Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe (part 2) – interview Philippe Franck – Transcultures

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Apr 152011
 

Comme dit dans la première partie de cet article, le 3ème workshop du projet MADE sera accueilli par Transcultures Mons et s’ouvrira au public le mardi 19 avril. Plusieurs présentations, débats et tables rondes auront lieu, de 10 heures à 18h à l’auditorium du BAM (Beaux-Arts de Mons) sur la thématique : Quelle mobilité-identité nomade pour les arts numériques en Europe ? et à partir de 20h30 performance et projections au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes).

« Le génie européen n’est pas seulement dans la pluralité et dans le changement, il est dans le dialogue des pluralités qui produit le changement »
Edgar Morin (Penser l’Europe)

La première fois que Philippe Franck, directeur de Transcultures, m’a parlé de MADE, c’était juste avant le premier workshop du projet qui se déroulait quelques jours plus tard, à Londres. Il était comme d’habitude entre un train et un avion et la conversation se tenait à bâtons rompus. Je dois bien avouer que je n’ai pas très bien compris tous les tenants et les aboutissants, surtout que l’on venait de parler d’autres projets internationaux en cours (dont TRACES par ex.) et que ça se mélangeait sérieusement dans ma tête. Ce dont je me souviens par contre, c’est la sensation que Transcultures avait encore passé un cap dans l’élargissement de la périphérie de Mons.

Il vous sera peut-être difficile de saisir exactement l’énorme travail de réseautage de Transcultures sur leur site, puisqu’il est en passe d’être entièrement repensé, mais il suffit de faire une recherche web sur cette seule dernière année, pour voir qu’on y parle pas mal de Mons, mais également de plusieurs endroits en France, en Hongrie, en Angleterre, de Slovénie, Turquie, Hongrie, Espagne, Lituanie, Finlande, Tchécoslovaquie, Allemagne… et d’endroits plus éloignés comme le Canada, la Tunisie, Hong-Kong ou la Corée du Sud.

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Si Transcultures se nomadise toujours plus, le Centre Bruxellois iMAL (qui sera d’ailleurs présent le 19), n’est pas en reste. Bien qu’ancré plus au coeur du pays, “au chaud” dans la capitale, il a lui aussi développé de nombreux partenariats internationaux. Travaillant avec Transcultures pour différents projets, je charrie souvent Philippe sur ses voyages incessants, mais en lui rédigeant ma liste de questions pour MADE, je me suis fait la réflexion qu’avec plusieurs projets Européens menés en parallèle et récurrents, Transcultures aurait bientôt plus de subventions de l’Europe que de la Communauté Française de Belgique. Je me suis alors demandé si l’on pouvait imaginer, à terme, un espèce de “contrat-programme européen” s’étendant sur plusieurs années ? Mais pour commencer, une petite question mise en route :

J.U. : A voir les différents projets internationaux qui se développent , on a parfois l’impression qu’il est plus facile de rencontrer ceux qui sont loin, que de travailler avec ceux qui sont à nos côtés (ce qui veut dire, dans le cas de la Belgique, à une centaine de kilomètres tout au plus) ?

Ph. F. : On peut le penser, d’autant plus en Belgique comme tu dis… Mais il me semble qu’en ce qui nous concerne, les impénitents Transcultures, nous avons toujours essayé de rester non seulement ouverts aux propositions, mais également d’en créer. Mes premières collaborations transculturelles dans les années 90 par exemple, furent avec des structures flamandes. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on est assez centré sur l’international, mais toujours avec le souci de relier, de faire des liens avec ce qui se passe chez nous. Chaque fois que c’est possible, stimuler les créateurs avec ces rencontres précieuses, dans des contextes souvent passionnants .

Jacques Urbanska : Vu son hyper-activité internationale, est-ce que Transcultures pourrait un jour obtenir des subventions européennes “directes”, sur base d’un programme dans lequel elle pourrait développer librement des projets, sans passer à chaque fois par une remise de dossier ?

astéroïde - Valérie Cordy

Philippe Franck : Ca serait souhaitable, mais je ne pense pas que ce soit possible au-delà de 4 ans malheureusement (et encore, dans le cadre de gros projets dont les actions s’étalent de manière internationale. Les aides européennes sont finalement octroyées pour de relatives courtes périodes (1 an, 18 mois, 24 mois comme pour MADE, rarement plus) et les projets ont rarement l’occasion d’avoir une deuxième vie soutenue par le même programme, alors que ça serait très profitable pour ancrer une action plus durablement. Il ne faut pas oublier que, en ce qui concerne les programmes Culture, à chaque euro donné par l’Europe, on doit trouver un autre par nous même et que ce n’est pas facile quand on a déjà une subvention structurelle maigre (comme c’est le cas chez nous). Mais c’est un stimulant évidemment et cela nous permet de proposer, notamment, plus de résidences et de collaborations internationales tout au long de l’année, des publications en fin de processus aussi (ce qui est s’inscrit bien dans notre esprit transculturel qui conçoit toutes ces dimensions comme complémentaires d’un même processus artistique et critique).

J.U. : J’aimerais que tu précises : parce que, outre l’intérêt manifeste des projets européens, je me suis demandé aussi si les structures allaient chercher des budgets à l’Europe, parce qu’elles se sentaient de plus en plus à l’étroit dans leurs propres budgets ? Plus concrètement, Malgré le 50/50 budgétaire imposé par l’Europe, serait-il malgré tout plus “facile” d’avoir des budgets pour organiser un projet international, que de trouver des moyens décents pour entretenir le travail et les collaborations engagés depuis des années au niveau national ?

Ph. F. : Parfois, on peut se le demander, très sincèrement… C’est vrai qu’on se sent à l’étroit au niveau financier pour mener à bien nos missions et nos projets, tant nationaux qu’internationaux d’ailleurs. Nous devons lutter continuellement et sommes le plus souvent sur le fil du rasoir afin de poursuivre les festivals et les différentes actions, même lorsqu’ils sont reconnus à l’international… Il faut souligner que c’est sans doute le lot ici, une petite communauté qui s’ouvre de plus en plus à la création numérique, mais avec beaucoup d’artistes hybrides et de projets intéressants… pour peu de moyens engagés. Il faut donc du courage et de l’opiniâtreté pour ceux qui veulent durer…

J. U. : Sans parler encore de MADE (qui pour moi, est précisément un projet qui met ce genre de questions de côté, ou plutôt qui voit par-delà ou en deça de ces dernières), veux-tu dire que chacun trouve des solutions, des sources de financement pour se donner les “moyens” de créer et que les différentes opportunités européennes vont de plus en plus intégrer notre quotidien ?

