Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe (part 2) – interview Philippe Franck – Transcultures

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Apr 152011
 

Comme dit dans la première partie de cet article, le 3ème workshop du projet MADE sera accueilli par Transcultures Mons et s’ouvrira au public le mardi 19 avril. Plusieurs présentations, débats et tables rondes auront lieu, de 10 heures à 18h à l’auditorium du BAM (Beaux-Arts de Mons) sur la thématique : Quelle mobilité-identité nomade pour les arts numériques en Europe ? et à partir de 20h30 performance et projections au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes).

« Le génie européen n’est pas seulement dans la pluralité et dans le changement, il est dans le dialogue des pluralités qui produit le changement »
Edgar Morin (Penser l’Europe)

La première fois que Philippe Franck, directeur de Transcultures, m’a parlé de MADE, c’était juste avant le premier workshop du projet qui se déroulait quelques jours plus tard, à Londres. Il était comme d’habitude entre un train et un avion et la conversation se tenait à bâtons rompus. Je dois bien avouer que je n’ai pas très bien compris tous les tenants et les aboutissants, surtout que l’on venait de parler d’autres projets internationaux en cours (dont TRACES par ex.) et que ça se mélangeait sérieusement dans ma tête. Ce dont je me souviens par contre, c’est la sensation que Transcultures avait encore passé un cap dans l’élargissement de la périphérie de Mons.

Il vous sera peut-être difficile de saisir exactement l’énorme travail de réseautage de Transcultures sur leur site, puisqu’il est en passe d’être entièrement repensé, mais il suffit de faire une recherche web sur cette seule dernière année, pour voir qu’on y parle pas mal de Mons, mais également de plusieurs endroits en France, en Hongrie, en Angleterre, de Slovénie, Turquie, Hongrie, Espagne, Lituanie, Finlande, Tchécoslovaquie, Allemagne… et d’endroits plus éloignés comme le Canada, la Tunisie, Hong-Kong ou la Corée du Sud.

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Si Transcultures se nomadise toujours plus, le Centre Bruxellois iMAL (qui sera d’ailleurs présent le 19), n’est pas en reste. Bien qu’ancré plus au coeur du pays, “au chaud” dans la capitale, il a lui aussi développé de nombreux partenariats internationaux. Travaillant avec Transcultures pour différents projets, je charrie souvent Philippe sur ses voyages incessants, mais en lui rédigeant ma liste de questions pour MADE, je me suis fait la réflexion qu’avec plusieurs projets Européens menés en parallèle et récurrents, Transcultures aurait bientôt plus de subventions de l’Europe que de la Communauté Française de Belgique. Je me suis alors demandé si l’on pouvait imaginer, à terme, un espèce de “contrat-programme européen” s’étendant sur plusieurs années ? Mais pour commencer, une petite question mise en route :

J.U. : A voir les différents projets internationaux qui se développent , on a parfois l’impression qu’il est plus facile de rencontrer ceux qui sont loin, que de travailler avec ceux qui sont à nos côtés (ce qui veut dire, dans le cas de la Belgique, à une centaine de kilomètres tout au plus) ?

Ph. F. : On peut le penser, d’autant plus en Belgique comme tu dis… Mais il me semble qu’en ce qui nous concerne, les impénitents Transcultures, nous avons toujours essayé de rester non seulement ouverts aux propositions, mais également d’en créer. Mes premières collaborations transculturelles dans les années 90 par exemple, furent avec des structures flamandes. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on est assez centré sur l’international, mais toujours avec le souci de relier, de faire des liens avec ce qui se passe chez nous. Chaque fois que c’est possible, stimuler les créateurs avec ces rencontres précieuses, dans des contextes souvent passionnants .

Jacques Urbanska : Vu son hyper-activité internationale, est-ce que Transcultures pourrait un jour obtenir des subventions européennes “directes”, sur base d’un programme dans lequel elle pourrait développer librement des projets, sans passer à chaque fois par une remise de dossier ?

astéroïde - Valérie Cordy

Philippe Franck : Ca serait souhaitable, mais je ne pense pas que ce soit possible au-delà de 4 ans malheureusement (et encore, dans le cadre de gros projets dont les actions s’étalent de manière internationale. Les aides européennes sont finalement octroyées pour de relatives courtes périodes (1 an, 18 mois, 24 mois comme pour MADE, rarement plus) et les projets ont rarement l’occasion d’avoir une deuxième vie soutenue par le même programme, alors que ça serait très profitable pour ancrer une action plus durablement. Il ne faut pas oublier que, en ce qui concerne les programmes Culture, à chaque euro donné par l’Europe, on doit trouver un autre par nous même et que ce n’est pas facile quand on a déjà une subvention structurelle maigre (comme c’est le cas chez nous). Mais c’est un stimulant évidemment et cela nous permet de proposer, notamment, plus de résidences et de collaborations internationales tout au long de l’année, des publications en fin de processus aussi (ce qui est s’inscrit bien dans notre esprit transculturel qui conçoit toutes ces dimensions comme complémentaires d’un même processus artistique et critique).

J.U. : J’aimerais que tu précises : parce que, outre l’intérêt manifeste des projets européens, je me suis demandé aussi si les structures allaient chercher des budgets à l’Europe, parce qu’elles se sentaient de plus en plus à l’étroit dans leurs propres budgets ? Plus concrètement, Malgré le 50/50 budgétaire imposé par l’Europe, serait-il malgré tout plus “facile” d’avoir des budgets pour organiser un projet international, que de trouver des moyens décents pour entretenir le travail et les collaborations engagés depuis des années au niveau national ?

Ph. F. : Parfois, on peut se le demander, très sincèrement… C’est vrai qu’on se sent à l’étroit au niveau financier pour mener à bien nos missions et nos projets, tant nationaux qu’internationaux d’ailleurs. Nous devons lutter continuellement et sommes le plus souvent sur le fil du rasoir afin de poursuivre les festivals et les différentes actions, même lorsqu’ils sont reconnus à l’international… Il faut souligner que c’est sans doute le lot ici, une petite communauté qui s’ouvre de plus en plus à la création numérique, mais avec beaucoup d’artistes hybrides et de projets intéressants… pour peu de moyens engagés. Il faut donc du courage et de l’opiniâtreté pour ceux qui veulent durer…

J. U. : Sans parler encore de MADE (qui pour moi, est précisément un projet qui met ce genre de questions de côté, ou plutôt qui voit par-delà ou en deça de ces dernières), veux-tu dire que chacun trouve des solutions, des sources de financement pour se donner les “moyens” de créer et que les différentes opportunités européennes vont de plus en plus intégrer notre quotidien ?

Ph. F. : Si je vois, pour ma part, ces sources de financement -nationales et européennes- comme potentiellement complémentaires, elles répondent cependant à des structurations, des politiques et des logiques différentes. Donc, il faut faire attention de ne pas les “plaquer” les unes sur les autres. Et il est aussi important de ne pas entreprendre un projet européen comme une simple extension, avec “plus de moyens”, d’activités qu’une structure entreprend déjà par ailleurs. Chaque projet européen a son cahier des charges, ses objectifs, sa logique, sa vision, ses ressources et ses actions précises : TRACES (Transcultural Research Artist Curator Exchange Series) que nous avons initié avec Irzu (Institut de recherche en art sonore, Slovénie) et Nida Art Colony (Lithuanie) sur la réflexion entre commissaires, critiques et créateurs sur les nouvelles pratiques nomades ; ou Park in progress (coordonné par les Pépinières européennes pour jeunes artistes) autour des échanges européens de résidences artistiques interdisciplinaires de création dans des espaces verts ou M4M (également sur des résidences croisées, aussi avec plusieurs structures membres des Pépinières européennes) et MADE plus particulièrement sur la circulation des arts numériques.

Avant d’enfin parler du projet MADE, j’aimerais faire une dernière parenthèse, car je viens de me rappeler la brochure “La culture en action : Les arts numériques en Communauté française“, et dont les derniers mots laissaient entendre que le rayonnement des structures et artistes en communauté française de Belgique “commençait à dépasser nos frontières”. Je vous invite bien entendu à y jeter un coup d’oeil, mais surtout à relire le premier article “Pour un Plan Marshall de la culture digitale”, écrit par Yves Bernard, directeur d’iMAL et celui de Philippe Franck “Transcultures À la croisée des flux”, qui seront une bonne introduction à la vision d’un projet MADE ancré dans une réalité et des besoins très concrets. La brochure date de 2007, c’était il y a 5 ans à peine et ça n’est finalement pas les “choses qui ont bien changé madame !” qui m’intéressent, mais plutôt celles qui peinent à l’être.

