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Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe (part 2) – interview Philippe Franck – Transcultures

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Apr 152011
 

Comme dit dans la première partie de cet article, le 3ème workshop du projet MADE sera accueilli par Transcultures Mons et s’ouvrira au public le mardi 19 avril. Plusieurs présentations, débats et tables rondes auront lieu, de 10 heures à 18h à l’auditorium du BAM (Beaux-Arts de Mons) sur la thématique : Quelle mobilité-identité nomade pour les arts numériques en Europe ? et à partir de 20h30 performance et projections au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes).

« Le génie européen n’est pas seulement dans la pluralité et dans le changement, il est dans le dialogue des pluralités qui produit le changement »
Edgar Morin (Penser l’Europe)

La première fois que Philippe Franck, directeur de Transcultures, m’a parlé de MADE, c’était juste avant le premier workshop du projet qui se déroulait quelques jours plus tard, à Londres. Il était comme d’habitude entre un train et un avion et la conversation se tenait à bâtons rompus. Je dois bien avouer que je n’ai pas très bien compris tous les tenants et les aboutissants, surtout que l’on venait de parler d’autres projets internationaux en cours (dont TRACES par ex.) et que ça se mélangeait sérieusement dans ma tête. Ce dont je me souviens par contre, c’est la sensation que Transcultures avait encore passé un cap dans l’élargissement de la périphérie de Mons.

Il vous sera peut-être difficile de saisir exactement l’énorme travail de réseautage de Transcultures sur leur site, puisqu’il est en passe d’être entièrement repensé, mais il suffit de faire une recherche web sur cette seule dernière année, pour voir qu’on y parle pas mal de Mons, mais également de plusieurs endroits en France, en Hongrie, en Angleterre, de Slovénie, Turquie, Hongrie, Espagne, Lituanie, Finlande, Tchécoslovaquie, Allemagne… et d’endroits plus éloignés comme le Canada, la Tunisie, Hong-Kong ou la Corée du Sud.

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Si Transcultures se nomadise toujours plus, le Centre Bruxellois iMAL (qui sera d’ailleurs présent le 19), n’est pas en reste. Bien qu’ancré plus au coeur du pays, “au chaud” dans la capitale, il a lui aussi développé de nombreux partenariats internationaux. Travaillant avec Transcultures pour différents projets, je charrie souvent Philippe sur ses voyages incessants, mais en lui rédigeant ma liste de questions pour MADE, je me suis fait la réflexion qu’avec plusieurs projets Européens menés en parallèle et récurrents, Transcultures aurait bientôt plus de subventions de l’Europe que de la Communauté Française de Belgique. Je me suis alors demandé si l’on pouvait imaginer, à terme, un espèce de “contrat-programme européen” s’étendant sur plusieurs années ? Mais pour commencer, une petite question mise en route :

J.U. : A voir les différents projets internationaux qui se développent , on a parfois l’impression qu’il est plus facile de rencontrer ceux qui sont loin, que de travailler avec ceux qui sont à nos côtés (ce qui veut dire, dans le cas de la Belgique, à une centaine de kilomètres tout au plus) ?

Ph. F. : On peut le penser, d’autant plus en Belgique comme tu dis… Mais il me semble qu’en ce qui nous concerne, les impénitents Transcultures, nous avons toujours essayé de rester non seulement ouverts aux propositions, mais également d’en créer. Mes premières collaborations transculturelles dans les années 90 par exemple, furent avec des structures flamandes. Aujourd’hui, c’est vrai qu’on est assez centré sur l’international, mais toujours avec le souci de relier, de faire des liens avec ce qui se passe chez nous. Chaque fois que c’est possible, stimuler les créateurs avec ces rencontres précieuses, dans des contextes souvent passionnants .

Jacques Urbanska : Vu son hyper-activité internationale, est-ce que Transcultures pourrait un jour obtenir des subventions européennes “directes”, sur base d’un programme dans lequel elle pourrait développer librement des projets, sans passer à chaque fois par une remise de dossier ?

astéroïde - Valérie Cordy

Philippe Franck : Ca serait souhaitable, mais je ne pense pas que ce soit possible au-delà de 4 ans malheureusement (et encore, dans le cadre de gros projets dont les actions s’étalent de manière internationale. Les aides européennes sont finalement octroyées pour de relatives courtes périodes (1 an, 18 mois, 24 mois comme pour MADE, rarement plus) et les projets ont rarement l’occasion d’avoir une deuxième vie soutenue par le même programme, alors que ça serait très profitable pour ancrer une action plus durablement. Il ne faut pas oublier que, en ce qui concerne les programmes Culture, à chaque euro donné par l’Europe, on doit trouver un autre par nous même et que ce n’est pas facile quand on a déjà une subvention structurelle maigre (comme c’est le cas chez nous). Mais c’est un stimulant évidemment et cela nous permet de proposer, notamment, plus de résidences et de collaborations internationales tout au long de l’année, des publications en fin de processus aussi (ce qui est s’inscrit bien dans notre esprit transculturel qui conçoit toutes ces dimensions comme complémentaires d’un même processus artistique et critique).

J.U. : J’aimerais que tu précises : parce que, outre l’intérêt manifeste des projets européens, je me suis demandé aussi si les structures allaient chercher des budgets à l’Europe, parce qu’elles se sentaient de plus en plus à l’étroit dans leurs propres budgets ? Plus concrètement, Malgré le 50/50 budgétaire imposé par l’Europe, serait-il malgré tout plus “facile” d’avoir des budgets pour organiser un projet international, que de trouver des moyens décents pour entretenir le travail et les collaborations engagés depuis des années au niveau national ?

Ph. F. : Parfois, on peut se le demander, très sincèrement… C’est vrai qu’on se sent à l’étroit au niveau financier pour mener à bien nos missions et nos projets, tant nationaux qu’internationaux d’ailleurs. Nous devons lutter continuellement et sommes le plus souvent sur le fil du rasoir afin de poursuivre les festivals et les différentes actions, même lorsqu’ils sont reconnus à l’international… Il faut souligner que c’est sans doute le lot ici, une petite communauté qui s’ouvre de plus en plus à la création numérique, mais avec beaucoup d’artistes hybrides et de projets intéressants… pour peu de moyens engagés. Il faut donc du courage et de l’opiniâtreté pour ceux qui veulent durer…

J. U. : Sans parler encore de MADE (qui pour moi, est précisément un projet qui met ce genre de questions de côté, ou plutôt qui voit par-delà ou en deça de ces dernières), veux-tu dire que chacun trouve des solutions, des sources de financement pour se donner les “moyens” de créer et que les différentes opportunités européennes vont de plus en plus intégrer notre quotidien ?

Ph. F. : Si je vois, pour ma part, ces sources de financement -nationales et européennes- comme potentiellement complémentaires, elles répondent cependant à des structurations, des politiques et des logiques différentes. Donc, il faut faire attention de ne pas les “plaquer” les unes sur les autres. Et il est aussi important de ne pas entreprendre un projet européen comme une simple extension, avec “plus de moyens”, d’activités qu’une structure entreprend déjà par ailleurs. Chaque projet européen a son cahier des charges, ses objectifs, sa logique, sa vision, ses ressources et ses actions précises : TRACES (Transcultural Research Artist Curator Exchange Series) que nous avons initié avec Irzu (Institut de recherche en art sonore, Slovénie) et Nida Art Colony (Lithuanie) sur la réflexion entre commissaires, critiques et créateurs sur les nouvelles pratiques nomades ; ou Park in progress (coordonné par les Pépinières européennes pour jeunes artistes) autour des échanges européens de résidences artistiques interdisciplinaires de création dans des espaces verts ou M4M (également sur des résidences croisées, aussi avec plusieurs structures membres des Pépinières européennes) et MADE plus particulièrement sur la circulation des arts numériques.

Avant d’enfin parler du projet MADE, j’aimerais faire une dernière parenthèse, car je viens de me rappeler la brochure “La culture en action : Les arts numériques en Communauté française“, et dont les derniers mots laissaient entendre que le rayonnement des structures et artistes en communauté française de Belgique “commençait à dépasser nos frontières”. Je vous invite bien entendu à y jeter un coup d’oeil, mais surtout à relire le premier article “Pour un Plan Marshall de la culture digitale”, écrit par Yves Bernard, directeur d’iMAL et celui de Philippe Franck “Transcultures À la croisée des flux”, qui seront une bonne introduction à la vision d’un projet MADE ancré dans une réalité et des besoins très concrets. La brochure date de 2007, c’était il y a 5 ans à peine et ça n’est finalement pas les “choses qui ont bien changé madame !” qui m’intéressent, mais plutôt celles qui peinent à l’être.