Ph. F. : Si je vois, pour ma part, ces sources de financement -nationales et européennes- comme potentiellement complémentaires, elles répondent cependant à des structurations, des politiques et des logiques différentes. Donc, il faut faire attention de ne pas les “plaquer” les unes sur les autres. Et il est aussi important de ne pas entreprendre un projet européen comme une simple extension, avec “plus de moyens”, d’activités qu’une structure entreprend déjà par ailleurs. Chaque projet européen a son cahier des charges, ses objectifs, sa logique, sa vision, ses ressources et ses actions précises : TRACES (Transcultural Research Artist Curator Exchange Series) que nous avons initié avec Irzu (Institut de recherche en art sonore, Slovénie) et Nida Art Colony (Lithuanie) sur la réflexion entre commissaires, critiques et créateurs sur les nouvelles pratiques nomades ; ou Park in progress (coordonné par les Pépinières européennes pour jeunes artistes) autour des échanges européens de résidences artistiques interdisciplinaires de création dans des espaces verts ou M4M (également sur des résidences croisées, aussi avec plusieurs structures membres des Pépinières européennes) et MADE plus particulièrement sur la circulation des arts numériques.

Avant d’enfin parler du projet MADE, j’aimerais faire une dernière parenthèse, car je viens de me rappeler la brochure “La culture en action : Les arts numériques en Communauté française“, et dont les derniers mots laissaient entendre que le rayonnement des structures et artistes en communauté française de Belgique “commençait à dépasser nos frontières”. Je vous invite bien entendu à y jeter un coup d’oeil, mais surtout à relire le premier article “Pour un Plan Marshall de la culture digitale”, écrit par Yves Bernard, directeur d’iMAL et celui de Philippe Franck “Transcultures À la croisée des flux”, qui seront une bonne introduction à la vision d’un projet MADE ancré dans une réalité et des besoins très concrets. La brochure date de 2007, c’était il y a 5 ans à peine et ça n’est finalement pas les “choses qui ont bien changé madame !” qui m’intéressent, mais plutôt celles qui peinent à l’être.

Sleepwind’s levitation - P. Barret

J. U. : Comment est né l’idée du projet MADE ? Plus précisément de quelle succession d’événements découle-t-il ?

Ph. F. : MADE est né de la volonté de 4 acteurs du RAN (Réseau Arts Numériques initié par le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains en 2007 – voir article du 20 sept. 2010). Le CDA d’Enghien-les-Bains (leader du projet, que l’on connaît bien via le dynamisme de son directeur Dominique Roland, son grand festival Le Bains numériques, ses publications liées à ses expositions de qualité mais plus largement sa “connectivité” pour la création numérique à un niveau réellement international), body>data>space (collectif d’artistes, commissaires mêlant les questions du corps, de la ville et des nouveaux dispositifs-interactivités numériques à Londres), boDig (collectif de danseurs, chorégraphes, performers et de chercheurs liés aussi à l’université d’Istanbul) et Transcultures (et son transactivisme partant de Mons vers de multiples points dans le monde) de travailler ensemble sur un projet (trans)européen favorisant la mobilité des arts numériques via des co-résidences, workshops, une co-production d’un projet numérique et la publication, en fin de processus, d’un livre blanc avec une série de recommandations et d’observations concrètes suite à cette expérience d’échanges. A noter que nous avons présenté de facto deux fois le projet MADE à la Commission européenne (programme Culture 2007-2013), qui l’a finalement accepté. Mais entre temps, nous n’avions pas désarmé, notre motivation était toujours vive, car elle venait et vient d’une certaine philosophie, mais aussi de réalités que nous partageons dans nos différences associées.

J.U. : Pour ma veille, je vois passer énormément de projets (ou de projets de projets). A la lecture des différents dossiers, j’ai parfois comme une forte impression de “déjà-vu”. Hum… ça n’est pas exactement ça, j’ai la sensation… que beaucoup se ressemblent, du point de vue des motivations qui en ressortent. C’est à dire (en caricaturant/trollant) : “ensemble, c’est mieux ; la rencontre, c’est super ; l’échange, c’est indispensable…” etc. Pour un projet, j’ai d’ailleurs commencé à faire une collection de ces dossiers, ça pourrait faire, en outre, un bon réservoir ressources de phrases “types” dans lequel on pourrait venir piocher. Plus sérieusement, quel était la nécessité du projet MADE ? Vos motivations singulières ?

Ph. F. : On parle beaucoup aujourd’hui dans le domaine culturelle de “co” ou de “multi tout”, des collaborations de toute sorte dans le domaine de la création numérique. Mais de facto, les projets qui se satisfont de moins en moins d’un seul type soutien ou de compétence, sont encore trop souvent laissés un peu à eux mêmes et il y a finalement peu de suivi du début jusqu’au lendemain de la création. Seuls quelques grands appels à projet et réseaux (parfois pas si ouverts que cela) offrent ce genre d’opportunités aux artistes en Europe. Ca manque encore d’une vraie économie collaborative, alors que de part leur nature, ces oeuvres ont besoin le plus souvent d’un réel échange de compétences, de “tourner” pour se co-développer devant des publics différents et avec des moyens complémentaires. Il s’agissait donc de répondre d’abord à des besoins concrets, non seulement des créateurs, mais aussi des opérateurs-producteurs-diffuseurs de ces pratiques hybrides/numériques. Une sorte de projet pilote, bien géré, qui pourrait se développer en plate-forme et intégrer les enseignements de cette première phase.

J.U. : Si j’ai bien compris, MADE est un laboratoire qui acquiert à chaque workshop, une expérience qu’il réinjecte directement dans l’élaboration du suivant. Pour préciser, puisque tu parles de concret, quels sont les résultats “immédiats” pour les créateurs et acteurs concernés (et je parle là en général, pas seulement ceux qui font partie intégrante du projet) ?

Ph. F. : D’abord, via les workshops et débats organisés dans les différentes villes partenaires, on cherche une pertinence de plus en plus grande des échanges d’expériences, de l’utilité potentielle des rencontres, des réflexions croisées, une meilleure connaissance aussi de la situation française, britannique, turque, belge, très différente les unes des autres, et ce pour tous les participants. Enfin, pour le lauréat de l’appel à projet MADE (qui sera d’ailleurs annoncé ce 19 avril et qui a été élu sur une centaine de propositions reçues d’une dizaine de pays différents), des possibilités d’aides concrètes, une vraie co-production, précédée de 4 résidences de 2 semaines chacune et d’apports de compétences croisées, des diffusions dans les villes impliquées et d’autres.

