaire pour que l’idée de ce réseau soit assez réaliste, pour devenir plus qu’une idée. Tout cela ne pouvait découler que d’un long travail préalable, de réseaux préexistants (conventionnés ou non), de collaborations concrètes…  qui ont généré de nouveaux besoins et certainement quelques “problèmes” à résoudre. Faciliter et pérenniser les échanges, mutualiser les recherches, trouver des moyens financiers pour de nouveaux projets, pour la recherche, avoir accès à des lieux, du matériel, des compétences et des conditions “exceptionnels”…  Pour reprendre un concept que j’aime tout particulièrement, c’était un “kairos” à saisir et découlant du “réseau de facto” dont je parlais plus haut. Le RAN est né d’un ensemble de facteurs qui plaçaient tout simplement la barre “haut”. Vous en trouverez, je pense, la confirmation lorsque j’aborderai dans mon prochain article, les quatre chantiers qu’il a mis en place.

(à suivre)

en attendant…

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nouvel onglet : “Veille Presse Archives

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Festival Longueur d’ondes, les Immédiatiques – Web – Brest

 CALLS, FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Festival Longueur d’ondes, les Immédiatiques – Web – Brest
Sep 092010
 

www.longueur-ondes.fr

site web : www.longueur-ondes.fr
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Hurry up. Voilà une deadline qui intéressera ceux qui ont des projets radiophoniques en vue.

L’association “Longueur d’ondes” est née du projet de la revue “Une larme du Diable” : “floue à tel point qu’une manifestation autour de la radio et de l’écoute naquit en novembre 2003 et que l’idée-de-revue fut mise de côté“. Aujourd’hui, le numéro deux de la revue est annoncé pour décembre 2010 et le festival “Longueur d’ondes”  se prépare pour sa huitième édition. “Remettre à demain ce qu’il est impossible de faire aujourd’hui”, ça porte apparemment ses fruits (ça n’est pas vraiment la procrastination de Mike Wyeld, que je viens par hasard de revoir avec plaisir et que je salue au passage…). J’en reviens donc à cette deadline, fixée pour le 25 septembre : “le prix Longueur d’ondes – Nagra France Audio“.

A noter également : “Les Immédiatiques“, projet de “tables rondes” qui en sont à leur troisième édition.

Autres liens :

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flux rss
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Hurry up : Arteles Residencies 2010/2011 – Arteles – Finlande – deadline le 17 sept. 2010

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Info à faire passer : nod-a (voir article du 25 août 2010) recrute

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Fàcyl – Festival Internacional de las Artes de castilla y leon – Salamanca

 FESTIVALS  Comments Off on Fàcyl – Festival Internacional de las Artes de castilla y leon – Salamanca
Sep 082010
 

www.facyl-festival.com

site web : www.facyl-festival.com
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C’est lors de mes recherches sur le collectif  t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e (voir article du 18 juillet 2010), que j’ai découvert le “Fàcyl Festival“.

S’il se présente  comme un festival où les arts de la scène tiennent la part belle (on peut retrouver des noms comme Roméo Castellucci, Les Mossoux Bonté, Rodrigo Garcia, Heiner Goebbels, Peter Brooks..), son programme a toujours été multidisciplinaires en présentant des installations, de la vidéo, des films, des interventions urbaines, des workshops, des arts sonores… et il a tendance se diversifier de plus en plus. Autant de possibilités à exploiter donc.

Pas encore d’appels à participations, le festival fonctionnant sous forme de curatelle (avec cette année un “Guest Director” : Calixto Bieito). Il vous faudra donc contacter directement l’organisation du festival (La Fundación Siglo) si vous voulez avoir une possibilité de participer. Le festival ayant lieu vers le milieu de l’année, la bonne période est entre juillet et novembre.

liens externes :

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Hurry up : Interactivos? ‘10 BH ‘High End Low Tech – Brésil – deadline le 30 sept. 2010

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CIANT, International Centre for Art and New Technologies – Prague

 CALLS, RESIDENCES, STRUCTURES  Comments Off on CIANT, International Centre for Art and New Technologies – Prague
Sep 062010
 

CIANT : www.ciant.cz
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Je vous propose une présentation du CIANT via l’interview de son curateur Pavel Sedlak. Cela me permet,  par la même occasion, de donner un coup de projecteur sur le travail remarquable de Marlon Barrios Solano, créateur et producteur de DANCE-TECH.NET (projet que je présenterais dans les prochains jours), qui a réalisé l’interview .

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Alors, que peut-on concrètement trouver sur le site ? Je dois dire que c’est assez confus pour l’instant, mais très intéressant, l’activité du Centre étant assez dense.

liens internes

  • la “home page” vous donnera les news principales des activités du Centre, sous forme de blog, l’onglet program est, quant à lui, vide depuis la fin 2008. Une page spécifique “CIANT-blog” existe, mais uniquement en Tchèque.
  • la page “LAB” par laquelle je vous conseille de commencer
  • leur “programme de résidence” indique que le CIANT fait partie du programme MAP (projet des “Pépinières Européennes des Jeunes Artistes“) depuis 2008, c’est donc principalement par là qu’il vous faudra passer.
  • le projet A.D.A.P.T, Advancing Digital Art Performance Techniques, qui explore les relation entre l’art numérique et les performances centrées sur le corps (où l’on peut noter la coordination de “Transcultures“)

liens externes (s’appuyant énormément sur des projets et réseaux européens, le CIANT se révèle extrémement rhizomatique. Le site ne met pas du tout en valeur cette intense activité, vous pouvez la retrouver au travers des quelques liens suivants, dont la plupart feront de toutes façon l’objet d’articles spécifiques).

CIANT

… et bien d’autres encore que je ne manquerai pas de vous soumettre un jour ou l’autre. Comme vous pouvez le voir, CIANT depuis 1998, n’a cessé de tisser des liens, s’appuyant sur des projets européens pour faciliter ses différentes actions et trouver des partenaires.

Le site ne donne (encore une fois : pour l’instant) que peu d’informations sur de possibles collaborations. Le mieux est donc de les contacter directement si vous avez un projet spécifique .
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Hurry up : TPS Reports: Performance Documents – SpaceCamp MicroGallery – USA – deadline le 05 oct. 2010

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