Sleepwind’s levitation - P. Barret

J. U. : Comment est né l’idée du projet MADE ? Plus précisément de quelle succession d’événements découle-t-il ?

Ph. F. : MADE est né de la volonté de 4 acteurs du RAN (Réseau Arts Numériques initié par le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains en 2007 – voir article du 20 sept. 2010). Le CDA d’Enghien-les-Bains (leader du projet, que l’on connaît bien via le dynamisme de son directeur Dominique Roland, son grand festival Le Bains numériques, ses publications liées à ses expositions de qualité mais plus largement sa “connectivité” pour la création numérique à un niveau réellement international), body>data>space (collectif d’artistes, commissaires mêlant les questions du corps, de la ville et des nouveaux dispositifs-interactivités numériques à Londres), boDig (collectif de danseurs, chorégraphes, performers et de chercheurs liés aussi à l’université d’Istanbul) et Transcultures (et son transactivisme partant de Mons vers de multiples points dans le monde) de travailler ensemble sur un projet (trans)européen favorisant la mobilité des arts numériques via des co-résidences, workshops, une co-production d’un projet numérique et la publication, en fin de processus, d’un livre blanc avec une série de recommandations et d’observations concrètes suite à cette expérience d’échanges. A noter que nous avons présenté de facto deux fois le projet MADE à la Commission européenne (programme Culture 2007-2013), qui l’a finalement accepté. Mais entre temps, nous n’avions pas désarmé, notre motivation était toujours vive, car elle venait et vient d’une certaine philosophie, mais aussi de réalités que nous partageons dans nos différences associées.

J.U. : Pour ma veille, je vois passer énormément de projets (ou de projets de projets). A la lecture des différents dossiers, j’ai parfois comme une forte impression de “déjà-vu”. Hum… ça n’est pas exactement ça, j’ai la sensation… que beaucoup se ressemblent, du point de vue des motivations qui en ressortent. C’est à dire (en caricaturant/trollant) : “ensemble, c’est mieux ; la rencontre, c’est super ; l’échange, c’est indispensable…” etc. Pour un projet, j’ai d’ailleurs commencé à faire une collection de ces dossiers, ça pourrait faire, en outre, un bon réservoir ressources de phrases “types” dans lequel on pourrait venir piocher. Plus sérieusement, quel était la nécessité du projet MADE ? Vos motivations singulières ?

Ph. F. : On parle beaucoup aujourd’hui dans le domaine culturelle de “co” ou de “multi tout”, des collaborations de toute sorte dans le domaine de la création numérique. Mais de facto, les projets qui se satisfont de moins en moins d’un seul type soutien ou de compétence, sont encore trop souvent laissés un peu à eux mêmes et il y a finalement peu de suivi du début jusqu’au lendemain de la création. Seuls quelques grands appels à projet et réseaux (parfois pas si ouverts que cela) offrent ce genre d’opportunités aux artistes en Europe. Ca manque encore d’une vraie économie collaborative, alors que de part leur nature, ces oeuvres ont besoin le plus souvent d’un réel échange de compétences, de “tourner” pour se co-développer devant des publics différents et avec des moyens complémentaires. Il s’agissait donc de répondre d’abord à des besoins concrets, non seulement des créateurs, mais aussi des opérateurs-producteurs-diffuseurs de ces pratiques hybrides/numériques. Une sorte de projet pilote, bien géré, qui pourrait se développer en plate-forme et intégrer les enseignements de cette première phase.

J.U. : Si j’ai bien compris, MADE est un laboratoire qui acquiert à chaque workshop, une expérience qu’il réinjecte directement dans l’élaboration du suivant. Pour préciser, puisque tu parles de concret, quels sont les résultats “immédiats” pour les créateurs et acteurs concernés (et je parle là en général, pas seulement ceux qui font partie intégrante du projet) ?

Ph. F. : D’abord, via les workshops et débats organisés dans les différentes villes partenaires, on cherche une pertinence de plus en plus grande des échanges d’expériences, de l’utilité potentielle des rencontres, des réflexions croisées, une meilleure connaissance aussi de la situation française, britannique, turque, belge, très différente les unes des autres, et ce pour tous les participants. Enfin, pour le lauréat de l’appel à projet MADE (qui sera d’ailleurs annoncé ce 19 avril et qui a été élu sur une centaine de propositions reçues d’une dizaine de pays différents), des possibilités d’aides concrètes, une vraie co-production, précédée de 4 résidences de 2 semaines chacune et d’apports de compétences croisées, des diffusions dans les villes impliquées et d’autres.

Mutations of Matter - Roque Rivas et Carlos Franklin

J.U. : Dans quelle lignée, projets similaires, courant… s’inscrit le projet MADE ?

Ph. F. : Je pense que ce projet/plate-forme de coopération européenne, s’inscrit surtout dans l’esprit volontiers “échangiste” (j’aime bien cette notion de “sharism” qui rappelle fortement cette “culture de l’échange” que nous défendions avec d’autres, au début des “Arts et Cultures Electroniques”) et une volonté de collaboration – flexible mais durable – très concrète du RAN (qui croise les enjeux de production artistique, de réflexion mais aussi d’économie et de recherche appliquée pour les arts numériques dans leur diversité mutante). MADE re/pose aussi la question de l’interculturalité et donc de l’identité, à l’heure de l’emploi de technologies numériques souvent similaires.

J.U. : Une réflexion (très personnelle peut-être) que je me suis faite : l’impression que MADE pourrait être pris pour un projet “test” de ce que pourrait proposer le RAN (bien qu’il ait lui-même soumis un appel à projet spécifique). On dirait un RAN dans le RAN, un labo du RAN… Est-ce que le RAN faciliterait/encouragerait ce genre d’initiatives, de mini réseautage en son sein ?

Ph. F. : En complément de ce que je précise ci-dessus, je dirai que MADE n’est clairement pas à confondre avec le RAN. Certes sans le RAN, MADE n’aurait sans doute pas existé, mais MADE est bien circonscrit et ne répond pas à toutes les questions ni à tous les possibles ouverts par ce réseau qui n’arrête pas de s’étendre (et c’est pourquoi nous allons d’ailleurs attendre un peu avant d’intégrer de nouveaux candidats au RAN) et qui nous tient particulièrement à coeur. Donc MADE est un projet autonome, spécifique, né de l’association de membres actifs dans le RAN depuis ses débuts (d’autres projets européens pourraient voir le jour via d’autres membres, ça serait une belle conséquence de ce premier essai) mais des acteurs du RAN y participent et d’autres y sont conviés ponctuellement. Cela nous permet en tout cas d’observer dans un temps donné et sur un certain territoire (avec une thématique concrète et qui peut aussi donner lieu à d’autres développements), comment ça se passe et cela sera utile pour nous les organisateurs, mais pour tous les membres du RAN et aussi d’autres opérateurs des arts numériques, je pense.

Naufrage - Clorinde Durand

J.U. : Que va-t-il rester du projet MADE ? Quelle trace(s) durable(s) compte(nt)-t-il laisser ? Y a-t-il une volonté qu’il devienne pérenne ?

Ph. F. : Oui, d’emblée nous avons défini MADE comme une plate-forme collaborative durable et cette question de la mobilité des arts numériques (ou plus simplement de la création intermédiatique contemporaine) ne se règlera pas en un projet, car il n’y pas de “pattern”. A chaque fois, il faut s’adapter (ce n’est pas un hasard si nous avons collaboré l’année dernière à un autre projet européen, A.D.A.P.T piloté par CIANT-Prague sur la question de l’adaptation, ou de l’adaptabilité des technologiques aux arts performatifs et vice versa), se reconfigurer et trouver d’autres traits d’union pertinents en fonction du projet et des partenaires impliqués. Mais MADE, nous le pensons avec les autres co-organisateurs, peut sans doute apporter des éclairages précieux et son expérience concrète (c’est aussi pour cela que nous avons prévu dès le début la rédaction d’un “livre blanc” commun), pour aider à aller de l’avant pour d’autres opérations transdisciplinaires, transnumériques et transnationales.