Mutations of Matter - Roque Rivas et Carlos Franklin

J.U. : Dans quelle lignée, projets similaires, courant… s’inscrit le projet MADE ?

Ph. F. : Je pense que ce projet/plate-forme de coopération européenne, s’inscrit surtout dans l’esprit volontiers “échangiste” (j’aime bien cette notion de “sharism” qui rappelle fortement cette “culture de l’échange” que nous défendions avec d’autres, au début des “Arts et Cultures Electroniques”) et une volonté de collaboration – flexible mais durable – très concrète du RAN (qui croise les enjeux de production artistique, de réflexion mais aussi d’économie et de recherche appliquée pour les arts numériques dans leur diversité mutante). MADE re/pose aussi la question de l’interculturalité et donc de l’identité, à l’heure de l’emploi de technologies numériques souvent similaires.

J.U. : Une réflexion (très personnelle peut-être) que je me suis faite : l’impression que MADE pourrait être pris pour un projet “test” de ce que pourrait proposer le RAN (bien qu’il ait lui-même soumis un appel à projet spécifique). On dirait un RAN dans le RAN, un labo du RAN… Est-ce que le RAN faciliterait/encouragerait ce genre d’initiatives, de mini réseautage en son sein ?

Ph. F. : En complément de ce que je précise ci-dessus, je dirai que MADE n’est clairement pas à confondre avec le RAN. Certes sans le RAN, MADE n’aurait sans doute pas existé, mais MADE est bien circonscrit et ne répond pas à toutes les questions ni à tous les possibles ouverts par ce réseau qui n’arrête pas de s’étendre (et c’est pourquoi nous allons d’ailleurs attendre un peu avant d’intégrer de nouveaux candidats au RAN) et qui nous tient particulièrement à coeur. Donc MADE est un projet autonome, spécifique, né de l’association de membres actifs dans le RAN depuis ses débuts (d’autres projets européens pourraient voir le jour via d’autres membres, ça serait une belle conséquence de ce premier essai) mais des acteurs du RAN y participent et d’autres y sont conviés ponctuellement. Cela nous permet en tout cas d’observer dans un temps donné et sur un certain territoire (avec une thématique concrète et qui peut aussi donner lieu à d’autres développements), comment ça se passe et cela sera utile pour nous les organisateurs, mais pour tous les membres du RAN et aussi d’autres opérateurs des arts numériques, je pense.

Naufrage - Clorinde Durand

J.U. : Que va-t-il rester du projet MADE ? Quelle trace(s) durable(s) compte(nt)-t-il laisser ? Y a-t-il une volonté qu’il devienne pérenne ?

Ph. F. : Oui, d’emblée nous avons défini MADE comme une plate-forme collaborative durable et cette question de la mobilité des arts numériques (ou plus simplement de la création intermédiatique contemporaine) ne se règlera pas en un projet, car il n’y pas de “pattern”. A chaque fois, il faut s’adapter (ce n’est pas un hasard si nous avons collaboré l’année dernière à un autre projet européen, A.D.A.P.T piloté par CIANT-Prague sur la question de l’adaptation, ou de l’adaptabilité des technologiques aux arts performatifs et vice versa), se reconfigurer et trouver d’autres traits d’union pertinents en fonction du projet et des partenaires impliqués. Mais MADE, nous le pensons avec les autres co-organisateurs, peut sans doute apporter des éclairages précieux et son expérience concrète (c’est aussi pour cela que nous avons prévu dès le début la rédaction d’un “livre blanc” commun), pour aider à aller de l’avant pour d’autres opérations transdisciplinaires, transnumériques et transnationales.

J.U. : Un dernier point avant de conclure, au festival VIA, j’ai parlé avec Philippe Baudelot (Digital Performances & Cultures) de l’appel à projets de MADE (ainsi que celui du RAN d’ailleurs). J’ai trouvé ces appels exemplaires. Encore une fois, je vois passer les appels du monde entier sur mon laboratoire de veille, et trop souvent j’ai l’estomac qui se retourne, parce qu’en tant que créateur, j’ai l’impression de lire un torchon pondu en 2 minutes. Ca n’est d’ailleurs souvent pas le cas : il s’agit parfois d’un manque d’expérience ou d’une certaine gêne par rapport à un maigre ou inexistant budget… C’est pourquoi j’ai utilisé le mot exemplaire, car ils peuvent vraiment servir d’exemples à d’autres structures (je les mets d’ailleurs en lien : RANMADE).

Ph. F. : Oui, nous avons travaillé avec mon cher complice Philippe Baudelot (qui a une fonction importante pour MADE, celle de responsable éditorial et qui suit de l’intérieur chaque étape du projet entre et dans les différentes structures/lieux organisateurs). Il a pris beaucoup de soin a proposer un socle solide de cet appel, que nous avons encore peaufiné et discuté ensemble. C’est un texte tenant compte de nos réalités, qui se veut à la fois assez précis et ouvert, en privilégiant la question de la mobilité du projet à tous les étages. Cet appel a aussi bénéficié de nos réflexions sur les différents chantiers du RAN et un premier appel à projet -différent mais qui soulevait aussi de nombreuses questions liées à la co-production aujourd’hui avec ces formes là- lancé par après dans ce grand réseau qui compte maintenant une cinquantaine de membres

J.U. : Je reviens sur Transcultures pour finir. Si l’on regarde la liste actuel de ses partenaires réguliers, la majorité d’entre-eux se situent hors Belgique. Comment Transcultures envisage-t-il sont avenir ? Va-t-elle devenir cette structure nomade ou transnationale citée plus haut ? Quelles sont ses ambitions concernant son ancrage Communauté Française de Belgique, à Bruxelles ou en Flandre ?