Sleepwind’s levitation - P. Barret

J. U. : Comment est né l’idée du projet MADE ? Plus précisément de quelle succession d’événements découle-t-il ?

Ph. F. : MADE est né de la volonté de 4 acteurs du RAN (Réseau Arts Numériques initié par le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains en 2007 – voir article du 20 sept. 2010). Le CDA d’Enghien-les-Bains (leader du projet, que l’on connaît bien via le dynamisme de son directeur Dominique Roland, son grand festival Le Bains numériques, ses publications liées à ses expositions de qualité mais plus largement sa “connectivité” pour la création numérique à un niveau réellement international), body>data>space (collectif d’artistes, commissaires mêlant les questions du corps, de la ville et des nouveaux dispositifs-interactivités numériques à Londres), boDig (collectif de danseurs, chorégraphes, performers et de chercheurs liés aussi à l’université d’Istanbul) et Transcultures (et son transactivisme partant de Mons vers de multiples points dans le monde) de travailler ensemble sur un projet (trans)européen favorisant la mobilité des arts numériques via des co-résidences, workshops, une co-production d’un projet numérique et la publication, en fin de processus, d’un livre blanc avec une série de recommandations et d’observations concrètes suite à cette expérience d’échanges. A noter que nous avons présenté de facto deux fois le projet MADE à la Commission européenne (programme Culture 2007-2013), qui l’a finalement accepté. Mais entre temps, nous n’avions pas désarmé, notre motivation était toujours vive, car elle venait et vient d’une certaine philosophie, mais aussi de réalités que nous partageons dans nos différences associées.

J.U. : Pour ma veille, je vois passer énormément de projets (ou de projets de projets). A la lecture des différents dossiers, j’ai parfois comme une forte impression de “déjà-vu”. Hum… ça n’est pas exactement ça, j’ai la sensation… que beaucoup se ressemblent, du point de vue des motivations qui en ressortent. C’est à dire (en caricaturant/trollant) : “ensemble, c’est mieux ; la rencontre, c’est super ; l’échange, c’est indispensable…” etc. Pour un projet, j’ai d’ailleurs commencé à faire une collection de ces dossiers, ça pourrait faire, en outre, un bon réservoir ressources de phrases “types” dans lequel on pourrait venir piocher. Plus sérieusement, quel était la nécessité du projet MADE ? Vos motivations singulières ?

Ph. F. : On parle beaucoup aujourd’hui dans le domaine culturelle de “co” ou de “multi tout”, des collaborations de toute sorte dans le domaine de la création numérique. Mais de facto, les projets qui se satisfont de moins en moins d’un seul type soutien ou de compétence, sont encore trop souvent laissés un peu à eux mêmes et il y a finalement peu de suivi du début jusqu’au lendemain de la création. Seuls quelques grands appels à projet et réseaux (parfois pas si ouverts que cela) offrent ce genre d’opportunités aux artistes en Europe. Ca manque encore d’une vraie économie collaborative, alors que de part leur nature, ces oeuvres ont besoin le plus souvent d’un réel échange de compétences, de “tourner” pour se co-développer devant des publics différents et avec des moyens complémentaires. Il s’agissait donc de répondre d’abord à des besoins concrets, non seulement des créateurs, mais aussi des opérateurs-producteurs-diffuseurs de ces pratiques hybrides/numériques. Une sorte de projet pilote, bien géré, qui pourrait se développer en plate-forme et intégrer les enseignements de cette première phase.

J.U. : Si j’ai bien compris, MADE est un laboratoire qui acquiert à chaque workshop, une expérience qu’il réinjecte directement dans l’élaboration du suivant. Pour préciser, puisque tu parles de concret, quels sont les résultats “immédiats” pour les créateurs et acteurs concernés (et je parle là en général, pas seulement ceux qui font partie intégrante du projet) ?

Ph. F. : D’abord, via les workshops et débats organisés dans les différentes villes partenaires, on cherche une pertinence de plus en plus grande des échanges d’expériences, de l’utilité potentielle des rencontres, des réflexions croisées, une meilleure connaissance aussi de la situation française, britannique, turque, belge, très différente les unes des autres, et ce pour tous les participants. Enfin, pour le lauréat de l’appel à projet MADE (qui sera d’ailleurs annoncé ce 19 avril et qui a été élu sur une centaine de propositions reçues d’une dizaine de pays différents), des possibilités d’aides concrètes, une vraie co-production, précédée de 4 résidences de 2 semaines chacune et d’apports de compétences croisées, des diffusions dans les villes impliquées et d’autres.

Mutations of Matter - Roque Rivas et Carlos Franklin

J.U. : Dans quelle lignée, projets similaires, courant… s’inscrit le projet MADE ?

Ph. F. : Je pense que ce projet/plate-forme de coopération européenne, s’inscrit surtout dans l’esprit volontiers “échangiste” (j’aime bien cette notion de “sharism” qui rappelle fortement cette “culture de l’échange” que nous défendions avec d’autres, au début des “Arts et Cultures Electroniques”) et une volonté de collaboration – flexible mais durable – très concrète du RAN (qui croise les enjeux de production artistique, de réflexion mais aussi d’économie et de recherche appliquée pour les arts numériques dans leur diversité mutante). MADE re/pose aussi la question de l’interculturalité et donc de l’identité, à l’heure de l’emploi de technologies numériques souvent similaires.

J.U. : Une réflexion (très personnelle peut-être) que je me suis faite : l’impression que MADE pourrait être pris pour un projet “test” de ce que pourrait proposer le RAN (bien qu’il ait lui-même soumis un appel à projet spécifique). On dirait un RAN dans le RAN, un labo du RAN… Est-ce que le RAN faciliterait/encouragerait ce genre d’initiatives, de mini réseautage en son sein ?

Ph. F. : En complément de ce que je précise ci-dessus, je dirai que MADE n’est clairement pas à confondre avec le RAN. Certes sans le RAN, MADE n’aurait sans doute pas existé, mais MADE est bien circonscrit et ne répond pas à toutes les questions ni à tous les possibles ouverts par ce réseau qui n’arrête pas de s’étendre (et c’est pourquoi nous allons d’ailleurs attendre un peu avant d’intégrer de nouveaux candidats au RAN) et qui nous tient particulièrement à coeur. Donc MADE est un projet autonome, spécifique, né de l’association de membres actifs dans le RAN depuis ses débuts (d’autres projets européens pourraient voir le jour via d’autres membres, ça serait une belle conséquence de ce premier essai) mais des acteurs du RAN y participent et d’autres y sont conviés ponctuellement. Cela nous permet en tout cas d’observer dans un temps donné et sur un certain territoire (avec une thématique concrète et qui peut aussi donner lieu à d’autres développements), comment ça se passe et cela sera utile pour nous les organisateurs, mais pour tous les membres du RAN et aussi d’autres opérateurs des arts numériques, je pense.

Naufrage - Clorinde Durand

J.U. : Que va-t-il rester du projet MADE ? Quelle trace(s) durable(s) compte(nt)-t-il laisser ? Y a-t-il une volonté qu’il devienne pérenne ?

Ph. F. : Oui, d’emblée nous avons défini MADE comme une plate-forme collaborative durable et cette question de la mobilité des arts numériques (ou plus simplement de la création intermédiatique contemporaine) ne se règlera pas en un projet, car il n’y pas de “pattern”. A chaque fois, il faut s’adapter (ce n’est pas un hasard si nous avons collaboré l’année dernière à un autre projet européen, A.D.A.P.T piloté par CIANT-Prague sur la question de l’adaptation, ou de l’adaptabilité des technologiques aux arts performatifs et vice versa), se reconfigurer et trouver d’autres traits d’union pertinents en fonction du projet et des partenaires impliqués. Mais MADE, nous le pensons avec les autres co-organisateurs, peut sans doute apporter des éclairages précieux et son expérience concrète (c’est aussi pour cela que nous avons prévu dès le début la rédaction d’un “livre blanc” commun), pour aider à aller de l’avant pour d’autres opérations transdisciplinaires, transnumériques et transnationales.

J.U. : Un dernier point avant de conclure, au festival VIA, j’ai parlé avec Philippe Baudelot (Digital Performances & Cultures) de l’appel à projets de MADE (ainsi que celui du RAN d’ailleurs). J’ai trouvé ces appels exemplaires. Encore une fois, je vois passer les appels du monde entier sur mon laboratoire de veille, et trop souvent j’ai l’estomac qui se retourne, parce qu’en tant que créateur, j’ai l’impression de lire un torchon pondu en 2 minutes. Ca n’est d’ailleurs souvent pas le cas : il s’agit parfois d’un manque d’expérience ou d’une certaine gêne par rapport à un maigre ou inexistant budget… C’est pourquoi j’ai utilisé le mot exemplaire, car ils peuvent vraiment servir d’exemples à d’autres structures (je les mets d’ailleurs en lien : RANMADE).