J.U. : Un dernier point avant de conclure, au festival VIA, j’ai parlé avec Philippe Baudelot (Digital Performances & Cultures) de l’appel à projets de MADE (ainsi que celui du RAN d’ailleurs). J’ai trouvé ces appels exemplaires. Encore une fois, je vois passer les appels du monde entier sur mon laboratoire de veille, et trop souvent j’ai l’estomac qui se retourne, parce qu’en tant que créateur, j’ai l’impression de lire un torchon pondu en 2 minutes. Ca n’est d’ailleurs souvent pas le cas : il s’agit parfois d’un manque d’expérience ou d’une certaine gêne par rapport à un maigre ou inexistant budget… C’est pourquoi j’ai utilisé le mot exemplaire, car ils peuvent vraiment servir d’exemples à d’autres structures (je les mets d’ailleurs en lien : RANMADE).

Ph. F. : Oui, nous avons travaillé avec mon cher complice Philippe Baudelot (qui a une fonction importante pour MADE, celle de responsable éditorial et qui suit de l’intérieur chaque étape du projet entre et dans les différentes structures/lieux organisateurs). Il a pris beaucoup de soin a proposer un socle solide de cet appel, que nous avons encore peaufiné et discuté ensemble. C’est un texte tenant compte de nos réalités, qui se veut à la fois assez précis et ouvert, en privilégiant la question de la mobilité du projet à tous les étages. Cet appel a aussi bénéficié de nos réflexions sur les différents chantiers du RAN et un premier appel à projet -différent mais qui soulevait aussi de nombreuses questions liées à la co-production aujourd’hui avec ces formes là- lancé par après dans ce grand réseau qui compte maintenant une cinquantaine de membres

J.U. : Je reviens sur Transcultures pour finir. Si l’on regarde la liste actuel de ses partenaires réguliers, la majorité d’entre-eux se situent hors Belgique. Comment Transcultures envisage-t-il sont avenir ? Va-t-elle devenir cette structure nomade ou transnationale citée plus haut ? Quelles sont ses ambitions concernant son ancrage Communauté Française de Belgique, à Bruxelles ou en Flandre ?

Ph. F. : Ce nomadisme est inhérent à l’esprit et au fonctionnement de Transcultures et ce, comme je l’ai dit, depuis nos débuts officiels en 1996 à Bruxelles. Quand j’ai lancé avec quelques amis cette aventure, je revenais de quelques mois de vie intense et de rencontres à New York. Cela a généré des contacts, d’autres voyages (et d’une certaine manière c’est aussi ces expériences à l’étranger qui me/nous donnent l’énergie pour lancer ces projets en Communauté française de Belgique), d’autres complicités et d’autres rencontres de part ce monde, certes globalisant mais qui, en même temps, n’arrête pas de retracer ces frontières. La question a été et reste : comment accorder ces logiques internationalistes, ces formes migratoires et ces visions “indisciplinaires” avec un territoire donné comme base opératoire à l’année, une ville, une communauté, une région et des publics ici… tout ça en évitant les replis et en croisant les volontés, les obligations et les politiques parfois paradoxales. Nous travaillons aussi à sensibiliser nos autorités aux bienfaits de ces échanges entre artistes de notre Communauté et étrangers qui apportent des moyens et une visibilité extrêmement précieux pour qu’ils puissent continuer leur projet et possiblement en vivre. Ce combat positif sans relâche, fait sans doute partie de la beauté et de la difficulté de ce projet qui identifie toujours les différences, pour mieux jeter des ponts entre des cultures, des pratiques, des trajectoires et des personnes.

Comme déjà dit, rendez-vous le 19 avril à Mons. Pour les personnes qui ont besoin d’un covoiturage, je suis sûr qu’il est tout à fait possible de faire une petite demande sur le mur du profil facebook de Transcultures (ou sur celui de l’événement), ou tout simplement par mail.

lab-au

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flux rss du projet MADE
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Projet MADE – Mobility for Digital Art in Europe – Transcultures (part 1) – mardi 19 avril 2011

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Apr 112011
 

Voilà quelques mois que je n’ai pas publié sur ce “Diary” (qui n’en est donc plus un et qui est amené à se transformer bientôt). Je reviendrais en détails sur les différents outils que j’ai mis en place sur www.arts-numeriques.info et www.digitalarti.com (avec la précieuse collaboration de Malo Girod de l’Ain, que je remercie au passage). Je vous parlerai également très vite d’une prochaine conférence que je vais donner dans le cadre du 11e Forum du Numérique et de l’Innovation sociale, le 4 mai 2011 aux REWICS et qui est directement liée à mes différentes recherches.

En attendant, un double article pour mettre l’accent sur ce projet européen, dont j’avais déjà souligné l’appel à projet (voir article du 19 janv 2011) : MADE –> Mobility for Digital Art in Europe.

Je commencerai par un récapitulatif rapide du projet, sous forme de mon habituelle collection de liens, et, à l’occasion de son rendez-vous belge (journée du mardi 19 juin 2010 – voir détails ci-dessous), j’enchaînerai avec un deuxième article qui se basera sur une interview de Philippe Franck, directeur de Transcultures.

MADE : en quelques points

  • type : projet européen soutenu par le Programme Culture – plateforme de coopération durable, projet de recherche, développement, création et diffusion de l’art numérique.
  • but : croiser leurs compétences dans le but de promouvoir la mobilité des artistes en Europe au sein des arts numériques à travers une coopération concrète et soutenue.
  • partenaires :
  • 8 workshops organisés dans les 4 structures, autour du thème « arts numériques et nouveaux vécus esthétiques des espaces »
  • 1 appel à projet européen visant à sélectionner un projet dédié aux arts numériques coproduit par les quatre partenaires de MADE et développé sur 12 mois
  • 1  coproduction  européenne développée  le  temps  de  4  résidences  chez  chaque  partenaire  qui  apporte expertise et savoir‐faire au projet
  • Diffusion en avant‐première européen du projet lauréat à l’issue des 24 mois au centre des arts  d’Enghien‐les‐Bains
  • Site internet dédié au projet MADE avec également une plate‐forme destinée à la communauté internationale des arts numériques
  • Publications de documentation et d’un Livre Blanc au terme du projet retraçant l’expérience de cette coproduction comme un guide européen en matière de création numérique

Made : historique (avril 2011)

  • Workshop 1(Londres – nov. 2010) – Premier workshop et présentation publique du projet.
    • body>data>space s’est attaché a réunit une série d’experts (acteurs culturels et entreprises innovantes) du Royaume Unis afin qu’ils viennent partager leurs expériences avec les membres de MADE. Les deux thèmes de cet atelier ont été la mobilité virtuelle/Telepresence/mondes virtuels et celui des “Médias Façades” et des “écrans urbains”.
    • Parmis les nombreux participants, on pouvait notamment retrouver des nom comme : Dick Davies,  fondateur de Ambient Performance ; l’artiste Michael Takeo Magruder (chercheur au King’s College Visualisation Lab) ; Taylor Nuttall, directeur de la sctructure FOLLY ou encore Mike Stubbs, directeur de FACT.
    • pdf de présentation

MADE MONS, le mardi 19 avril
(au BAM – Beaux Arts Mons, de 10 à 18h – voir carte).

La communication de l’événement a été lancée et vous avez sans doute dû voir passer un mail ou une invitation à être présent à cette journée qui sera ponctuée par des présentations de :

Dominique Roland, (directeur du CDA d’Enghien-les-Bains et du festival des Bains numériques)
Ghislaine Boddington (directrice et fondatrice du body>data>space)
Aylin Kalem (directrice de BoDig, professeur à L’université Bilgi d’Istanbul)
Philippe Baudelot (coordinateur/éditeur de Digital Performances & Cultures et de MADE)
Philippe Franck (directeur de Transcultures qui accueille ce workshop)

Des structures culturelles et des créateurs multimédium viendront également partager leurs expériences et leurs visions autour de cette problématique

le Studio national des arts contemporains du Fresnoy (Fr)
le Manège-Mons (Be)
Mons 2015 Capitale européenne de la culture
ainsi que des artistes multimédia d’horizons divers (Béatrice de Fays, Valérie Cordy, Lab[au])

Je voudrais souligner également la participation d’iMAL (Be) qui viendra présenter un autre projet européen le Media Façades (voir aussi article du 28 juil. 2010).