Ph. F. : Ce nomadisme est inhérent à l’esprit et au fonctionnement de Transcultures et ce, comme je l’ai dit, depuis nos débuts officiels en 1996 à Bruxelles. Quand j’ai lancé avec quelques amis cette aventure, je revenais de quelques mois de vie intense et de rencontres à New York. Cela a généré des contacts, d’autres voyages (et d’une certaine manière c’est aussi ces expériences à l’étranger qui me/nous donnent l’énergie pour lancer ces projets en Communauté française de Belgique), d’autres complicités et d’autres rencontres de part ce monde, certes globalisant mais qui, en même temps, n’arrête pas de retracer ces frontières. La question a été et reste : comment accorder ces logiques internationalistes, ces formes migratoires et ces visions “indisciplinaires” avec un territoire donné comme base opératoire à l’année, une ville, une communauté, une région et des publics ici… tout ça en évitant les replis et en croisant les volontés, les obligations et les politiques parfois paradoxales. Nous travaillons aussi à sensibiliser nos autorités aux bienfaits de ces échanges entre artistes de notre Communauté et étrangers qui apportent des moyens et une visibilité extrêmement précieux pour qu’ils puissent continuer leur projet et possiblement en vivre. Ce combat positif sans relâche, fait sans doute partie de la beauté et de la difficulté de ce projet qui identifie toujours les différences, pour mieux jeter des ponts entre des cultures, des pratiques, des trajectoires et des personnes.

Comme déjà dit, rendez-vous le 19 avril à Mons. Pour les personnes qui ont besoin d’un covoiturage, je suis sûr qu’il est tout à fait possible de faire une petite demande sur le mur du profil facebook de Transcultures (ou sur celui de l’événement), ou tout simplement par mail.

lab-au

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flux rss du projet MADE
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Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe – Transcultures (part 1) – mardi 19 avril 2011

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Apr 112011
 

Voilà quelques mois que je n’ai pas publié sur ce “Diary” (qui n’en est donc plus un et qui est amené à se transformer bientôt). Je reviendrais en détails sur les différents outils que j’ai mis en place sur www.arts-numeriques.info et www.digitalarti.com (avec la précieuse collaboration de Malo Girod de l’Ain, que je remercie au passage). Je vous parlerai également très vite d’une prochaine conférence que je vais donner dans le cadre du 11e Forum du Numérique et de l’Innovation sociale, le 4 mai 2011 aux REWICS et qui est directement liée à mes différentes recherches.

En attendant, un double article pour mettre l’accent sur ce projet européen, dont j’avais déjà souligné l’appel à projet (voir article du 19 janv 2011) : MADE –> Mobility for Digital Art in Europe.

Je commencerai par un récapitulatif rapide du projet, sous forme de mon habituelle collection de liens, et, à l’occasion de son rendez-vous belge (journée du mardi 19 juin 2010 – voir détails ci-dessous), j’enchaînerai avec un deuxième article qui se basera sur une interview de Philippe Franck, directeur de Transcultures.

MADE : en quelques points

  • type : projet européen soutenu par le Programme Culture – plateforme de coopération durable, projet de recherche, développement, création et diffusion de l’art numérique.
  • but : croiser leurs compétences dans le but de promouvoir la mobilité des artistes en Europe au sein des arts numériques à travers une coopération concrète et soutenue.
  • partenaires :
  • 8 workshops organisés dans les 4 structures, autour du thème « arts numériques et nouveaux vécus esthétiques des espaces »
  • 1 appel à projet européen visant à sélectionner un projet dédié aux arts numériques coproduit par les quatre partenaires de MADE et développé sur 12 mois
  • 1  coproduction  européenne développée  le  temps  de  4  résidences  chez  chaque  partenaire  qui  apporte expertise et savoir‐faire au projet
  • Diffusion en avant‐première européen du projet lauréat à l’issue des 24 mois au centre des arts  d’Enghien‐les‐Bains
  • Site internet dédié au projet MADE avec également une plate‐forme destinée à la communauté internationale des arts numériques
  • Publications de documentation et d’un Livre Blanc au terme du projet retraçant l’expérience de cette coproduction comme un guide européen en matière de création numérique

Made : historique (avril 2011)

  • Workshop 1(Londres – nov. 2010) – Premier workshop et présentation publique du projet.
    • body>data>space s’est attaché a réunit une série d’experts (acteurs culturels et entreprises innovantes) du Royaume Unis afin qu’ils viennent partager leurs expériences avec les membres de MADE. Les deux thèmes de cet atelier ont été la mobilité virtuelle/Telepresence/mondes virtuels et celui des “Médias Façades” et des “écrans urbains”.
    • Parmis les nombreux participants, on pouvait notamment retrouver des nom comme : Dick Davies,  fondateur de Ambient Performance ; l’artiste Michael Takeo Magruder (chercheur au King’s College Visualisation Lab) ; Taylor Nuttall, directeur de la sctructure FOLLY ou encore Mike Stubbs, directeur de FACT.
    • pdf de présentation

MADE MONS, le mardi 19 avril
(au BAM – Beaux Arts Mons, de 10 à 18h – voir carte).

La communication de l’événement a été lancée et vous avez sans doute dû voir passer un mail ou une invitation à être présent à cette journée qui sera ponctuée par des présentations de :

Dominique Roland, (directeur du CDA d’Enghien-les-Bains et du festival des Bains numériques)
Ghislaine Boddington (directrice et fondatrice du body>data>space)
Aylin Kalem (directrice de BoDig, professeur à L’université Bilgi d’Istanbul)
Philippe Baudelot (coordinateur/éditeur de Digital Performances & Cultures et de MADE)
Philippe Franck (directeur de Transcultures qui accueille ce workshop)

Des structures culturelles et des créateurs multimédium viendront également partager leurs expériences et leurs visions autour de cette problématique

le Studio national des arts contemporains du Fresnoy (Fr)
le Manège-Mons (Be)
Mons 2015 Capitale européenne de la culture
ainsi que des artistes multimédia d’horizons divers (Béatrice de Fays, Valérie Cordy, Lab[au])

Je voudrais souligner également la participation d’iMAL (Be) qui viendra présenter un autre projet européen le Media Façades (voir aussi article du 28 juil. 2010).

La deuxième partie se déroulera, à partir de 20h30,  au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes) :

une performance web de Valérie Cordy (un Astéroïde Nomade – création sur les thématiques de MADE@Mons)
une projection de Pascale Barret.
une sélection vidéos numériques du Fresnoy (Clotinde Durand, Carlos Franklin et Roque Rivas).

Après les projections et la performance, le lauréat de l’appel à projet MADE sera annoncé, avec un euro drink.  Le gagnant sera accueilli alors en résidence dans chaque pays co-organisateur, et présenté en fin de processus au Festival Bains Numériques, en juin 2012.

Un très riche programme donc, qu’il serait dommage de louper si on habite en périphérie montoise (avis aux bruxellois francophones, pantouflards par excellence, dont je fais parfois partie d’ailleurs).