Ph. F. : Oui, nous avons travaillé avec mon cher complice Philippe Baudelot (qui a une fonction importante pour MADE, celle de responsable éditorial et qui suit de l’intérieur chaque étape du projet entre et dans les différentes structures/lieux organisateurs). Il a pris beaucoup de soin a proposer un socle solide de cet appel, que nous avons encore peaufiné et discuté ensemble. C’est un texte tenant compte de nos réalités, qui se veut à la fois assez précis et ouvert, en privilégiant la question de la mobilité du projet à tous les étages. Cet appel a aussi bénéficié de nos réflexions sur les différents chantiers du RAN et un premier appel à projet -différent mais qui soulevait aussi de nombreuses questions liées à la co-production aujourd’hui avec ces formes là- lancé par après dans ce grand réseau qui compte maintenant une cinquantaine de membres

J.U. : Je reviens sur Transcultures pour finir. Si l’on regarde la liste actuel de ses partenaires réguliers, la majorité d’entre-eux se situent hors Belgique. Comment Transcultures envisage-t-il sont avenir ? Va-t-elle devenir cette structure nomade ou transnationale citée plus haut ? Quelles sont ses ambitions concernant son ancrage Communauté Française de Belgique, à Bruxelles ou en Flandre ?

Ph. F. : Ce nomadisme est inhérent à l’esprit et au fonctionnement de Transcultures et ce, comme je l’ai dit, depuis nos débuts officiels en 1996 à Bruxelles. Quand j’ai lancé avec quelques amis cette aventure, je revenais de quelques mois de vie intense et de rencontres à New York. Cela a généré des contacts, d’autres voyages (et d’une certaine manière c’est aussi ces expériences à l’étranger qui me/nous donnent l’énergie pour lancer ces projets en Communauté française de Belgique), d’autres complicités et d’autres rencontres de part ce monde, certes globalisant mais qui, en même temps, n’arrête pas de retracer ces frontières. La question a été et reste : comment accorder ces logiques internationalistes, ces formes migratoires et ces visions “indisciplinaires” avec un territoire donné comme base opératoire à l’année, une ville, une communauté, une région et des publics ici… tout ça en évitant les replis et en croisant les volontés, les obligations et les politiques parfois paradoxales. Nous travaillons aussi à sensibiliser nos autorités aux bienfaits de ces échanges entre artistes de notre Communauté et étrangers qui apportent des moyens et une visibilité extrêmement précieux pour qu’ils puissent continuer leur projet et possiblement en vivre. Ce combat positif sans relâche, fait sans doute partie de la beauté et de la difficulté de ce projet qui identifie toujours les différences, pour mieux jeter des ponts entre des cultures, des pratiques, des trajectoires et des personnes.

Comme déjà dit, rendez-vous le 19 avril à Mons. Pour les personnes qui ont besoin d’un covoiturage, je suis sûr qu’il est tout à fait possible de faire une petite demande sur le mur du profil facebook de Transcultures (ou sur celui de l’événement), ou tout simplement par mail.

lab-au

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flux rss du projet MADE
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Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe – Transcultures (part 1) – mardi 19 avril 2011

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Apr 112011
 

Voilà quelques mois que je n’ai pas publié sur ce “Diary” (qui n’en est donc plus un et qui est amené à se transformer bientôt). Je reviendrais en détails sur les différents outils que j’ai mis en place sur www.arts-numeriques.info et www.digitalarti.com (avec la précieuse collaboration de Malo Girod de l’Ain, que je remercie au passage). Je vous parlerai également très vite d’une prochaine conférence que je vais donner dans le cadre du 11e Forum du Numérique et de l’Innovation sociale, le 4 mai 2011 aux REWICS et qui est directement liée à mes différentes recherches.

En attendant, un double article pour mettre l’accent sur ce projet européen, dont j’avais déjà souligné l’appel à projet (voir article du 19 janv 2011) : MADE –> Mobility for Digital Art in Europe.

Je commencerai par un récapitulatif rapide du projet, sous forme de mon habituelle collection de liens, et, à l’occasion de son rendez-vous belge (journée du mardi 19 juin 2010 – voir détails ci-dessous), j’enchaînerai avec un deuxième article qui se basera sur une interview de Philippe Franck, directeur de Transcultures.

MADE : en quelques points

  • type : projet européen soutenu par le Programme Culture – plateforme de coopération durable, projet de recherche, développement, création et diffusion de l’art numérique.
  • but : croiser leurs compétences dans le but de promouvoir la mobilité des artistes en Europe au sein des arts numériques à travers une coopération concrète et soutenue.
  • partenaires :
  • 8 workshops organisés dans les 4 structures, autour du thème « arts numériques et nouveaux vécus esthétiques des espaces »
  • 1 appel à projet européen visant à sélectionner un projet dédié aux arts numériques coproduit par les quatre partenaires de MADE et développé sur 12 mois
  • 1  coproduction  européenne développée  le  temps  de  4  résidences  chez  chaque  partenaire  qui  apporte expertise et savoir‐faire au projet
  • Diffusion en avant‐première européen du projet lauréat à l’issue des 24 mois au centre des arts  d’Enghien‐les‐Bains
  • Site internet dédié au projet MADE avec également une plate‐forme destinée à la communauté internationale des arts numériques
  • Publications de documentation et d’un Livre Blanc au terme du projet retraçant l’expérience de cette coproduction comme un guide européen en matière de création numérique

Made : historique (avril 2011)

  • Workshop 1(Londres – nov. 2010) – Premier workshop et présentation publique du projet.
    • body>data>space s’est attaché a réunit une série d’experts (acteurs culturels et entreprises innovantes) du Royaume Unis afin qu’ils viennent partager leurs expériences avec les membres de MADE. Les deux thèmes de cet atelier ont été la mobilité virtuelle/Telepresence/mondes virtuels et celui des “Médias Façades” et des “écrans urbains”.
    • Parmis les nombreux participants, on pouvait notamment retrouver des nom comme : Dick Davies,  fondateur de Ambient Performance ; l’artiste Michael Takeo Magruder (chercheur au King’s College Visualisation Lab) ; Taylor Nuttall, directeur de la sctructure FOLLY ou encore Mike Stubbs, directeur de FACT.
    • pdf de présentation

MADE MONS, le mardi 19 avril
(au BAM – Beaux Arts Mons, de 10 à 18h – voir carte).

La communication de l’événement a été lancée et vous avez sans doute dû voir passer un mail ou une invitation à être présent à cette journée qui sera ponctuée par des présentations de :

Dominique Roland, (directeur du CDA d’Enghien-les-Bains et du festival des Bains numériques)
Ghislaine Boddington (directrice et fondatrice du body>data>space)
Aylin Kalem (directrice de BoDig, professeur à L’université Bilgi d’Istanbul)
Philippe Baudelot (coordinateur/éditeur de Digital Performances & Cultures et de MADE)
Philippe Franck (directeur de Transcultures qui accueille ce workshop)

Des structures culturelles et des créateurs multimédium viendront également partager leurs expériences et leurs visions autour de cette problématique

le Studio national des arts contemporains du Fresnoy (Fr)
le Manège-Mons (Be)
Mons 2015 Capitale européenne de la culture
ainsi que des artistes multimédia d’horizons divers (Béatrice de Fays, Valérie Cordy, Lab[au])

Je voudrais souligner également la participation d’iMAL (Be) qui viendra présenter un autre projet européen le Media Façades (voir aussi article du 28 juil. 2010).

La deuxième partie se déroulera, à partir de 20h30,  au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes) :

une performance web de Valérie Cordy (un Astéroïde Nomade – création sur les thématiques de MADE@Mons)
une projection de Pascale Barret.
une sélection vidéos numériques du Fresnoy (Clotinde Durand, Carlos Franklin et Roque Rivas).

Après les projections et la performance, le lauréat de l’appel à projet MADE sera annoncé, avec un euro drink.  Le gagnant sera accueilli alors en résidence dans chaque pays co-organisateur, et présenté en fin de processus au Festival Bains Numériques, en juin 2012.

Un très riche programme donc, qu’il serait dommage de louper si on habite en périphérie montoise (avis aux bruxellois francophones, pantouflards par excellence, dont je fais parfois partie d’ailleurs).

Brochure de présentation (cliquez sur full screen pour la lecture)

flux rss du projet MADE
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Jan 072011
 

www.arts-numeriques.info

site : www.arts-numeriques.info
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Ce nouveau portail regroupe toutes une série d’informations que j’avais déjà mise en ligne ailleurs (sur netvibes notamment). Plus clair, plus simple et beaucoup mieux fourni, il est essentiellement un lieu d’information qui vous redirigera, le plus rapidement possible, ailleurs.