La deuxième partie se déroulera, à partir de 20h30,  au Théâtre Royal de Mons (Salle des Redoutes) :

une performance web de Valérie Cordy (un Astéroïde Nomade – création sur les thématiques de MADE@Mons)
une projection de Pascale Barret.
une sélection vidéos numériques du Fresnoy (Clotinde Durand, Carlos Franklin et Roque Rivas).

Après les projections et la performance, le lauréat de l’appel à projet MADE sera annoncé, avec un euro drink.  Le gagnant sera accueilli alors en résidence dans chaque pays co-organisateur, et présenté en fin de processus au Festival Bains Numériques, en juin 2012.

Un très riche programme donc, qu’il serait dommage de louper si on habite en périphérie montoise (avis aux bruxellois francophones, pantouflards par excellence, dont je fais parfois partie d’ailleurs).

Brochure de présentation (cliquez sur full screen pour la lecture)

flux rss du projet MADE
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portail www.arts-numeriques.info : update, onglet structures & festivals, databases, subventions, vjing…

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Jan 192011
 

Boris Muller - Poetry on the Road

site web : www.arts-numeriques.info
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Voici les derniers changements apporté au portail :

  • Pas de changement très visible pour ce premier update, mais :
    • une barre de menus plus compacte
    • des visuels intégrés aux flux (pensez donc à insérer vos visuels dans vos différents flux, c’est simple et cela donne une lecture plus conviviale)
    • intégration de beaucoup plus de sources vidéos
  • onglet structures & festivals : où vous pourrez retrouver “ceux qu’on ne présentent plus”, qui se “retrouvent dans tous les livres”… bref, les incontournables. Le moteur de recherche devrait reprendre bientôt quelques 400 structures/festivals/projets de par le monde.
  • onglet databases : les principales bases de données qui se présentent comme telles, ou qui intègrent différentes plateformes. J’ai retenu une volonté claire de faciliter les recherches et/ou les présentation de résultats. Le moteur de recherche devrait reprendre bientôt une cinquantaine de base de données de par le monde.
  • onglet subventions : il me semblait difficile de ne pas donner quelques pistes des principales subventions francophones. Cela s’enrichira bien entendu avec le temps. Le moteur de recherche spécifique reprendra une cinquantaine de structures.
  • onglet vjing : sans entrer dans les détails d’un “monde en soi” (assez hermétique au premier abord), je reprends ici un focus sur une excellente porte d’entrée dans le monde du vjing (qui je l’espère donnera lieu à une collaboration plus étroite avec le temps). LeCollagiste vj a mis en place depuis des années une série d’outils incontournables du monde des “performeurs vidéo”. Si les milieux dits “arts numériques” et vjing sont restés bien séparés pendant de nombreuses années, on voit maintenant apparaître clairement une plus grande perméabilité, que ce soit au niveau des artistes eux-mêmes ou des festivals qui les présentent. Je trouvais donc normal de ne pas éviter le sujet.
  • onglet sur le web : une veille générale, moins “filtrée”, des exemples de moteurs de recherche visuels, des news…
  • onglet textes et bibliographie : j’ai simplifié l’anthologie sous forme de liste en vous redirigeant vers pearltrees ou netvibes pour une exploration plus visuelle. Une meilleur intégration au portail est prévue prochainement. Une veille bibliographique est mise en place. Le moteur de recherche reprendra bientôt une liste assez exhaustive d’éditeurs spécialisés dans ce genre d’ouvrages, ce qui rendra les recherches et la veille plus aisées.

le petit focus de veille habituel :

  • Rhizome sort une nouvelle version (beta) de son site (et agrandit son équipe au passage – deadlines en janvier et février). Beaucoup plus clair et plus simple, c’est un format assez étroit de style blog qui a été retenu. Le site possède cependant tous les outils d’un portail de type communautaire et a d’ailleurs mis l’accent sur sa communauté grandissante. Ca n’est pas encore facebook (en termes d’outils, on s’entend), mais la plateforme se rapproche ainsi de dancetech, labforculture ou digitalarti… Les plus gros changements apportés vont d’ailleurs dans ce sens : une interaction plus grande et plus souple avec la base de données rhizome, afin de pouvoir créer des espaces personnels  plus riches et mieux documentés. Toutes les entrées de cette base sont maintenant visibles gratuitement pour tout le monde.
    Avec les meilleurs intentions du monde (encore une fois et comme ailleurs), il vous est donc demandé de contribuer : il vous faudra, tant bien que mal, essayer de faire une copie de votre site sur Rhizome afin d’y avoir un espace qui vous mette bien en valeur. C’est le revers de la médaille des sites communautaires : c’est vous qui leurs apportez du contenu et une valeur ajoutée. Le problème étant  bien entendu au niveau du temps que cela vous demande, de l’optimisation des outils que l’on met à votre disposition pour importer vos données. Et dans le cas de Rhizome, ça risque de vous prendre un certain temps (une intégration via flux aurait été plus judicieuse me semble-t-il).
    Ceci mis à part, la structures fournit toujours une masse conséquente de publications et d’informations, une ligne éditoriale sérieuse, une base de données de ressources (sous cotisation de 25 euros l’an) acceptable, une très bonne visibilité… et surtout un travail de recherche et de multiples projets qui dépassent largement le cadre de la seule plateforme Web. Dans ces conditions, il est difficile de bouder son plaisir en parcourant le site au plus de 2500 “art works” répertoriés avec soin et je dirais même “délicatesse”.

  • Je reviens encore une fois sur le premier appel du RAN (deadline le 01 mars). Un appel à projet précis, bien formulé et qui n’hésite pas à être long et détaillé (ce qui est toujours agréable : voir qu’on a pris le temps de réfléchir à la proposition). C’est aussi l’occasion de constater que les choses se mettent en place et que le RAN, ce “déjà-mastodonte”, n’est pas qu’un tissus de bonne intentions téléchargeable en pdf, qui ne servirait que de liens entre les structures qui le composent (ce qui serait déjà, en soi, une bonne chose bien entendu). Le RAN s’adressent donc ici directement aux créateurs, il est plus qu’un réseau, il devient une entité tangible avec qui ils pourront avoir affaire. Dans la foulée, le réseau appose également son logo sur un autre appel à projet, celui du projet MADE (Mobility for Digital Art in Europe – deadline le 24 janvier), à découvrir si ça n’est déjà fait (le texte de l’appel possède les même qualité que celui du RAN).
  • La nouvelle SAT se teste aujourd’hui soir avec le dernier spectacle d’une amie canadienne dont je vous avais déjà parlé : Manon Oligny (voir post du 29 juin 2010). Ces dernières années, son travail de création chorégraphique s’est peu à peu étroitement lié aux “nouvelles technologies” (sans doute le fait d’être chargé de projets à la SAT n’y est pas pour rien). A noter, le léger retard de l’inauguration de la Satosphère. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’art immersif est le slogan clin d’oeil pour ce nouveau dôme permanent dont se dote la Société des Arts Technologique (qui était déjà très bien équipée). Quant au spectacle de Manon Oligny, Icône à vendre, il prendra place jusqu’au 29 janvier : “achetez maintenant !”.
  • en vrac

Nouveau portail des arts dits numériques (et multimédiatiques)

 CALLS, DATABASES, INFOS, RESIDENCES, SOFT/HARDWARE, www.arts-numeriques.info  Comments Off on Nouveau portail des arts dits numériques (et multimédiatiques)
Jan 072011
 

Ce nouveau portail sera accessible dès ce 07 janvier (dans le courant de la soirée).

Toujours un espace de travail (en chantier, puisque j’ai pris beaucoup de retard), mais assez propre, beaucoup plus facile à consulter que les différents portails netvibes, plus complet aussi et possédant des outils de recherches Web optimisés.

Un seul lieu qui vous donnera accès à plusieurs centaines de sources actualisées plusieurs fois par jour (appels à projets, résidences, magazines, blogs, réseaux, structures, festivals… et bien d’autres choses encore).

A ce soir donc.

Réseaux ARPAN : Association Régionale des Professionnels des Arts et des cultures Numériques (part1)

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Réseaux ARPAN : Association Régionale des Professionnels des Arts et des cultures Numériques (part1)
Dec 222010
 

Carsten Nicolai @ Seconde Nature

site web : www.arpanpaca.org
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Je continue donc mes introductions rapides aux différents réseaux.