Brochure de présentation (cliquez sur full screen pour la lecture)

flux rss du projet MADE
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Dec 122010
 

Emotiv EPOC

site web : www.emotiv.com
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En juin 2010, j’ai reçu une subvention de conception de la CWFB pour une performance/installation interactive utilisant un casque neuronal Emotiv EPOC. Cela faisait 5 ans que je suivais le projet de cet hardware, j’avais fait quelques tests rapides à plusieurs reprises, mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de le tester réellement. J’ai reçu le casque il y a quelques mois, mais je dois bien avouer que je n’ai pas encore eu le temps de commencer le travail sur la performance. J’ai cependant pris contact avec Axel Cleeremans du Consciousness, Cognition & Computation Group de l’Université Libre de Bruxelles et ai débuté une série de tests avec le NumediArt Insti­tute for New Media Art Tech­nol­ogy de l’Université de Mons. Outre ces premiers tests sur l’hard/software, nous travaillons actuellement sur l’élaboration d’algorithmes qui me permettraient d’utiliser certains “états émotionnels” pour piloter mon installation.

La société Emotiv nous présente son hardware comme un “système haute fidélité d’acquisition encéphalographique“, doublé de softwares riches en algorithmes qui seraient capables de “déplier le cortex afin de cartographier précisément les signaux électriques émis par notre cerveaux“. Cerise sur le gâteau, vous n’aurez pas besoin d’installer plusieurs dizaine de capteurs filaires, pas besoins de vous tondre les cheveux ou d’appliquer un gel conducteur : le casque est de style “plug and play”, sans fil, doté de 16 électrodes, d’un gyroscope, il est très léger et facile à installer… et cerise sur la cerise, à la place de débourser quelques milliers d’euros, il ne vous en coûtera que 299 dollars (hors software/frais de port). Pour une présentation complète, je vous conseille de regarder la conférence TED où vous pourrez retrouver la ligne de communication habituelle de la société. Si vous regardez cette autre vidéo (sur l’emotivsystems youtube), vous verrez qu’on y parle de trois types de “détections” : expressive, émotive, cognitives. La première s’attache aux différentes expressions faciales, la deuxième serait capable de détecter nos “émotions” et de pouvoir ainsi régler automatiquement les couleurs d’un jeu vidéo, ou le volume sonore d’une bande son par exemple, la troisième devrait pouvoir nous permettre de déplacer un objet virtuel rien qu’en y pensant.

Même avec une bonne recherche Web, on se rend très vite compte qu’il y a assez peu de matière sur le sujet et que cela se résume souvent à des articles de type publicitaire, finalement assez flous. Contrairement à ce que semble dire le titre de l’article de studio.medias-cite.org : Les artistes s’emparent de l’Emotiv Epoc, je n’ai pour ma part que très peu d’exemple de projets utilisant des casques neuronaux, encore moins l’EPOC en particulier (voir ci-dessous). Qu’en est-il donc vraiment des possibilités que nous offre Emotiv ? Je ne vais pas me lancer dans une analyse en profondeur, mais comme d’habitude, je vais essayer de donner quelques bonnes pistes pour appréhender le sujet. Commençons donc par le début.

Acquisition du matériel

Inscrivez-vous sur le site. Si le site vous indique une rupture de stock, envoyer un mail pour demander confirmation, il arrive souvent que ça ne soit, en fait, pas le cas.

La société ayant des “virtual assistants”, je vous déconseille vivement le “chat” mis en place, si vous aurez très vite quelqu’un à l’autre bout, vous risquer de devoir lui expliquer en long et en large qui il est, et ce qu’il est censé faire. Les échanges mail peuvent parfois aussi friser l’absurde : j’ai personnellement passé plus d’un mois d’une correspondance riche et intense afin de simplement essayer d’effectuer le paiement via paypal.

Unstable Empathy - Mattia Casalegno

A savoir donc : comme indiqué, vous pouvez passer par paypal (et je vous le conseille fortement). Comme ils n’ont pas (encore) mis en place une procédure automatisée, demandez leurs de vous envoyer le formulaire adéquat et payez ensuite directement via votre compte paypal. Je vous recommande d’ouvrir un compte au même nom (même adresse mail) que le nom de votre compte paypal, sinon ça risque de vous poser des problèmes supplémentaires.

Pour ce qui est des logiciels, il est évident que le kit développeur est celui qui vous permettra d’utiliser toutes les possibilités qu’Emotiv proposent. Cependant “je me suis laissé dire” par mon ami google realtime que de jolis hack existaient, et que, si ce sont les données transmises par les capteurs qui vous intéressent, il y a bien entendu moyen de se débrouiller sans ce kit (qui vous coutera tout de même près de 500 dollars supplémentaires). Les logiciels seront a télécharger via votre compte. Les clés vous seront transmises par message personnel peu après confirmation de votre achat.

Après cette première étape, c’est l’attente… elle peut durer de 1 à 2 mois : ne pas paniquer, ne pas lire le forum Emotiv pour ne pas paniquer etc… Votre matériel devrait arriver sans problème (directement d’un pays lointain où rien que l’idée du concept des charges sociales sont passibles d’emprisonnement à vie).

Je suis plutôt habitué à acheté sur Internet, mais vous l’aurez compris, la procédure en ce qui me concerne était plutôt pénible (et apparemment je ne suis pas le seul, c’est pourquoi je souligne). Ceci dit, à part quelques incompréhensions frisant le surréalisme et un shipping assez long, plus de peur que de mal.

Introduction à l’émotiv EPOC : le casque

Installation des logiciels (Windows only). Charge du casque via usb. Installation des capteurs sur le casque. Humidification des tampons des capteurs avec une solution type “lentille de contact”. Connexion du casque via un récepteur clé usb. Pose du casque… quelques ajustements font passer tous les capteurs repris sur l’écran, du rouge au vert. Cela fonctionne. On ne sait pas encore très bien ce qui fonctionne, mais des données arrivent bien au logiciel.

Le casque en lui même est bien pensé et bien fini. Il est léger, pas trop désagréable à porter, discret, l’installation est très très simple.

Quelques remarques après usage :

  • le port du casque est assez désagréable passé la demi-heure
  • il faut réhumidifier les capteurs au bout de 45 minutes
  • la solution humidifiante a tendance à solidifier les tapons des capteurs et à ronger finalement ces derniers. Après quelques temps, il vous faudra les remplacer. Des boites de capteurs de rechanges sont prévues (79,95 dollars).
  • La connexion sans fil se coupe parfois (je dois faire des tests supplémentaires et également voir le type de connexion utilisée, j’en reparlerai).
  • Si le placement du casque est très simple (c’est à dire que le logiciel fait très vite passer les différents capteurs au vert, j’ai remarqué que les zones de réception sont assez grandes et qu’il peut y avoir à l’intérieur de ces fourchettes assez larges, une zone “idéale” à trouver. Il vous faudra ensuite toujours essayer de retrouver ce même positionnement, ce qui n’est finalement pas très évident, mais indispensable si l’on veut une plus grande précision.
  • Il est évident que même si l’on ne doit pas raser les endroits de contacts, une tête chauve vous donnera une plus grande facilité d’utilisation et de bien meilleurs résultats.