C’est un outil personnel et privé que je partage, et qui j’espère vous sera utile. En attendant des outils plus efficaces, il me semble que c’est une bonne porte d’entrée vers les arts dits “numériques” à l’heure où l’on commence de plus en plus à parler d’un certaint post-“art numérique”.

www.arts-numeriques.info en quelques points ;

  • deux onglets (calls1 et calls2) qui reprennent les sites principaux qui émettent des appels à projets ou à résidences, avec une veille web et deux moteurs de recherche centrés sur une cinquantaine de structures. Plusieurs focus sur les arts numériques ou multimédias.
  • un onglet arts numérique ? qui reprend une anthologie des textes francophones online sur les arts numériques, une veille web bibliographique et plusieurs veilles web général, des vidéos d’oeuvres, d’interviews, des photos, un moteur de recherche centré sur l’anthologie.
  • un onglet mags et un onglet blogs qui reprennent une cinquantaine de médias diffusant de l’information spécifique et un moteur de recherche centré sur ces médias
  • un onglet social networks qui reprend une veille sur les médias sociaux avec un moteur qui centré sur quelques 700 réseaux sociaux.
  • un onglet webtv & radios qui présente une vingtaine de médias tv et radios et un moteur de recherche centrés sur une centaine de chaînes de télévisions et de radios
  • un onglet networks qui vous présente les informations des plus grands réseaux “arts numériques” et deux moteurs de recherche centrés sur ces derniers.
  • un agrégateur qui vous permet de faire des recherches dans les flux.
  • une page d’accueil qui fait un focus sur tous les onglets. Cette dernière se transformera certainement au fil du temps en une espèce de mag qui reprend les infos les plus importantes du portail.

il me reste à compléter les onglets suivants : structures et festivals ; databases ; focus : Belgique ; info-tech-science ; hard/softwares ; searchtools ; et à entièrement revoir les flux de l’agrégateur pour les faire correspondre à ceux du portail.

Les temps de chargement des pages du site peuvent être parfois un peu longs, c’est normal puisque le masse d’informations est conséquente. Pour ne pas rallonger ces derniers, le portail updatera ses flux 2 fois par jour.

Ce blog est repris dans un onglet du portail et son flux sur la home page, vous pourrez donc le consulter là-bas. Son rythme de parution sera espacé au profit des différents outils que fournit le portail.

J’ai été très heureux d’apprendre que le R.A.N. (voir post du 20 sept.2010) lançait son premier appel à projet, il me semblait bon de le signaler pour conclure cet article : deadline le 01 mars 2011.

Si vous trouvez ces infos intéressantes : ne les gardez pas pour vous, partager-les !

Nouveau portail des arts dits numériques (et multimédiatiques)

 CALLS, DATABASES, INFOS, RESIDENCES, SOFT/HARDWARE, www.arts-numeriques.info  Comments Off on Nouveau portail des arts dits numériques (et multimédiatiques)
Jan 072011
 

Ce nouveau portail sera accessible dès ce 07 janvier (dans le courant de la soirée).

Toujours un espace de travail (en chantier, puisque j’ai pris beaucoup de retard), mais assez propre, beaucoup plus facile à consulter que les différents portails netvibes, plus complet aussi et possédant des outils de recherches Web optimisés.

Un seul lieu qui vous donnera accès à plusieurs centaines de sources actualisées plusieurs fois par jour (appels à projets, résidences, magazines, blogs, réseaux, structures, festivals… et bien d’autres choses encore).

A ce soir donc.

Les subventions européennes pour la culture : introduction – Union Européene (part2)

 CALLS, Europe, STRUCTURES  Comments Off on Les subventions européennes pour la culture : introduction – Union Européene (part2)
Dec 022010
 

ecjs-culture.blogspot.com

J’avais commencé dans mon article du 12 sept. 2010 à faire un tour d’horizon des “outils européen” mis à notre disposition. Ayant peu de temps aujourd’hui, je ne plongerai pas directement les mains dans le cambouis des subventions, mais je voulais malgré tout survoler quelques pistes menant aux principales subventions européennes pour la Culture. Un article un peu brouillon donc, mais que je compléterai au fil du temps et auquel j’additionnerai des articles plus spécifiques.

A savoir qu’énormément de petites associations locales peuvent vous aider dans les méandres des outils européens, et ce gratuitement. Je ne pourrai pas toutes les répertorier, mais via les quelques unes que je mettrai online dans les mois qui viennent, il vous sera possible d’en trouver d’autres.

  • Le texte du programme Culture 2007-2013 : vous pouvez toujours faire l’économie de l’apprendre par coeur, mais un bon print doublé d’un “marqueur fluo” n’est vraiment pas un luxe.
  • Dans les services online (payant), vous pouvez retrouver welcomeurope.com. Je reste assez sceptique sur l’efficacité de leur moteur de recherche, mais vous êtes sensés pouvoir faire une recherche avancée. Si vous n’êtes pas affiliés, vous ne verrez que l’intitulé des subventions (un copié collé sur google vous donnera en général les compléments d’informations).

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…………………………………………………………………………….
Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
Hurry up : Projecteurs à vendre.

La société française ETC revend des projecteurs ProjectionDesign F32 qui ont été utilisés 6 mois sur le stand français à Shanghai pour 4400 euros lentille incluse (18.000 euros en prix liste) avec 6 mois de garantie.

Guy Garcia

Directeur – Départements Multimédia & Muséographique
Ligne directe : +33 (0)1 45 15 28 14
Portable : +33 (0)6 85 71 42 95
E-mail :
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Focus de Veille : pearltrees – art+numérique+belgique – dictionnaire d'internet – festival chemins numériques – la gaîté lyrique – neen art – laguna art price…

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Nov 292010
 

Début 2010, j’avais essayé l’application pearltres : un service de bookmarks online avec interface visuelle. Si l’idée était très séduisante, le service proposé restait malheureusement trop basique (une seule possibilité d’importation, pas de multitaggage, pas d’option “à la volée”…). Si quelques possibilités ont été rajoutées depuis, pearltres m’apparaît encore aujourd’hui comme cette “bonne idée qui n’a pas les moyens de dépasser le niveau du gadget sympatique”. Lorsque l’on a, comme moi, près de 2000 entrées et une bonne centaine de tags, on retourne assez vite à PersonnalBrain, delicious, diigo et confrères, en regrettant de s’être pris à rêver. Parce que voilà, il y a moyen de rêver un peu tout de même. Avec quelques outils supplémentaires, il y aurait serait tout à fait possible de proposer son site ou son blog sous pearltrees… ou pourquoi pas un outils de veille et même la visualisation d’un réseau arts numériques (si vous voyez où je veux en venir). Bref, ça n’est pas encore le cas, mais qui sait, peut-être un jour.

Pour plus d’infos sur pearltrees, je vous conseille les vidéos de ReadWriteWeb : Pearltrees : logiques sociales et fin du searchPearltrees : l’organisation subjective du web ; la vidéo Pearltrees, l’idéal du partage en ligne de l’information ; ou l’entretien vidéo avec Patrice Lamothe (fondateur de pearltrees).

Je vous proposerai donc le focus d’aujourd’hui en utilisant cet “arbre à perles” et en demandant au utilisateurs d’ibook/iphone de bien vouloir m’excuser, puisque l’interface utilisateurs est… en flash.
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Magazines et revues online (part1) : Turbulences Vidéo – Magazine du CIAC – HorizonZéro

 BONUS  Comments Off on Magazines et revues online (part1) : Turbulences Vidéo – Magazine du CIAC – HorizonZéro
Nov 272010
 

Turbulences Vidéo : www.videoformes-fest.com/publication__turbulences_video.php
Magazine du CIAC : www.ciac.ca/magazine-electronique-du-ciac-fr
HorizonZéro : www.horizonzero.ca
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Je voulais aujourd’hui continuer de vous présenter les sources (francophones dans un premier temps) que j’utilise régulièrement et qui se présentent comme magazines ou revues électroniques. Je ne ferai que citer ici les structures productrices, elles feront l’objet d’articles ultérieurs. Pour rappel, vous pouvez retrouver des articles similaires via les tags magazines, ou (plus largement) documentation.

Je commencerai par le trimestriel Turbulences Vidéo pour lequel j’ai déjà été rédacteur. Produit par Vidéoformes depuis 1993, le magazine papier a été remplacé depuis le n°57 par une édition online. Cette formule permet à la publication de couvrir amplement des sujets liés aux cultures numériques et à la vidéo via des articles de fond, des chroniques, des portraits d’artistes… Les contributions sont pour l’instant bénévoles (en tous cas depuis la version Web), mais la volonté de trouver un modèle économique permettant une rétribution des auteurs est présente. Il est évident que fonctionner sur base de bénévolat a des avantages évidents en termes budgétaires. Cela permet à Turbulences, entre autres, de pouvoir proposer des articles conséquents, d’aborder des sujets très variés et d’offrir au final un mag qui peut aller jusqu’à une septantaine de pages, voir plus. Encore faut-il pouvoir compter régulièrement sur un contenu de qualité. Si la rétribution peut pallier au problème, j’espère malgré tout que la publication gardera toujours une place pour cette contribution bénévole, qui en fait actuellement, me semble-t-il, sa grande richesse. L’appel à contribution pour le numéro 70 est toujours ouvert : Hurry up – deadline le 13 décembre 2010.