ARPAN est d’abord et avant tout un site qui vous tient informé en temps réel des membres de son réseau. Ca aurait pu prendre un peu plus de place (une page dédié entièrement aux flux, ou incorporée dans un agenda aurait été jusqu’à friser la perfection), mais la mise à disposition de l’actualité des membres a au moins le mérite d’exister et d’être, de plus, très sobre (comme le reste du site d’ailleurs).

Le réseau, quant à lui, a été fondé début 2007 par une dizaine d’acteurs de la région “Provence Alpes Côte d’Azur”. Pour ne pas faire doublon, je vous renvoie vers le site et trois articles de Philippe Baudelot (à lire en dessous du texte de présentation du RAN) : Lancement d’ARPAN, Association Régionale des Professionnels des Arts et des Cultures Numériques ; Rencontre ARPAN et Lettre ouverte d’ARPAN.

membres du réseaux (structures only)

Ryoji Ikeda @ seconde nature

flux rss de l’ARPAN
[rssinpage rssfeed=’http://www.arpanpaca.org/spip.php?page=backend’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’4′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’ rsscss=’color: #666666′]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
Hurry up : Appel à projets Nuit Blanche de Bruxelles 2011 – deadline le 04 mars 2011
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Réseau NEXT Festival : Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai + Valenciennes

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Réseau NEXT Festival : Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai + Valenciennes
Dec 212010
 

Fabrice Murgia - Chronique d'une ville épuisée

site web : www.nextfestival.eu
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A l’heure où la Belgique est en panne prolongée de gouvernement parce qu’elle ne sait pas comment rester unie tout en ne sachant comment faire pour l’être moins, l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai regroupe la quasi totalité des compétences possibles, facilitant ainsi la concertation, la mise en place de projets ou la résolution de conflits éventuels. C’est de ce cadre, qu’en 2008, est né le projet NEXT : un festival international qui veut prendre le pouls de l’art contemporain.

Il réunit actuellement 5  structures culturelles organisatrices qui élaborent une programmation ambitieuse, internationale et pluridisciplinaire : arts scéniques, arts visuels, musique, conférences… Le projet veut soutenir les artistes dans leur création et porter une attention permanente aux nouvelles formes artistiques. Pour ce faire, il se revendique comme structure de diffusion, mais également de production.

Dans les faits, il est à noter que les arts scéniques (et la musique festive) y tiennent une très grande place et qu’on n’hésite d’ailleurs pas à le présenter comme festival de arts de la scène (ou festival de danse et de théâtre). Même si les “nouvelles technologies” y sont parfois confinées à un rôle de projection vidéo au service d’écritures scéniques plutôt classiques (voir le néanmoins très intéressant spectacle de Fabrice Murgia “Chronique d’une ville épuisée“), c’est du côté de l’installation “Réanimation” de Thierry Fournier, des “Actor” et “DANCER” de Kris Verdonck ou même de “Youdream” du groupe Superamas… qu’il tente de propose une scène “arts numériques”. Certains membres du réseau actuel étant résolument tournés vers les nouveaux médias, il y a fort à parier que d’autres structures semblables se joindront bientôt au réseau.

Je n’ai, pour l’instant, pas vu d’appel à projets, mais j’y reviendrai quand j’explorerai les différentes structures plus intimement liées aux arts numériques.

Thierry Fournier

Plus d’infos

Membres du réseau (organisation + accueil)

flux rss du Phoenix Valenciennes
[rssinpage rssfeed=’http://feeds.feedburner.com/lephenix_valenciennes’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
Hurry up : Appel à Projets DreamShake pour programme courts sur TF1 – deadline 24 déc. 2010
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Visualisation de veille : Feedly, Good Noows, twitter, paper.li

 SOFT/HARDWARE  Comments Off on Visualisation de veille : Feedly, Good Noows, twitter, paper.li
Dec 202010
 

socialcollider - "Digital Arts"

Dans le cadre de mon projet (et pour ne pas réinventer la roue), je teste régulièrement une série d’outils qui me permettent de visualiser mes différentes veilles. Je ferai donc aujourd’hui un point rapide sur ceux qui me semblent les plus intéressants, car ils pourraient tout simplement vous intéresser aussi. Je ne rentrerai pas dans des explications sur les flux rss, le Web regorgeant d’articles sur le sujet.

Avant de commencer, il faut garder à l’esprit que je vais parler ici de veille, c’est à dire que ce qui m’intéresse, ce sont les “dernières nouvelles” publiées par les différentes structures ou personnes dont les informations me sont utiles. Pour ces “last news”, je vais donc me servir de leurs flux rss et voir s’il est possible d’en avoir une visualisation plus “agréable”, plus visuelle que les simples liste que me propose twitter, Google reader, NetVibes ou autres agrégateurs CMS.

Pour ce qui est des agrégateurs, Google Reader étant la référence grand public, beaucoup de sociétés proposent depuis quelques temps déjà de pallier ses points faibles (interface, présentation des données…). Deux services se démarquent pour moi de tous les autres (j’en ai testé une petite vingtaine) : Feedly et Good Noows.

Pour être plus concret, je vais prendre l’exemple de l’incontournable portail DigitalArti (sur lequel ce post est d’ailleurs publié). Je sais que certains d’entre vous trouvent que son interface manque peut-être de convivialité. Je me suis laissé dire que ça allait certainement évoluer (puisque le projet n’en est qu’à sa version 1.0.1), mais en attendant, il faut savoir que le portail ayant mis en place un bon système de flux rss, il vous est tout à fait possible de consulter ses dernières news sous différentes formes.

Voici donc DigitalArti chez moi (flux principal, auquel j’ai ajouté les flux des membres de l’équipe) :

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J’ai pris DigitalArti comme exemple concret, mais cela convient évidemment à tous vos sites favoris, du moment qu’ils vous donnent accès à un flux. A noter que Good Noows vous permet aussi d’importer des flux (un par un ou fichier opml) directement depuis son interface (qui propose pour l’instant plus de fonctionnalités que Feedly).

Plus d’infos : FeedlyGood Noows

Un autre service qui retient l’attention des programmeurs du monde entier est twitter. Son interface peu pratique, son moteur de recherche légèrement aveugle, le manque d’options de configuration… voient fleurir une sur-multitude de services proposant de remédier à ces inconvénients. De ce week-end de tests, je retiendrai paper.li (gagnant du concours Web2010). S’il est encore un peu “tout frais moulu”, avec peu d’options, il offre déjà un certain potentiel. L’idée est simple, vous proposer “Twitter” sous la forme d’un journal mis à jour automatiquement (max 2 fois par jour).

(Pourquoi s’arrêter à twitter et ne pas intégrer directement des flux rss (dont les flux rss de twitter d’ailleurs) ? Question de budget et de marketing sans doute. La startup a intérêt à s’y mettre assez vite en tous cas, sous peine de se voir devancée par quelqu’un d’autre. A noter également que Feedly proposait une option similaire en 2009  avec design beaucoup plus soigné (aujourd’hui, l’option est devenue payante mais reste malgré tout d’un prix modique par rapport au service rendu)).

Voici donc quelques “journaux” personnels que je mets à votre disposition. Ils sont le reflet de ma veille sur twitter, il faut donc que je fasse encore quelques aménagements pour optimiser le tout, ça devrait se faire début de l’année 2011, les journaux seront alors plus fournis. Il s’étofferont et se multiplieront également au fur et à mesure de mes trouvailles twitter. Vous pouvez aussi retrouver ces derniers sous l’onglet journaux twitters du portail www.arts-numeriques.info.

Plus d’infos paper.li : Paper.li, créez votre journal quotidien en ligne à partir d’un compte Twitter

Journaux :

et enfin, le dernier qui est encore à l’état embryonnaire (6 flux) et qui reprendra ma veille sur les arts numériques en Belgique (structures + blogs + artistes)

flux rss de DigitalArti
[rssinpage rssfeed=’http://feedrinse.com/services/channel/?chanurl=a42d2f69b036758ef87c32d53604ae5d ‘ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

NICE : Network Interface for Cultural Exchange / Nordic-Baltic-North-East European network (part1)

 STRUCTURES  Comments Off on NICE : Network Interface for Cultural Exchange / Nordic-Baltic-North-East European network (part1)
Dec 182010
 

poetophone - Sergey Teterin

site web : nice.x-i.net
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Voici encore un réseau que je pourrais peut-être placer dans mon « cimetière des projets » (aucune activité depuis fin 2009, liens brisés…), mais ses membres étant toujours bien actifs, il garde un intérêt certain, bien qu’il soit apparemment en “pause prolongée”.