Pour plus d’informations sur la prise en main, je vous conseille l’Emotiv Beta EPOC Hardware Setup et le manuel Emotiv Software Development Kit

Dans mon prochain article sur le sujet, j’approfondirai l’hardware avec quelques remarques plus techniques et je me pencherai surtout sur ces fameux trois niveaux de détection vantés par Emotiv : expressions, émotions, cognition. Si vous en doutiez, je peux déjà vous dire que, s’il n’y a pas vraiment “tromperie” sur la marchandise, il y a peut-être plusieurs malentendus sur les capacités réelles des différentes technologies Emotiv. Malentendus soigneusement entretenus par une communication habile, est-il besoin de le signaler. Cela rejoindra les questions soulevées par un des points que j’avais abordé le 09 nov. 2010 (via l’article Quand nos gadgets connaîtront nos émotions).

Wave UFO - Mariko Mori

Autres casques neuronaux de type “plug and play”

Quelques oeuvres artistiques utilisant des casques neuronaux
A noter que le terme BCI Art (Brain Computer Interface Art) est parfois utilisé.

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pachube.community : capteurs en réseau, réseau de capteurs – physical computing – Internet des objects

 SOFT/HARDWARE  Comments Off on pachube.community : capteurs en réseau, réseau de capteurs – physical computing – Internet des objects
Nov 282010
 

Usman Haque - Natural Fuse

site web : community.pachube.com
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pachube.community propose une plateforme d’outils et de mise en réseaux de données issues de capteurs et la possibilité d’interconnecter les objets et les données entre eux. Vous pourrez donc idéalement y connecter n’importe quel capteur afin d’en partager les données ou récupérer les données déjà présentes. Par ses nombreuses possibilités, pachub interroge également une certaine informatique ubiquitaire où la technologie et surtout les acteurs deviendraient par trop invisibles.

Pour bien comprendre le projet, il faut peut-être se rafraîchir la mémoire en ce qui concerne le physical computing (dont vous trouverez une bonne introduction sur le site de multimedialab) et le concept d’Internet des objets (voir par exemple les articles L’internet des objets va-t-il changer la nature des objets ? sur InternetActu, Dans “web des objets”, c’est l’objet qui compte de Fing ou les articles de ReadWriteWeb). Il faut peut-être aussi, comme c’est souvent le cas, s’attarder sur le travail de son concepteur, l’artiste/architecte : Usman Haque.

Pour compléter les articles précédents, vous pouvez donc continuer par :

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flux rss patchub forum
[rssinpage rssfeed=’http://community.pachube.com/rss.xml’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : TOUCHinteractive 2011 – The Public – UK – deadline le 31 déc. 2010
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Portail "Art + Numérique + Logiciels" et introduction à Processing

 DATABASES, SOFT/HARDWARE  Comments Off on Portail "Art + Numérique + Logiciels" et introduction à Processing
Nov 142010
 

conception graphique générative

portail de veille  : www.netvibes.com/arts-numeriques-logiciels
processing : processing.org
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Il y a quelques mois, j’avais très envie de présenter la future sortie du livre “La conception graphique générative – Concevoir, Programmer, Visualiser avec Processing” de Hartmut Bohnacker, Benedikt Groß, Julia Laub et Claudius Lazzeroni. Mais évidemment, ça voulait dire qu’il fallait que je m’attaque à Processing ou que j’évite lâchement le sujet. Il faut bien dire que c’est un peu ce que j’ai fait depuis que j’ai commencé ce blog : si j’ai bien présenté quelques soft/hardawre, je me suis bien gardé de mettre les doigts dans ce sujet trop complexe et qui plus est, déjà très bien documenté par des sites de référence.

Ceci étant dit, il me semblait difficile d’éviter plus longtemps de vous proposer une veille sur le sujet.

Vous pourrez retrouver sur ce portail “art + numérique + logiciels” un ensemble d’outils (softwares et langages de programmation), dont je compléterai les onglets au fur et à mesure de mes articles sur les différents sujets. Il va s’en dire que je ne vais pas chercher à être exhaustif, mais bien à simplement rassembler quelques pistes qui permettront une bonne introduction à tel langage ou tel logiciel. Je privilégierai bien entendu les sources francophones, mais il est évidemment difficile de faire l’économie de l’anglais. Un agrégateur qui vous permettra de faire des recherches suivra dès que j’aurais le temps de le mettre en place.

Onglet Processing

J’ai donc commencé par compléter ce premier onglet, et je pense que vous pouvez, dès à présent, y retrouver un nombre considérable de sources et une veille sérieuse qui vous permettra d’en récupérer d’autres. Il me semblait donc ridicule de copier dans cet articles les différents liens, parce que ça aurait fait une nouvelle liste de listes et rajouter encore un intermédiaire, sans réelle valeur ajoutée.

Par contre, j’avais envie de faire un focus sur quelques personnes/projets qu’on ne peut éviter lorsqu’on cherche des informations Web sur la programmation en art :

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flux rss processing.org
[rssinpage rssfeed=’http://feed.processing.org/rss’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

flux rss codelab processing
[rssinpage rssfeed=’http://codelab.fr/fil-forum-processing’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Oct 022010
 

Le blog se met en mode stand by. Trop de travail pour pouvoir écrire des articles fouillés.
Cette pause me permettra de reprendre des liens simples présentés par tags.

Divulgação - A. Menicacci

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Un peu de structure, de magazine, de doc, de soft et de portail sera le menu du jour où la nuit se fait blanche.

  • Dictionnairies : “foldoc.org“, 14855 terms à ce jour, c’est un gros “computing dictionary” dont le dernier update date d’il y a une quinzaine de jours.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call For Artists’ Works: Celeste Prize 2010 – Italy – deadline le 10 oct. 2010

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We Make Money Not Art – The Arts Catalyst – verybusy.org – Ohloh – re-title.com

 CALLS, DATABASES, SOFT/HARDWARE, STRUCTURES  Comments Off on We Make Money Not Art – The Arts Catalyst – verybusy.org – Ohloh – re-title.com
Sep 302010
 

Le blog se met en mode stand by. Trop de travail pour pouvoir écrire des articles fouillés.
Cette pause me permettra de reprendre des liens simples présentés par tags.