Le magazine du CIAC est assez incontournable dans toute Webothèque qui se respecte. Présent depuis 1997, il est édité par le Centre International d’Art Contemporains de Montréal (NB : petit problème parfois sous firefox pour passer la page d’acceuil). N’étant pas exclusivement centré sur les arts dits numériques, une recherche peut être la bienvenue. Pour trouver plus facilement votre bonheur, je vous conseille de doubler votre recherche interne par un moteur de recherche externe qui sera plus efficace sur certains points (site:http://www.ciac.ca/magazine + mots clés).

On reste au Canada pour un mag qui trouverait sa place dans ma série cimetière de projets, puisque sa publication a été arrêtée en 2004. Ceci étant dit, un numéro spécial est apparu début de cette année 2010 (ce qui laisse présager d’autres spéciales occasions) et on sent bien le choix de ne pas présenter le site comme une archive. Quoi qu’il en soit, entre 2002 et 2004, l’équipe de HorizonZéro a de présenté du contenu sur des artistes canadiens oeuvrant dans le vaste domaine des nouveaux médias. Bien qu’une version texte soit toujours présente, une version flash vous donne accès à la recherche qu’a menée la rédaction, afin d’offrir pour chaque numéro un objet électronique unique. Aujourd’hui, les différentes réalisations peuvent prêter à sourire, mais n’oublions pas que nous sommes début des années 2000. S’il est vrai qu’HorizonZéro propose un environnement visuel/sonore/interactif qu’on pourrait qualifier de gadget (empruntant allégrement aux jeux électroniques et aux DVD interactifs), que s’il est censé être en relation avec le contenu, ça n’est bien souvent qu’anecdotique et qu’il n’apporte non seulement pas de véritable valeur ajoutée au texte, mais entrave même souvent une lecture agréable… il n’empêche qu’il y a malgré tout une volonté de présenter quelque chose de différent, d’essayer de faire vivre un parcours au lecteur, de lui proposer d’autres chemins de lecture. Le problème étant que le contenu principal, la matière première, celle qui nous intéresse finalement, résiste. Et nous résistons avec elle. Je reviendrais sur cette question, que j’ai déjà abordée d’ailleurs, dans mon prochain article sur les magazines online.

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Nov 262010
 

tags art numérique - 26 nov. 2010


Cet article fait partie d’une suite d’article du même nom. Vous pouvez retrouver une onthologie de textes online francophone
consacré à l’art dit numérique sur le portail www.qu-est-ce-que-l’art-numerique.info

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Ceux qui ont suivi cette suite d’articles ont pu constater que j’ai fait un focus régulier sur les évolutions majeures de l’entrée “art numérique” de Wikipédia. J’arrive au bout aujourd’hui en vous présentant les deux dernières changements majeurs. Je rappelle qu’elle apparaît dans l’encyclopédie pour la première fois le 24 juillet 2004 à 17:50 avec ce début de première phrase : “L’art numérique est presque impossible à définir…”

Si je me suis attardé sur Wikipédia, c’est que l’Encyclopédie devient peu à peu la première réponse des principaux moteurs de recherche (Google en tête, qui entre parenthèse est un des premiers investisseurs… pardon donateurs du projet), et ceci dans de nombreux domaines. Je ne rentrerai pas ici dans les nombreux débats que l’Encyclopédie suscite : les scandales répétés de son créateur Jimmy Wales ou les questions sur son fonctionnement interne sont régulièrement abordés dans la presse et sur des sites comme wikibuster ou wikipedia.un.mythe.over-blog.com. Ceci étant dit, je relèverai simplement le fait que depuis que je répertorie les textes online qui parlent d’arts dit numériques, j’ai référencé plus d’une cinquantaine de sources qui reprennent intégralement, partiellement ou qui ont adapté légèrement le texte de Wikipédia. En notant que certaines de ces sources sont des institutions d’états, des structures ayant des subsides publiques et oeuvrant dans le “réseaux arts numériques” ou même des médias ayant pignon sur rue, je ne pouvais que m’intéresser à cette définition “encyclopédique”.

Donc, nous en étions à la version du 11 août 2007, aucune évolution majeure jusqu’en 2009, si ce n’est de nombreuses tentatives d’autopromotion, certains s’ajoutant simplement à la liste des artistes, d’autres se gratifiant au passage de quelques lignes promo insérées à la va-vite. En juillet 2009 apparaît un nouveau chapitre entier, qui sera retiré dès le lendemain, ne correspondant pas aux critères wikipédiens et étant doublé d’une autopromo manifeste. Il faudra attendre février 2010 pour qu’un court chapitre “Matériel et logiciel” soit enfin ajouté.

La version actuelle date du 24 novembre 2010 et ne comporte que peu de changements par rapport à celle de février.

Face à une littérature dense et riche sur le sujet, l’article apparaît évidemment comme assez pauvre. On peut noter qu’au fil du temps, ses nombreux rédacteurs ont pris le parti d’exemplifier, de décrire plutôt que d’essayer de définir. Si cela donne un certain intérêt à l’article, le manque de structure, de rigueur et de vision globale auraient malgré tout tendance à le faire apparaître comme une simple ébauche. La bibliographie, bien qu’incomplète offre néanmoins une très bonne base de recherche. Il est simplement dommage d’y trouver si peu de référence en français, alors que la locution “art numérique”, son histoire et ses différentes réflexions théoriques ont, il me semble, quelques spécificités liées à la langue et au milieu culturel francophones.

Avant de vous présenter les deux dernières modifications, je tiens à signaler aussi que j’ai transformé l’onglet “… qu’est-ce que l’art numérique ?” présent sur www.art-numeriques.info, et qu’il est devenu un portail à part entière. Comme me l’avaient fait remarquer certains d’entre vous, le nombre de sources devenaient trop important et le temps de chargement de l’onglet devenait très long. Ca rendait la recherche et la consultation pénible. J’ai donc réparti les différents texte par dates de publication. Vous pouvez retrouver tous les textes à l’adresse suivante : www.netvibes.com/qu-est-ce-que-l-art-numerique (ou via une redirection : www.qu-est-ce-que-l-art-numerique.info). J’y ai rajouté une trentaine de nouvelles sources. Je continuerai à faire des articles-focus sur ces dernières, afin de vous présenter celles qui me paraissent les plus intéressantes.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (7ème version)
juillet 2009 – historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=42759461

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Pour apporter un éclairage sur ce que pourrait être l’Art Numérique

Prenons pour base de réflexion les définitions combinées d’Art et de Numerique fournies par le Larousse.

Art : expression idéale et désintéressé du beau, ensemble des activités humaines créatrices qui traduisent cette expression

Numerique : Qui relève du nombre

L’Art Numerique serait donc l’ensemble des activités humaines créatrices qui traduisent l’expression idéale et désintéressé du beau par des techniques liées aux nombres. Une idée finalement très ancienne puisque le rapport qu’entretient l’Art avec les mathématiques et les sciences peut être observé à tous les stades de son évolution. Le nombre ne serait-il pas à l’origine même de la Création?

C’est ce que pensait Pythagore qui voyait dans les nombres les principes de toute chose. Il donna son fondement arithmétique et géométrique à la section d’or. Ces Divines Proportions ordonnant l’harmonie de la nature furent la base géométrique organisant les proportions des plus grands monuments. Elles furent appliquées à la construction des cathédrales européennes jusqu’au Taj Mahâl, comme elle l’avait été à la conception des pyramides d’Egypte.

A la Renaissance alors que ressurgissent les techniques élaborées dans le passé par les sociétés athénienne et romaine, les tableaux, constructions et gravures sont nombreux qui illustrent les avancées de la science, et témoignent de la symbiose entre peinture et mathématiques, ainsi la création de la théorie de la perspective linéaire et la redécouverte des polyèdres dont les solides de Platon. A ces Cinq polyèdres convexes réguliers : le tétraèdre, le cube, l’octaèdre, le dodécaèdre et l’icosaèdre les grecs avaient accordé une signification mystique. A chacun d’entre eux, ils avaient rattachés une grande des entités qui selon eux façonnaient le monde : le feu, l’air, la terre, l’univers et l’eau. La présence et l’interaction de ces éléments, de leurs principes et propriétés en différentes proportions déterminerait l’ordre du monde et de la Création.