Le réseau NICE est “limité” aux structures situées en zone Baltique et dans l’Europe du Nord et de l’Est, et spécialisées dans les nouveaux médias et les nouvelles formes socioculturelles. Il est, comme souvent, difficile d’y voir clair car le réseau est associé à d’autres ou en fait partie, qu’il comprends des sous-réseaux et est/était actif dans des projets qui se comportent comme des réseaux…

Comme d’autres networks de type “autoréflexifs”, un des objectifs premiers de NICE est d’organiser pour ses membres des rencontres et des ateliers qui soutiennent et stimulent leurs différentes collaborations, tout en servant de lien à des initiatives semblables dans le reste de l’Europe. Les structures adhérentes sont des institutions en arts médiatiques et des laboratoires en nouveaux médias de Suède, Pologne, Russie, Lituanie et Norvège… L’onglet “interface” (inaccessible) était également censée se présenter sous la forme d’une base de données partagée entre tous les membres du réseau. NICE a vu le jour à la toute fin des années nonante, une période où de nombreux projets de ce type ont éclos un peu partout en Europe de l’Est.

Si vous voulez en savoir plus sur cette période, je vous conseille le numéro 12 du magazine du CIAC (sous-titré : “Vers L’est” ) et plus particulièrement le dossier Le contexte de production et de présentation de l’art Web dans les pays de l’ex-Bloc de l’Est ; le mémoire de Julie MANIERE : Réseaux culturels et balkans ; et, avec un champ beaucoup plus étendu, l’imposante étude commandée par l’Union Européenne et réalisée par la plateforme Dédale : “Les institutions culturelles dans leur rôle de nouveaux environnements d’apprentissage” (vol.1, vol.2, vol.3, vol.4)

Mêmes si ces trois sources datent de 2001, 2004, 2006, elles restent très intéressantes et j’y reviendrai donc dans de prochains articles.

WindowsFarms

Membres de NICE (qui sont encore actifs ou dont on peut encore trouver des infos sur le Web)

Réseaux partenaires (idem membres)

flux rss de CLAND MediaLab
[rssinpage rssfeed=’http://cyland.ru/index.php?option=com_rss&feed=RSS2.0&no_html=1′ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Call for Residence CYLANDno deadline
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Bookmarks online (part1) – del.icio.us – liste de diffusion "Sensitif"

 DATABASES, SOFT/HARDWARE  Comments Off on Bookmarks online (part1) – del.icio.us – liste de diffusion "Sensitif"
Dec 172010
 

La nouvelle a fait le buzz ce matin : delicious, le service de bookmarks online, racheté par yahoo il y a quelques années, va bientôt fermer (dans la lignée d’une assez forte restructuration de la société). Ce qui n’était encore que des rumeurs s’est donc confirmé. Dans la journée, “delicious” a répondu officiellement sur son blog que le service ne fermerait pas. L’histoire en elle-même ne m’intéresse finalement pas plus, sauf que j’ai bien entendu dans ma base de donnée une série de liens delicious que j’aurais aimé vous proposer. Bien qu’en ayant parlé plusieurs fois, je n’avais pas encore fait d’article sur le sujet, il me semblait que c’était l’occasion.

Je commencerai par ceux de Jean-Noël Montagné, qui s’interrogeait aujourd’hui par un mail adressé à la liste de diffusion Sensitif (dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois directement ou indirectement via l’association art sensitif/le CRAS ou mains d’oeuvres). Il a, en effet personnellement, un compte delicious assez bien fourni qui représente une source de choix.

Si vous êtes déjà passé sur l’onglet “Processing” du portail “Art + Numérique + Logiciel“, vous avez dû voir que j’y ai mis un flux rss delicious reprenant le tag processing. Il est évident qu’avec plus de 160 000 Bookmarks, il est difficile de s’y retrouver. Mais en suivant certaines personnes (dont Jean-Noël), on peut malgré tout avoir des infos de tout premier ordre.

fluxtation - Jean-Noël Montagné

Ainsi, dans son mail, il reprenait quelques uns de ses tags particulièrement significatifs :

et un que je n’avais pas encore noté, mais qui est très intéressant

J’aimerais maintenant copié/collé deux mails de réponse de la liste à son premier message, car ils me semblent également pertinents.

pour info : on anime via codelab un outil LL similaire ici : http://www.codelab.fr/liens
basé sur semanticScuttle hébergé par notre cooperative CMS : http://www.cooperativemultimediasolidaire.info
vous pouvez y transférer vos liens

  • de Pierre Commenge

Pour ceux qui rechercheraient une alternative, je signale l’existence d’un  gestionnaire mutualisé de liens, mis en place par Labomedia à Orléans, et  aujourd’hui déménagé et hébergé par la Coopérative Multimédia Solidaire à  Nantes.

C’est basé sur SemanticScuttle, avec des options d’import / export assez  universelles (html, xml, csv) et des possibilités de liens publics / liens  partagés avec les contacts / liens privés.

Le nombre d’utilisateurs est beaucoup plus modeste que delicious, mais  au-delà de ces 2 structures, on y retrouve entre autre les liens partagés  des utilisateurs de codelab.fr, c’est donc plutôt thématique et proche des  sujets qui concernent cette liste, cf la liste des balises « populaires ».

(Je rappelle que la liste “Sensitf” est une toute petite liste d’information, qu’elle ne possède malheureusement pas de flux rss et qu’une inscription est donc obligatoire. Mais sur une expérience personnelle de plusieurs mois, je peux dire qu’elle correspond effectivement à sa charte et que ses rares activations sont toujours des sources d’informations concrètes et très utiles)

Je m’arrêterai sur d’autres “utilisateurs delicious” dans de prochains articles. En attendant, je voudrais terminer par quelques liens sur les différentes visualisations possibles du service, car c’est évidemment un sujet qui m’intéresse. Pour ma part, lorsque j’utilise delicious, je fais toujours un petit check sur HubLog: Graph del.icio.us related tags (qui donne également des liens sur technorati).
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flux rss del.icio.us tags art+numérique
[rssinpage rssfeed=’http://feeds.delicious.com/v2/rss/tag/art+numerique?count=15′ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Dec 152010
 

site web : soundlocalities.tumblr.com
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NB : présentation de Resonance Cities le 23 décembre 2010 à 18h00 au Frigo à Mons (voir)

Sound Localities est un projet qui réunit la plateforme loudspkr (musique/sons expérimentaux, media art, film/video, performance et arts pluridisciplinaires), le Centre Transcultures et les Pépinières européennes pour jeunes artistes. Il a été produit lors d’une résidence Pépinières européennes de  3 mois à Transcultures (fin 2010).

Le projet explore l’expérience du son dans la ville au travers d’enregistrements de terrain et d’entrevues avec des artistes, des individus et des organisations dans 7 villes (au niveau local, régional et international explorant un certain “espace” autour de la ville de Mons, en Belgique). En venant de Gand, Bruxelles, Londres, Madrid, Hong Kong et de Séoul, le projet vise à produire un dialogue plus large dans un espace transculturel. Les individus et organisations sont invités à choisir des artistes travaillant avec le son de/dans la ville et à contribuer par des enregistrements issus du “terrain” qui expriment quelque chose au sujet de leur citée. Ces sons sont collectés et partagés en ligne.

Les artistes participants seront invités à créer un mélange des sons collectés par les différentes villes, qui seront publiés dans un CD compilation produit par Transcultures en 2011.

Un projet qui a des affinités avec des projets comme radio APOREE (post du 20 oct. 2010), Locus Sonus, European Sound Delta… que j’avais envie de citer ici. Il m’a semblé également utile de vous mettre ci-dessous le copié collé d’un mail de Philippe Franck, directeur de Transcultures, qui vous donnera quelques informations complémentaires. Je reviendrai prochainement sur la plateforme loudspkr et bien évidemment sur les pépinières dans le cadre de mes introductions aux différents réseaux “arts numériques”.