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Nuit Blanche Bruxelles 2010 - G. Chappez

  • Blogs : Difficile de faire autrement que de présenter malgré tout “the” blog “We Make Money Not Art“, fierté nationale en ces temps difficiles et bonne source d’infos. Parmi la pléthore d’articles sur Régine Debatty et son blog,  je vous propose un compte rendu de conférence de l’ “Observatoire des nouveaux médias” (Université Paris 8 – avril 2009). Ca n’est pas très flatteur à bien y réfléchir, mais ça vous donnera, il me semble, un regard adéquat et toutes les indications sur le qui/pourquoi/comment.
  • Structures : “The Arts Catalyst” (Londres) produit des projets artistiques liés à la science, prenant des risques, provocateurs, ludiques, capables d’animer des conversations dynamiques sur notre monde en mutation. A voir : les onglets “Blog“, “Workshops” et “Conférences“.
  • Cimetière : “verybusy.org” (by Stephan Schröder) se présente comme la ressource la plus complète pour tout ce qui touche le “NetArt et les MediaArt“. Avec 1700 projets référencés à ce jour, il y a effectivement de la matière. La date indiquant 1993-2009, les projets archivés tous du début des années 2000 et une infinités de liens brisé laissent à penser que le projet est en arrêt depuis longtemps, bien qu’opérationnel.
  • Softwares : “Ohloh vous donne les moyens de suivre la progression de vos projets d’une manière amusante et facile” J’ajouterais que ce wiki/répertoire gratuit de logiciels open source et de personnes, propose une série d’outils très intéressants doublés d’une communauté agréable.
  • Databases : “re-title.com” base de données payante pour le référencement, elle reste gratuite à la consultation. Onglet à voir : “Artists opportunities“.

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flux rss We Make Money No Art
[rssinpage rssfeed=’http://feeds.we-make-money-not-art.com/wmmna’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

flux rss The Arts Catalyst
[rssinpage rssfeed=’http://feedmingle.com/rss/16075′ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

flux rss re-title artists opportunities
[rssinpage rssfeed=’http://re-title.typepad.com/opportunities/atom.xml’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call for entries: Hors Pistes Centre Pompidoudeadline le 15 oct. 2010

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Sep 132010
 

carvounas.net

site web : www.guidecms.com
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Voici un projet simple et efficace, qui me permettra de faire un article court. Tout est dans le titre et c’est une des références les plus “généreuse” en la matière. Et vous verrez que ça prend le temps d’aller dans le détail. Je vous en présenterais d’autres, mais guidecms.com est vraiment une bonne entrée en matière. Les débutants y trouveront tout ce qu’il faut pour débuter, les confirmés connaîtront déjà, ce qui confirmera quelque part que ça en vaut la peine et les autres auront vraiment de quoi piocher dans l’entre-deux.

A disposition :

  • Une liste de CMS tout ce qu’il y a de plus honorable, où vous pourrez trier par ordre alphabétique, mais aussi par type de licence, langage de programmation, base de données…
  • Un outil comparatif assez complet.
  • Une liste de dossiers sur le sujet sous forme de “livres blancs” (se dit d’un document de référence pour approfondir une réflexion professionnelle ou enrichir ses connaissances personnelles).
  • Des supports de formation.
  • Une actualité.
  • Un agenda des événements.
  • Un forum.
  • Des interviews.
  • et bien d’autres choses encore…

Comme je l’écrivais récemment (voir digression article du 3 sept. 2010), l’utilisation des CMS (ou système de gestion de contenu, SGC) s’est généralisée ces dernières années. Je reviendrais plus amplement sur ce phénomène dans un prochain article sur les CMS.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : 14th International Video Festival VIDEOMEDEJA – Serbia – deadline le 20 sept. 2010

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artservis, Web – SCCA, Center for Contemporary Arts, Ljubljana

 CALLS, DATABASES, FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on artservis, Web – SCCA, Center for Contemporary Arts, Ljubljana
Sep 082010
 

PlatfromaSCCA

artservis : www.artservis.org
SCCA, Center for Contemporary Arts – Ljubljana : www.scca-ljubljana.si

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Êtes-vous impliqué dans les arts contemporains, recherchez vous des fonds, des connaissances, ou des possibilités de collaboration ? Vous êtes au bon endroit“, c’est par ces mots que vous accueille la page Web du projet slovène “artservis ” lié au “SCCA – Center for Contemporary Arts“.

Que peut-on y trouver ? Eh bien, s’il vous prenait l’envie de développer un projet en Slovénie et plus particulièrement à Ljubljana, c’est une excellente porte d’entrée : vous y trouverez tout ce que la ville et le pays compte comme structures culturelles, en tous cas pour ce qui est des principaux. C’est dommage que le site ne vise pas l’exhaustivité en lien directs et qu’il s’arrête en si bon chemin (il suffirait de peu et vu la taille du pays, il y a moyen) .

Si on s’en tient au Web, un service de veille est mis en place et les deadlines sont accessibles directement sur la première page, ainsi qu’en newsletter ou en flux RSS. Rien de vraiment exceptionnel dans les infos proposées (plus ou moins les mêmes qu’ailleurs), et bien que “artservis” se veuille International, c’est surtout une page qui servira aux slovènes qui préféreront se rendra là, plutôt qu’ailleurs. Une recherche dans la base de données est également possible et vous y trouverez, comme toujours, quelques “exclusivités”. Le flux RSS est dès à présent accessible sur le portail www.arts-numériques.info.

Autres liens “artservis” et “SCCA”

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flux rss artservis
[rssinpage rssfeed=’http://www.artservis.org/rss.asp’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Hurry up : Sound is art – Phonurgia Nova awards 2010 – France – deadline le 15 oct 2010

lire l’appel en français

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Gainer environment – Cocos Island

 DATABASES, SOFT/HARDWARE  Comments Off on Gainer environment – Cocos Island
Aug 182010
 

Le blog se met en mode stand by jusqu’au 24 août inclus. Trop de travail pour pouvoir écrire des articles fouillés.
J’en profiterai donc pour rapidement vous faire visiter quelques petits projets plus ou moins exotiques.

gainer.cc

site web : gainer.cc
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Si par hasard, au détour d’un article sur le non-gouvernement belge, il vous vient à l’esprit de cherchez le point commun entre Flash, Max MSP, Processing et… les îles Cocos (sait-on jamais…), vous tomberez certainement sur Gainer Environment. Après, il n’est pas vraiment facile de savoir exactement pourquoi le site porte l’extension de ces Iles des Maldives, et à en voir les workshops proposés par le site et la team, nous dirons que c’est plutôt du côté du Japon qu’on peut véritablement retrouver cet “hard/software” open source ludique. Vous pouvez découvrir les tenants et aboutissants du projet sous la page “cookbook“.