Pour créer l’illusion de la beauté naturelle l’artiste ne copie donc pas la Nature, il l’observe et utilise ses systèmes et ses mécanismes de création pour donner corps à son imaginaire. Ces systèmes et mécanismes basés sur des signes et des nombres permettent de matérialiser l’univers occulte contenu dans son esprit en une œuvre accessible au sens de chacun. Lignes de fuites, perspectives et proportions participent à lui donner une signification. Cette démarche peut-être inconsciente guidée par l’inspiration, la section d’or agit sur nos sens et, par eux, sur notre cortex cérébral, c’est pour cette raison que nous sommes inconsciemment enclins à trouver belles les grandeurs de tous ordres qui entrent dans cette relation. ” (La Recherche 278 juillet-août 1995 volume 26). Et quand la démarche de l’artiste s’appuie consciemment sur ces systèmes, son œuvre est souvent imprégnée d’une dimension mystique ou spirituelle. Pour Leonard de Vinci La science de la peinture est tellement divine qu’elle transforme l’esprit du peintre en une espèce d’esprit de Dieu.

Il pense en outre que Toute action naturelle est engendrée par la nature de la plus courte façon que l’on puisse trouver. Alors il est naturel que l’Artiste cherche lui aussi le plus court moyen de son expression. Grâce aux techniques numériques, il ouvre un nouvel espace de création. Un univers parallèle, dans lequel et sur lequel il a une action créatrice en maniant directement les nombres et les formules mathématiques qui le régissent. L’Art numerique est donc tout simplement une évolution naturelle de l’expression artistique qui loin de vouloir éclipser les autres, les servent, les unissent, leur offre de nouveaux moyens, se mêle à elles et les enrichit. Alors qu’un grand intérêt se porte sur les théories quantiques et que la science conçoit la probalité d’un univers à plusieurs dimensions, l’univers du numerique s’ouvre à l’Art. Un espace ouvert sur le monde dit réel et qui interagit avec lui.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (8ème version)
février 2010 – historique de la page « Art numérique »..
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=50143312

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Matériel et logiciel

Indépendamment de chaque projet artistique, l’art numérique s’appuie sur l’état de la technique de son temps, il est donc dépendant du matériel (hardware en anglais) et des logiciels (software). Avant les années 1990, époque où cohabitaient de multiples systèmes d’exploitation, la plupart des artistes numériques réalisaient eux-mêmes les logiciels nécessaires à leurs œuvres comme Erkki Kurenniemi, Piotr Kowalski, Jean-Robert Sedano ou David Rokeby. L’arrivée de logiciels dédiés à la création numérique a simplifié la tâche des artistes avec notamment Director en 1986, pour la création de Cd-Rom et Max/MSP en 1990 de Miller Puckett, qui deviendra le célèbre logiciel libre Pure Data en 1995, pour la création sonore. En 2001 apparait Processing, un logiciel libre adapté à la création plastique et graphique interactive.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
hurry up :
Résidences de formation en management artistique pour artistes et futurs managers – Les ateliers d’arts contemporains deadline le 15 déc. 2010
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Portail "Art + Numérique + Logiciels" et introduction à Processing

 DATABASES, SOFT/HARDWARE  Comments Off on Portail "Art + Numérique + Logiciels" et introduction à Processing
Nov 142010
 

conception graphique générative

portail de veille  : www.netvibes.com/arts-numeriques-logiciels
processing : processing.org
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Il y a quelques mois, j’avais très envie de présenter la future sortie du livre “La conception graphique générative – Concevoir, Programmer, Visualiser avec Processing” de Hartmut Bohnacker, Benedikt Groß, Julia Laub et Claudius Lazzeroni. Mais évidemment, ça voulait dire qu’il fallait que je m’attaque à Processing ou que j’évite lâchement le sujet. Il faut bien dire que c’est un peu ce que j’ai fait depuis que j’ai commencé ce blog : si j’ai bien présenté quelques soft/hardawre, je me suis bien gardé de mettre les doigts dans ce sujet trop complexe et qui plus est, déjà très bien documenté par des sites de référence.

Ceci étant dit, il me semblait difficile d’éviter plus longtemps de vous proposer une veille sur le sujet.

Vous pourrez retrouver sur ce portail “art + numérique + logiciels” un ensemble d’outils (softwares et langages de programmation), dont je compléterai les onglets au fur et à mesure de mes articles sur les différents sujets. Il va s’en dire que je ne vais pas chercher à être exhaustif, mais bien à simplement rassembler quelques pistes qui permettront une bonne introduction à tel langage ou tel logiciel. Je privilégierai bien entendu les sources francophones, mais il est évidemment difficile de faire l’économie de l’anglais. Un agrégateur qui vous permettra de faire des recherches suivra dès que j’aurais le temps de le mettre en place.

Onglet Processing

J’ai donc commencé par compléter ce premier onglet, et je pense que vous pouvez, dès à présent, y retrouver un nombre considérable de sources et une veille sérieuse qui vous permettra d’en récupérer d’autres. Il me semblait donc ridicule de copier dans cet articles les différents liens, parce que ça aurait fait une nouvelle liste de listes et rajouter encore un intermédiaire, sans réelle valeur ajoutée.

Par contre, j’avais envie de faire un focus sur quelques personnes/projets qu’on ne peut éviter lorsqu’on cherche des informations Web sur la programmation en art :

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flux rss processing.org
[rssinpage rssfeed=’http://feed.processing.org/rss’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

flux rss codelab processing
[rssinpage rssfeed=’http://codelab.fr/fil-forum-processing’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Focus de veille – poptronics – imal – gallery@calit2 – kinect – ARTErra

 BONUS  Comments Off on Focus de veille – poptronics – imal – gallery@calit2 – kinect – ARTErra
Nov 092010
 

moddr_

site web : www.arts-numeriques.info
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Pour aujourd’hui ça sera donc un petit focus sur la veille

  • Magazines : “Ce repos par Chris Marker, Indira Solovieva et nos doubles“, un article de poptronics aux multiples “arrières-goûts dans la bouche”, qui de lien en lien vous promène des possibles monétisations des médias numériques au bar de la Jetée sur l’Ouvroir Second Life, en passant par le portugal, un article du monde, le Centre Pompidou, Wikipédia… dans le désordre et la non-exhaustivité de ma mémoire. (A noter que les vidéos des Forums d’Avignon sont en ligne – à voir également sur arte.tv).
  • Hard/Software : “Openkinect project – hacker kinect pour la bonne cause“. Voilà donc ce fameux capteur 3D “grand public low cost” en passe de devenir un peu plus public que Microsoft ne le voudrait. Gageons qu’à l’instar des wiimote, pas mal de cam-kinect vont apparaître dans les différents workshop et dorkbot de la planète.
  • Calls : “ARTErra rural artitic residency (Portugal)“. Arterra est une structure privée située à Lobão da Beira (petit village “calme et verdoyant”) et qui a pour but d’encourager la création artistique. Elle offre des résidences fonctionnant dans une logique de “laboratoire”. Les artistes pourront trouver en Arterra “un lieu confortable, avec plusieurs espaces pour la création et le développement d’œuvres artistiques”.

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Nov 082010
 

A. Vermeulen - Biomodd ATH¹

site web : www.bamart.be
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Le BAM est donc l’Institut flamand pour l’audiovisuel et les arts médiatiques. Il est le fruit de la fusion de la Fondation pour les arts audiovisuels (Initiative Audiovisual Arts IAK) et de la Fondation pour les arts visuels (Initiative Visual Arts IBK).

La structure informe, documente et stimule la recherche. Elle offre une base de connaissances et d’informations aux personnes et aux organisations du secteur, pour leur permettre de travailler de manière professionnelle. Pour le faire le plus efficacement et plus largement possible, Le BAM développe différentes plateformes web et des bases de données en ligne.

L’institut ouvre aussi divers débats, tels que : le soutien à la création, le positionnement et le réseautage mutuel, l’importance de la mémoire ou les questions sociales, telles que la diversité et l’e-culture. Il se tourne également vers d’autres domaines comme la science, la technologie, l’éducation et l’économie.

Il collabore enfin avec d’autres structures dans le monde, ce qui m’amène au concret.

Je vous invite à faire un tour du côté de l’onglet projects, où vous pourrez y retrouver l’E-Culture-Fair ou la Canvas collectie… La plupart des projets sont hautement flamandophone ou internationalophone (c’est fait pour), mais leurs bases de données de structures, d’artistes et de projets (comprenant Bruxelles) vaut le détour. Aucun effort n’a été fait pour vous permettre de circuler agréablement dans ces bases de données, et on se lasse très vite si on fait de la prospection, mais… ça a le mérite d’exister bien entendu. C’est en tous cas, une des portes d’entrées vers la création en communauté flamande (de Belgique).
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flux rss BAM residences
[rssinpage rssfeed=’http://www.bamart.be/feed/index/nl/BAM/6′ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up :  Call E-art on AIR – AIR – deadline 30 nov. 2010

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Nov 072010
 

veille arts numériques

Voici donc une série d’update pour cette semaine.

  1. www.arts-numeriques.info/veille : création de la veille  qui vous permet de faire des recherches dans tous les flux.
  2. portail netvibes : nettoyage en profondeur des flux
  3. informatique – tech/sciences : nouvel onglet du portail netvibes
  4. qu’est-ce que l’art numérique : rajout de textes
  5. Artistes + Numérique + Belgique : rajout de données et d’artistes dans le portail.
  6. pour les paresseux : insertion de plusieurs veilles partielles dans la colonne de droite du blog (il suffit de descendre un peu).