Mail de Philippe Franck

Mons, le  14 décembre 2010,

Madame, Monsieur,

Chers collègues, chers partenaires,

Nous serions très heureux de vous accueillir ce jeudi 23 décembre 2010 dès 18h,  au  Frigo (sur le site des Abattoirs) à Mons pour la manifestation “Resonant cities/Transcultural soundscapes” d’Ashley Wong, lauréate des Pépinières européennes pour jeunes artistes à Mons, accueillie pendant 3 mois d’octobre à décembre par Transcultures.

Les Pépinières européennes pour jeunes artistes réunissent, à ce jour, pas moins de 26 pays et 110 villes et 100 lieux de créations à travers l’Europe, pour développer ensemble des programmes de mobilité, d’échanges et des résidences adaptées pour des artistes contemporains issus de différentes disciplines, ainsi que pour les accompagner dans un parcours professionnel de dimension international.

Nouveau coordinateur des Pépinières européennes pour la Communauté française en collaboration avec la Ville de Mons, Transcultures a souhaité donner une orientation arts sonores/arts numériques à ces résidences à Mons, “ville Pépinières” et c’est assez logiqement que le projet d’Ashley Wong a été retenu, en 2010, par un jury local composés de professionnels, d’artistes et de partenaires culturels.

Resonant Cities/Transcultural soundscapes explore les pratiques sonores contemporaines et leurs relations avec l’espace urbain à l’ère de la globalisation.

A travers des interviews vidéo réalisées par cette artiste/curatrice avec les responsables d’organisations culturelles arts sonores/médiatiques  à un niveau local, régional et international, à partir de Mons, ce projet collaboratif tente de mettre en relief des résonances/émergences artistiques et transculturelles et met en dialogue divers associations, groupes et communités travaillant autour du son dans 7 villes du globe :  Mons, Bruxelles, Gand, Hong Kong, Londres, Madrid et Seoul.

Pour le deuxième volet de ce projet évolutif et collectif, des sons propres à ces villes et à leurs environnements culturels ont été échangés, via un site dédié, entre plusieurs créateurs audio et structures participantes. A la suite de cette étape réalisée dans le cadre des Pépinières européennes, une sélection d’artistes belges et internationaux seront invités à participer à une compilation produite par Transcultures en 2011.

Pour la manifestation audio-vidéo clotûrant ce jeudi 23 décembre 2010, sa résidence Pépinières chez Transcultures, Ashley Wong a invité des jeunes artistes sonores et musiciens expérimentaux majoritairement montois à proposer un court set live à partir de traitements personnels de cette banque de sons urbains.

Nous serions ravis de vous accueillir au Frigo, site des Abattoirs, 17 rue de la Trouille 7000 Mons ce 23 décembre pour cet événement innovant et que vous puissiez échanger ensuite vos impressions avec l’artiste et ses invités autour d’un verre au bar du Frigo.

Dans cette attente, veuillez agréer, madame, monsieur, chers collègues, chers partenaires, l’expression de nos salutations les plus cordiales.

Pour les Pépinières européennes pour jeunes artistes en Communauté française de Belgique,

Philippe Franck,
Directeur de Transcultures.

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Dec 102010
 

home.crealab.info

site web : home.crealab.info
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Un tout petit réseau pour aujourd’hui qui pourrait peut-être rentrer dans mon “cimetière des projets” : le dernier flux effectif du réseau remonte à plus de cent jours, quelques liens rompus, plus de possibilité de créer un nouveau compte, agenda vide… Aucune information, me semble-t-il, ne confirme l’arrêt du réseau, on dira donc qu’il est en “pause”.

Crealab est présenté comme un réseau d’échanges et de transmission. Il s’est doté d’une interface Web de type portail communautaire et d’une série de projets de rencontres de type Dorkbot. Pas grand chose comme info sur le net, à part cette vidéo qui vous donnera toutes les infos sur le projet. Les structures composant Crealab sont toujours, quant à elles, bien actives et j’y reviendrai donc prochainement.

Partenaires du réseau

flux rss de Crealab
[rssinpage rssfeed=’http://home.crealab.info/?view=rss’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : Call for Video – Multimedia LAB – International – deadline le 15 janvier 2011
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Dec 092010
 

Le blog se met en mode “stand by prolongé”. Trop de travail pour fournir des articles fournis… Ca me permettra néanmoins d’introduire différents réseaux “arts numériques” et d’autres moins spécialisés. Cela me donnera la possibilité de vous présenter un des derniers portails provisoires qui sera consacré à à une veille sur ces dits-réseaux.

Gaîté-Lyrique-Yves-Geleyn

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Pour ce petit focus, je commencerai par vous conseiller le survol d’un petit dossier concocté par fluctuat.net : ArchiCulture. S’il date un peu, il est justement intéressant de voir, par exemple, l’évolution de trois gros chantiers qui m’intéressent depuis un certain temps et qui n’étaient pas des plus simples.

Si la Maison des Métallos semble avoir maintenant trouvé ses marques sous la direction du programme de Philippe Mourrat, les travaux de l’Ile Seguin commenceront eux seulement en 2012, pour un “vernissage” aux alentours de 2017. Beaucoup d’eau(x) risque(nt) donc encore de couler sous ses ponts, mais il y a aujourd’hui un projet en cours bien établit et qui prévoit en son sein un “pôle d’art numérique“, d’où mon intérêt. Le troisième projet possède une actualité brûlante, puisqu’il s’agit de la “Gaîté Lyrique” qui ouvrira ses portes dans quelques mois. Ce “lieu maudit” depuis les années 60 va donc enfin renaître, avec un projet qui nous invite à explorer notre époque à l’ère de la création numérique. Son directeur, Jérôme Delormas, s’est déjà exprimé plusieurs fois à ce sujet (voir articles poptronics, idn…) et il a présenté ce soir la saison 2011, dans le cadre d’un MCDate (à la Maison de Métallos justement). Si vous n’y étiez pas physiquement/streaminguement (ou pour plus d’infos sur le lieu en attendant que le site officielle prenne entièrement le relais), je vous conseille : l’article La Gaité Lyrique, c’est pour bientôt ! ; la vidéo du vlog de Michel Reilhac ; le blog de la commission Gaîté.

J’avais aussi envie de vous reparler de la section “cultures numériques – art” du média online OWNI-Digital Journalism, via l’article : Jonathan Harris, poète des data. Sa TED conférence (2007) était un très bon souvenir et l’article reprend pas mal d’autres sources. C’est évidemment son travail sur la visualisation des données qui m’intéresse tout particulièrement. En parlant de ça et tant que je suis sur OWNI, un petit détour par un article de Jean-Noël Lafargue : WikiLeaks Reloaded: Les suites de la fuite. Je sais que quelques artistes travaillent en ce moment sur les données de WikiLeaks, mais je n’ai pas encore vu un projet terminé. Ca ne saurait tarder je suppose et je vous en tiendrais bien évidemment informé.

Et pour finir :

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Le CiTu (part1) : Cybermédia, Interactions, Transdisciplinarité, et Ubiquité – Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire – PARAGRAPHE – LAM – CIREN

 STRUCTURES  Comments Off on Le CiTu (part1) : Cybermédia, Interactions, Transdisciplinarité, et Ubiquité – Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire – PARAGRAPHE – LAM – CIREN
Dec 072010
 

Le blog se met en mode “stand by prolongé”. Trop de travail pour fournir des articles fournis… Ca me permettra néanmoins d’introduire différents réseaux “arts numériques” et d’autres moins spécialisés. Cela me donnera la possibilité de vous présenter un des derniers portails provisoires qui sera consacré à à une veille sur ces dits-réseaux.

M.-L. Cazin - Tarentelle

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CiTu : www.citu.info
LAM : creca.univ-paris1.fr
PARAGRAPHE : paragraphe.info
CIREN : www.ciren.org

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Je vais profiter du  lancement du 2ème Grand Forum Francophone pour la Recherche et l’Innovation, pour vous présenter un des partenaires principaux de cette initiative : le CiTu. S’il est présenté comme une “association” de laboratoires Universitaires (le Paragraphe et le CIREN (Centre interdisciplinaire de recherche sur l’esthétique du numérique) de l’Université Paris 8, et Le LAM (Laboratoire des Arts et des Médias) de l’Université Paris 1, il représente également un réseau beaucoup plus large de structures, d’artistes et de chercheurs.