Crazy Arduino Watch

Un petit tour de la page “related projects” me donne l’occasion de vous présenter un site que j’adore : “instructables.com” (qui fera l’objet d’un post, il le mérite bien) : on y trouve de tout, du plus simple au plus complexe. A savoir que la “communauté” est très réactive et qu’il suffit bien souvent de poster une demande pour voir votre question résolue en images fixes ou animées (au plus c’est tordu, au plus vous avez de chances qu’on vous réponde, alors si vous avez une demande simple, unpetit conseil qui sentira le vécu : enveloppez là dans une idée un peu folle, la communauté aime les défis). On peut aussi y retrouver une foule d’utilisateur “pros” à qui vous pouvez faire confiance (je vous en présenterais certains). Les liens sont bien entendu au rendez-vous et c’est une bonne porte d’entrée si vous voulez vous perdre du côté de “ces fous qui inventent de drôle de machines qui ne servent pas forcément à quelque chose”.

Les autres sites “amis” sont : “Interaction Design Lab” une société milanaise qui s’attache à résoudre les problèmes que peuvent poser l’exploitation des “nouvelles technologies” dans divers projets, essentiellement artistiques ou culturels ; l’ITP, un master “arts et technologies” new-yorkais ; makeprojects.com, une site similaire à l’ “instructables”, mais qui ne me semble pas très actif ; et le projet Wiring ALPHA 1.0, api et hardware très intéressants développé par l’artiste Hernando Barragán (attention, site actuellement virussé par un tiers).

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

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Le Fonds de dotation A.R.T.S.

 RESIDENCES, SOFT/HARDWARE, STRUCTURES  Comments Off on Le Fonds de dotation A.R.T.S.
Jul 272010
 

arts-fd.or

A.R.T.S. : arts-fd.org
SmartSystem : www.smartsystem.fr

Il suffit de survoler la biographie de Candace Johnson, la présidente du fonds, pour voir qu’on n’est pas du côté de la soupe populaire. Ici, ça parle business plan. Et aussi ArtsRechercheTechnologiesSciences : original, isn’t it ? Oui, mais…

Pour bien commencer, une interview de la présidente déposé sur le “A.R.T.S. facebook groupe”. Survolez ensuite directement les articles : “La Fabrique du futur et le fonds de dotation A.R.T.S. annoncent le lancement de SmartSystem, un dispositif révolutionnaire pour créer de la valeur et faire naître les produits et les usages du futur” du journal “Le Post” et “Innovation ouverte : Le Smartystem pour fabriquer du futur” de l’innovationlejournal.com, et complétez par la page “SmartLab“.

Voilà un petit tour du propriétaire.

Je vous avais déjà parlé du coworking  dans mon billet “dorkbot“… bah, c’est un peu ça, avec des moyens en plus (et un cahier des charges of course) pour faire joujou. Ici, on joue sérieusement à travailler. Si vous voulez en savoir un peu plus sur les “LivingLabs”, je vous conseille le site : www.openlivinglabs.eu.

Et alors, ça se passe comment l’histoire ? Bah… il faudra voir. C’est tout frais, et “lancement opérationnel” prévu pour septembre 2010. Je compléterai donc cet article à ce moment-là : il y aura matière. Je doute cependant qu’en ce qui nous concerne, on ait beaucoup plus d’informations “directes”. Je suppose que des portes d’entrées (artistiques), des chemins d’accès et des appels à projets vont se créés, surtout au travers de partenariats. Je pense plus particulièrement à Digital Arti pourquoi pas, où la Gaîté Lyrique, ça serait tout à fait de leurs ressorts. Il faut encore voir si la philosophie suit. Autrement, il faudra y aller au culot avec un projet bien ficelé qui rentre dans les cases, ou qui en invente (si possible en 3D, les cases).

La devinette du jour est la même que celle d’hier. Les réponses : next week.

Year Zero One (YZO) – Toronto

 DATABASES, STRUCTURES  Comments Off on Year Zero One (YZO) – Toronto
Jul 132010
 

site web : www.year01.com

Info :  la recherche par multitags fonctionne et vous pouvez donc d’affiner vos recherche. Il suffit de cliquer sur les tag et ils s’ajoutent au dessus du nuage, retirez les en cliquant dessus. Cela n’est pas encore très utile, mais ça le deviendra vite. La fonction plus général de recherche par catégories peu maintenant se retrouver sous forme de liste des titres (voir page plan du site), cela permet un rapide survol des billets.


Michael Alstad, David ‘Jhave’ Johnston, Michelle Kasprzak et Camille Turner (c’est le bon site malgré les apparence) sont les artistes de “Year 01”. Il définissent ce projet comme “un centre d’artiste autogéré en ligne agissant en tant que réseau de diffusion de la culture numérique et des nouveaux médias grâce à des expositions d’art Internet, à un répertoire des arts médiatiques, à un bulletin, ainsi qu’un forum“. Ils ont également créer la biennale TRANSMEDIA.

C’est du côté du Web virtuel et des expositions dans l’espace urbain qu’ils sont le plus actif. C’est une plateforme de production qui soutient des projets de recherche alliant art et technologie et surtout un espace de rencontres et de collaborations possibles.

Mon choix de liens web pour aujourd’hui se retrouve du côté du Canadien évidemment. N’hésitez pas à aller fouiller, c’est fait pour. Et si vous n’avez pas le temps, de toutes façons j’y reviendrais plus en détails dans de prochains billets.

TRANSMEDIA-29-59

Vous pouvez retrouver la “Chaine de Year01” sur youtube ; une courte présentation de David Jhave Johnston sur le site des “Filles Electriques” ; un article sur le projet “terminal01” ; une conversation email entre Jennifer La Fontaine et Camille Turner ; une courte présentation du projet “In-Site Toronto” sur le site du RAIQ ; et dans le magazine électronique du CIAC, un article de David Jhave Johnston pour son projet FLAWS et une vidéo-entrevue avec David Jhave Johnston et Adam Zaretsky sur le projet ETAY (dès quelle sera remise online).

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flux rss de YZO blog
[rssinpage rssfeed=’http://www.year01.com/wordpress/feed’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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