Ces espaces vous fournissent automatiquement des infos en temps réel sur les différentes sources présentées sur le blog, avec différentes présentations. On est encore loin du portail personnalisable, mais en attendant, il y a déjà moyen de se tenir informé.

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Focus de veille : magazine, blog, artiste, festival, software, hardware, interview, appel

 BONUS  Comments Off on Focus de veille : magazine, blog, artiste, festival, software, hardware, interview, appel
Oct 312010
 

Wired City

Un petit tour du côté de la veille www.arts-numeriques.info en guise de bonus week-end.

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Oct 292010
 

Un petit tour du côté de la veille www.arts-numeriques.info en guise de bonus week-end.
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flux rss du blog du festival Elektra
[rssinpage rssfeed=’http://blog.elektramontreal.ca/index.php?/feeds/index.rss2′ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Oct 282010
 
labforculture.org

site web : www.labforculture.org
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Un site web, 50 pays, 6 langues“… on peut rajouter, plus de 5000 membres et 500 blogs (avec possibilités de mettre un flux rss), dont le plus actif aujourd’hui est “Projects, Calls for Proposals and Funding“, ce qui n’est déjà pas mal.

Pour le reste, que peut-on trouver sur ce portail commandé par la “Fondation européenne de la culture” :

  • annuaire ou le tour du monde en 1580 résultats, c’est finalement assez peu puisque le site est généraliste. Les système de filtrage fonctionne bien et il faudra passer par “arts électroniques” ou “nouveaux médias et arts numériques” ou… pas moyen de mixer, pas moyen non plus de suivre une liste de résultats. Il vous restera donc quelques 200 structures, un peu plus si vous passez par “arts multidisciplinaires”. Difficile de savoir, il faut malgré tout sortir la pince à épiler. Dommage. Les résultats sont sous format “fiches” claires et précises. Une note particulière pour le taggage qui est, comme je l’ai dit, fourni. Vous pouvez bien entendu bookmarker les fiches qui vous semblent intéressantes.
  • financement : quelques 300 résultats pour “les agences et les programmes“, “les fondations“, “le financements alternatif“, “la philanthropie“, des “astuces“…
  • Nouvelles culturelles : magazines, infos, newsletters, calendriers d’événements, mailings…
  • Projets : ou comment faire naître une communauté et surtout la conserver. Vous avez réalisé un projet, soumettez-le sous forme de récit pour que la communauté en profite. Hors communauté, c’est d’un intérêt moyen. Par contre les “10 études de cas” détaillées, sont quant à elles parfois très intéressantes.
  • Ressources pour la recherche : no comment, je vous laisse avec 773 bases de données, outils de recherche, publications, enseignement…
  • page des flux rss

A voir aussi

Dans la série des portails, voilà donc un exemple de poids. Mais c’est surtout le fait que ça soit un outil supranational, supra réseaux, qui est là pour ce fameux réseau “de facto” dont je parle tant. Ainsi, on peut y retrouver le “RAN” , le “FILE” , “digitalarti” , “Le Cube” , “la Société des Arts Technologiques” , les “dorkbot” , le “festival Elektra” , la “Kitchen Budapest” , “The Upgrade” , le festival “ars electronica” … etc. etc. Les acteurs des principaux réseaux ici réunits et qui fait qu’on a pas besoin de courir partout.

heu… en fait, non. Enfin oui, le festival “ars electronica” oui. Les autres : non.

Quelles que soient les raisons de leurs absences -et elles peuvent être multiples et surtout “bonnes “(les raisons sont toujours bonnes, n’est-ce pas ?), il me semble que la plus simple et la plus pragmatique : c’est qu’on ne les y ait pas mis. Pas encore en tous cas. Ou alors, c’est peut-être à cause de cette mode du “participatif”, qui fait, qu’en plus de publier sur notre site, on doive publier sur notre blog, sur notre facebook, notre myspace, twitter, et tous les portails qui seraient tellement vides sans. J’y reviendrai, car ça n’est pas anodin.

Pour finir, je vais vous montrer par quel article (et outil)  j’ai découvert “LabforCulture” et qui m’a donner l’envie d’y revenir. C’est un bel exemple et il y en a vraiment beaucoup d’autres : “Les blogs culturels en Europe” (j’en reparlerai de toute façon lors de la présentation des blogs sur lesquels je ne me suis pas encore penchés). Vous pourrez retrouver ses différents flux sur le portail.

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flux rss général de LabforCulture
[rssinpage rssfeed=’http://www.labforculture.org/en/rss/feed/recent’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – Anthologie des textes online

 INFOS  Comments Off on Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – Anthologie des textes online
Oct 232010
 

focus artistes belgique - collectif anteloop

Le blog se met en mode “stand by” afin de me permettre de travailler sur la conception du futur portail www.arts-numeriques.info. J’en profiterai pour
mettre à jour quelques onglets de mon bac à sable NetVibes : moteurs de recherches, “…qu’est-ce que l’art numérique”, appels, et artistes…

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J’ai complété l’onglet “… qu’est-ce que l’art numérique ?“. Voilà donc une bonne introduction il me semble, si vous cherchez des descriptions et des points de vue sur l’art, le numérique, le Web, les technologies, les sciences… Plus de 130 textes vous feront passer des années 80 aux années 2010.

Ca n’est qu’un début bien entendu et je continuerai à mettre un coup de projecteur sur certains d’entre eux sur ce blog, tout en commençant une recherche active sur le sujet afin de trouver d’autres textes. Je complèterai d’ailleurs l’onglet “Recherches Bibliographiques” avec une veille sur les documents (qui comprendra certains moteurs de recherche qui permettent d’explorer le Web profond ou tout simplement des bases de données inaccessibles aux moteurs de recherche externes).

Le futur portail devrait vous permettre de faire des recherche dans tous ces documents.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call : soundart for SoundGate 2010 – Web – deadline 14 nov. 2010

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Bibliographie Art Numérique – veille

 INFOS  Comments Off on Bibliographie Art Numérique – veille
Oct 222010
 

Le blog se met en mode “stand by” afin de me permettre de travailler sur la conception du futur portail www.arts-numeriques.info. J’en profiterai pour
mettre à jour quelques onglets de mon bac à sable NetVibes : moteurs de recherches, “…qu’est-ce que l’art numérique”, appels, et artistes…

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Je ne pensais pas faire une bibliographie liée aux “arts numériques”, parce qu’il me semblait qu’il y avait déjà pas mal de listes éparses et que je ne voyais pas comment proposer une alternative satisfaisante.

Mais, suite à plusieurs discussions avec des personnes qui me demandaient des liens bibliographiques, je me suis dit qu’il serait peut-être bien de mettre un onglet “Recherches Bilbliographiques” sur le portail. Je commencerais donc par les livres et je continuerais peut-être par les articles et magazines si ça ne fait pas trop doublon avec l’onglet recherche Web. Je complèterai ça dans la semaine.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call: ARTchSO Vidéo Festival 2011 – asian artists – France – deadline le 20 déc. 2010

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UQUAM – NT2 – Nouvelles Technologies Nouvelles Textualités – Textes et oeuvres hypermédiatiques (part 2)

 DATABASES, STRUCTURES  Comments Off on UQUAM – NT2 – Nouvelles Technologies Nouvelles Textualités – Textes et oeuvres hypermédiatiques (part 2)
Oct 182010
 

R. Drouhin - IP Monochrome

site web : nt2.uqam.ca
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J’avais commencé à vous parler de NT2 avec un focus sur le terme “hypermédiatique” dans mon article du 14 sept. 2010, je poursuis donc avec l’exploration du site en lui-même.

  • Répertoire : “Cette base de données propose une recension des œuvres artistiques et littéraires employant plusieurs pratiques hypermédiatiques“. Pour simplifier la recherche, je vous conseille d’aller directement à cette page qui vous donnera accès à tous les filtres. Ils sont nombreux et vous pouvez affiner votre recherche. Pour suggérer une oeuvre, utilisez le formulaire de contact. Les entrées de NT2 sont évidemment très bien référencées. Je vous conseille de bien intégrer le concept d'”hypermédiatique” avant de soumettre une oeuvre.
  • La “Bibliographie” propose les ouvrages de théorie et de fiction sur la culture hypermédiatique disponibles pour consultation au Laboratoire du NT2 à Montréal (mais certaines sources sont présentent sur “Google Scholar et un lien vous propose la recherche en 1 clic)
  • Dossiers Thématiques” : composés d’une “définition, d’un article, de ressources bibliographiques et d’œuvres sélectionnées, les dossiers thématiques présentent un courant, une pratique ou une thématique récurrents dans des œuvres Web“. Ils vous sont présentés comme une aide pour commencer une recherche, un piste vous offrant des pistes de travail. Une vingtaine de sujets sont déjà abordés de façon claire, précise et très bien documentée. Certains se retrouveront dans ma suite “… qu’est-ce que l’art numérique“. Ces “dossiers” sont doublés de “cahiers virtuels” (travaux d’étudiants et de chercheurs en rapport avec leurs différentes recherches lié au NT2), mais l’option semble s’être arrêtée en 2009, dommage.

Je détaillerai les nombreux projets du  NT2 dans un prochain article.
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flux rss NT2
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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Appel à candidature : Résidence IMéRAdeadline 30 janv. 2011

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? – info

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Oct 172010
 

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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Ce focus se termine et comme promis, j’ai commencé à mettre tous mes liens sur la page « … qu’est-ce que l’art numérique ? ». Il me reste encore une bonne moitié de sources à mettre online, ce qui sera fait dans les deux semaines qui viennent je pense.

Certains liens viennent de disparaître (le projet IDEA online – voir article du 07 oct. 2010), mais je pense que c’est provisoire. D’autres risquent peut-être de disparaître également, certains ne tiennent qu’à un fil, le Web est un mouroir. J’ai une copie de ces textes offline, mais, outre la question des droits d’auteur, le but de cet anthologie est de montrer ce qu’il y a de présent sur le Web, ce qui est consultable par tout un chacun. Mes liens seront vérifiés régulièrement, mais ils se peut que certains restent un moment vidés de leurs contenus.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part15)

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Oct 162010
 

tags art numérique - 15 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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De l’Art vidéo au Net art” – C.L.
sept. 2010 – article paru dans “lalibre.be
www.lalibre.be/culture/arts-visuels/article/606273/de-l-art-video-au-net-art.html

Quand il s’agit de définir les notions associées à l’art numérique.

On considère généralement que l’art numérique est né à la fin des années cinquante par quelques expériences à partir de postes de télévision, et que les deux plus importants pionniers sont l’Allemand Wolf Vostell (1932) et le Coréen Nam June Paik (1932) qui, tous deux, au début des sixties, sont les initiateurs de l’Art vidéo en détournant à leur tour la télévision de son utilisation fonctionnelle. L’autre composante majeure de l’art numérique est l’apparition de l’ordinateur. Enfin, et pour faire très court, la troisième part essentielle du développement intervient dans les années nonante avec l’existence d’Internet. La conjonction de ces trois éléments, leurs développements et leur commercialisation massive, a donné naissance à une nouvelle forme de langage issu des machines, et à une diffusion sans limite.

Au stade actuel, le numérique s’est ouvert des horizons créatifs pratiquement sans fin. Cet outil, géré par des programmes, n’entre pas en concurrence avec les autres modes de création, il agit conjointement en ses spécificités. Outre celle de la conservation de ces œuvres (pérennité des supports et des moyens de monstration), deux questions étroitement liées se posent en rapport avec le marché artistique tel qu’il est habituellement conçu. Quel est l’original d’une œuvre numérique (virtuelle) et quelle est sa valeur commerciale ? Tant qu’il existe un support, l’original et ses multiples éventuels sont déterminés par l’artiste qui signe et numérote. Le reste est copie sans valeur marchande qui peut néanmoins servir à la diffusion après paiement d’un droit fixé. Pour les œuvres en ligne téléchargeables librement, la notion d’original se perd, et le marché est inexistant, mais la diffusion illimitée ! On a dit révolution ?

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part14)

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Oct 152010
 

tags art numérique - 15 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom. Pour retrouver l’ensemble des descriptions, voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »
ou l’onglet « qu’est-ce que l’art numérique ? » sur le portail provisoire www.arts-numeriques.info

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En guise d’apéritif, je vous propose l’émission “La Grande Table” de “France Culture” :  émission du 28 septembre 2010. Laisser charger et aller directement avec  le curseur un peu plus loin que la moitié de l’émission, puisque le débat sur l’art numérique était en deuxième partie.

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Arts Multimédias / Numériques : Leurre ou réelle mutation des arts préexistants ?” – Quentin Drouet
déc. 2005 – Mémoire de recherche sous la direction de Mr Pierre Morelli Université de Metz
www.kent1.info/Preambule

Je vous présente aujourd’hui un autre mémoire dont j’ai essayé d’extraire un ensemble de réflexions, puisqu’il ne présentait pas de résumé. Comme pour de précédentes, cette extraction sera donc quelque peu artificielle et ne reflète pas du tout le document, qui est à l’inverse très bien structuré et vous guide agréablement des débuts de l’informatique aux réalisation artistiques récentes de l’époque, avec toute une partie très intéressante sur le “Média Théâtre”.

Ca ne vous apprendra pas grand chose si vous avez déjà lu les “classiques” de la bibliographie proposée, le mémoire restant dans un cadre “scolaire” assez étroit, mais si vous n’avez fait que survoler les textes présentés dans cette suite d’articles, alors, il serait dommage de vous priver : c’est un résumé condensé de “tout ce qu’il faut savoir pour bien appréhender la matière” et ça vous donnera certainement l’envie de lire les sources.

NB : Le site de Quentin n’étant pas mis à jour depuis 2009 et la présentation de son mémoire n’étant pas des plus simple, si vous voulez avoir accès à l’entièreté du mémoire, vous pouvez le télécharger au format pdf, le consulter directement en ligne, ou parmi les autres textes sur le portail www.arts-numeriques.info.

Les extraits ci-dessous ne reprennent pas les notes en bas de pages et donc les références des nombreuses citations de l’auteur. Vous pourrez bien entendu les retrouver dans le texte original.

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Préambule

Quel objet, pièce, manifestation ou toute autre représentation peut être qualifié d’artistique ? Qui à la légitimité de les dénommer comme tels et pourquoi ?

Le rôle de l’art est de porter un regard créatif, critique, interrogatif sur le monde, tout en bousculant les modes de pensées ordinaires… Il entretient des relations constantes avec son environnement, qu’il soit politique, économique ou social… La définition de ce terme reste ambigu dans notre esprit. Son évolution au fil des siècles a incité les théoriciens et autres critiques à élaborer des classifications en fonction des périodes spatio-temporelles de réalisation, des différents courants qui ont créé et mis en oeuvre des modes de représentations différents… Ont-elles encore lieu d’être aujourd’hui ? Pour qu’une oeuvre soit reconnue comme telle, doit-elle forcément être comparée à d’autres ? Doit-elle être considérée comme étant du même type, et ainsi faire partie d’une catégorie fermée, homogène ? Sa reconnaissance relève-t-elle réellement d’une ressemblance avec d’autres ? L’utilisation de nouveaux outils nécessite-t-elle obligatoirement l’ouverture de nouvelles catégories ?

Telles sont les questions qui me tourmentent. A ces interrogations, plutot que de prétendre apporter des réponses, nous tenterons d’ouvrir quelques pistes de réflexion.

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Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part13)

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Oct 142010
 

tags art numérique - 14 oct. 2010

Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom.
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Le 10ème Art” – agence de design “10ème art”
avril 2007 – dans un communiqué de presse de l’agence sur “bigpress.com” et repris sur le site de la même agence
www.big-presse.com/big-article-Art-1707.php
www.10eme-art.com/presentation~classification-des-arts-fr.html

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La classification des Arts

Un classement des Arts a été établi par Hegel
qui en distingue 6 :
• l’Architecture
• la Sculpture
• la Peinture
• la Musique
• la Danse
• la Poésie

Au fil des décennies la liste s’est allongée et d’autres formes artistiques ont fait leur apparition. Ricciotto Canudo, un des premiers critiques de cinéma, est l’auteur de l’appellation “7e Art” pour définir le cinéma. Le 8e et le 9e Art sont respectivement la télévision et la BD.

Définition du 10e Art2

Le 10eme Art, c’est l’Art Numérique, l’Art des nouvelles technologies.

Telle qu’elle tend à s’affirmer aujourd’hui, la notion de 10eme Art englobe l’ensemble des créations artistiques utilisant un support numérique. Ainsi l’infographie, le web design, le pixel art, les jeux vidéo, le VJing ou bien encore le récit sur support numérique pourraient être considérés comme des exemples de la créativité inhérente au 10eme Art.

Un Art universel sans barrières.

Le 10eme Art est un art visible et accessible à tous dès lors qu’il apparaît sur la “Toile” (internet). Ce caractère est révolutionnaire dans la mesure où – à terme – il va profondément modifier les habitudes artistiques : chaque œuvre numérique pouvant être instantanément appréciée par des millions d’internautes.

Un Art susceptible d’être modifié par autrui.
Le 10eme Art ou Art Numérique se distingue aussi par une interactivité unique. Il permet ainsi au créateur de confronter son univers artistique au regard d’autres et même d’intégrer le visiteur dans le processus de création
“.

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