On peut ainsi retrouver dans son équipe, des noms comme Maurice Benayoun (direction artistique) ; Samuel Bianchini, Grégory Chatonsky (comité de pilotage) ; Jacop Baboni Schilingi, Jean-Pierre Balpe (comité scientifique et artistique)… ainsi que des structures comme l’ESCIN – Ecole Supérieure de Création Interactive Numérique ou incident.net.

Le CiTu considère la recherche comme une forme de création et la création comme une forme de recherche. Ses thématique de recherche s’inscrivent dans une approche expérimentale et pragmatique de la science de l’information et de la communication. S’il soutient et produit divers projets des membres de son équipe, il accueille également des projets extérieurs et crée de nombreux partenariats entre laboratoires de recherches, écoles d’art, associations, entreprises, artistes et chercheurs. Son aide peut comprendre l’accompagnement, le prêt de matériel, le développement, la diffusion…

Pour soumettre un projet, il n’y a pas de procédure “standard” (je n’ai pas vu non plus d’appel à projets directs). Il suffit donc de contacter directement le CiTu et son “comité de pilotage” pour lui soumettre votre projet et voir si ce-dernier rentre dans ses axes de recherche. Un petit coup d’oeil sur les projets soutenus montre surtout le champs étendu des possibles et le niveau d’exigence.

En survolant rapidement les différentes réalisations et collaborations du CiTu, il est facile de voir que la structure a créé un réseau de facto bien plus large, dense et complexe, que celui présenté sous son onglet partenaires et qui n’en reprend que les “nœuds” principaux. Ca sera donc pour mes prochains articles sur le sujet.

Pour une bonne introduction au CiTu, je vous propose la vidéo d’une rencontre MCDate (2009), où Maurice Benayoun, en sa qualité de “directeur”, précise certains points, indispensables à une bonne compréhension de ce qu’il décrit lui-même comme : un projet chaotique, sans lieu et sans statutune simple ligne de programme dans deux laboratoires de recherche (ce qui est très loin de transparaître quand on voit les résultats produits). Je vous laisse découvrir la suite par vous-même, je dirai simplement qu’après avoir vu la vidéo, il est évident que le CiTu tient beaucoup plus d’une certaine “aventure humaine”, d’une volonté de rencontres et de collaborations, que d’une quelconque structure académique figée.

Partenaires du réseau

Pas de flux rss et il vous faudra envoyer un mail (informations-subscribe@citu.info) pour pouvoir vous inscrire à la newsletter (les cordonniers restent apparemment toujours les plus mal chaussés).

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Pixelache network (part1) – PikseliÄHKY – Mal au pixel

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Pixelache network (part1) – PikseliÄHKY – Mal au pixel
Dec 062010
 

Le blog se met en mode “stand by prolongé”. Trop de travail pour fournir des articles fournis… Ca me permettra néanmoins d’introduire différents réseaux “arts numériques” et d’autres moins spécialisés. Cela me donnera la possibilité de vous présenter un des derniers portails provisoires qui sera consacré à à une veille sur ces dits-réseaux.

G. Angelis - M. Sanheira - J. Sirjacq

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site web : network.pixelache.ac
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Le festival finlandais Pixelache a été fondé en 2002 par l’artiste Juha Huuskonen. Depuis lors, il est devenu un réseau s’étendant de Helsinki à Medellín en passant par Istanbul ou encore Bergen et rassemble ainsi un véritable vivier d’acteurs (qui sont par ailleurs très actifs chacun de leur côté).

C’est la traduction de PikseliÄHKY en français (littéralement “mal au pixel”), qui servira de titre à la version parisienne du festival. Le site de Mal au Pixel est toujours hébergé par le Centre des Arts Sensitif (CRASLab, qui vous amènera naturellement vers le projet mains d’oeuvres), mais le festival est apparemment aujourd’hui “réalisé” par Art Kill Art (si page blanche, essayez cette adresse) en association avec d’autres partenaires. J’y reviendrai dans l’article qui y sera consacré (voir la vidéo de la conférence de Mathieu Marguerin -entre-autres directeur du festival- ci-dessous).

Comme tout réseau à ramifications complexes, il n’est pas simple de se faire une rapide vue d’ensemble. Mais là où Pixelache Network se différencie d’autres gros réseaux que j’ai déjà abordé et que j’aborderai prochainement, c’est que l’organisation a pensé à nous fournir un portail de veille en temps réel, clair et simple. Comme pour mes portails de veille, vous pouvez y retrouver les flux rss de chacun des lieux, plus une série de veilles Web qui reflètent automatiquement l’activité du réseau. C’est très facile à mettre en place et très efficace. Bien entendu, on pourrait encore améliorer l’outil (au niveau de la veille, de la recherche, de la personnalisation, de la communauté…), mais si tout le monde proposait, ne serait-ce qu’une base de ce type, l’information circulerait déjà beaucoup plus facilement.

Introduction au réseau Pixelache

Membres du réseau pixelache

flux rss de PikseliÄHKY
[rssinpage rssfeed=’http://www.pixelache.ac/helsinki/feed/’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Place de la Toile – France Culture

 BONUS  Comments Off on Place de la Toile – France Culture
Dec 052010
 

Jean-Paul Fourmentraux

site web : www.franceculture.com/emission-place-de-la-toile.html
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J’ai déjà cité quelques émissions de radio, mais c’est vrai que je ne me suis pas encore véritablement penché sur le sujet. Une petit info en guise de bonus week-end (merci Serge Hoffmaan).

L’émission Place de la Toile est donc produite par France Culture et elle aborde les différents aspects de la révolution numérique, moins du côté technique que du côté des conséquences qu’elle induit sur l’information, les médias, la communication, les liens sociaux entre les individus, et finalement, l’organisation de notre vie.

Tout en vous écrivant, j’en profite pour écouter le podcast de l’émission du 28 novembre dernier : Qu’est-ce qu’une oeuvre de (net)art ? / La modélisation des imaginaires, dont l’invité de la première partie était le sociologue Jean-Paul Fourmentraux. Son livre Art et Internet – Les nouvelles figures de la création (2005), vient d’être republié dans une version revue et augmentée.

Vous pouvez retrouver toutes les émissions de ces deux dernières années sur le site touslespodcast.com.
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flux rss Place de la Toile
[rssinpage rssfeed=’http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10465.xml’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Mutek Network (part 1) – ECAS : Mettre en réseau l'art de demain pour construire le futur – I.C.A.S. : International Cities of Advanced Sound

 FESTIVALS, STRUCTURES  Comments Off on Mutek Network (part 1) – ECAS : Mettre en réseau l'art de demain pour construire le futur – I.C.A.S. : International Cities of Advanced Sound
Dec 032010
 

icasnetwork.org

E.C.A.S. : ecas.in
I.C.A.S. : icasnetwork.org

Mutek : www.mutek.org

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Vous avez sans doute remarqué que le blog tourne au ralenti depuis quelques semaine. Ca n’est pas prêt de s’arranger puisque le travail sur le portail, plus mes différents autres projets ne me laissent que très peu pour alimenter le flux. J’essaierai malgré tout, pour les semaines qui viennent, de poursuivre la série d’introductions aux différents réseaux “arts numériques”. Des articles courts, qui à défaut de donner dans le détail, me permettront de mettre place un des derniers portails bac à sable que j’aimerais vous proposer, celui des réseaux. Il me sera également plus facile, par la suite, de faire des articles plus fouillés sur les différents membres des réseaux abordés.

Je vous propose aujourd’hui d’attaquer Mutek. Et comme d’habitude, il me semblait intéressant de commencer loin, pour se rapprocher petit à petit.

E.C.A.S. – Networking Tomorrow’s Art For An Unknown Future/Mettre en réseau l’art de demain pour construire le futur, acronyme de “Europeen Cities of Advanced Sound”, est la branche européenne du réseau I.C.A.S. – International Cities of Advanced Sound. Il sont tous deux étroitement liés au réseau Mutek.

Le site d’ECAS étant encore under construction, les infos sont pour le moment principalement accueillies sur le site de la structure futureverything. En octobre dernier s’est clôturé l’appel à participation pour leur premier projet commun : Festival as Lab. Ce dernier est soutenu par le programme européen Culture 2007-2013 (dont je vous ai d’ailleurs touché un mot hier).

Pour défricher, je vous conseille de commencer par l’à propos du réseau ICAS ; passer ensuite rapidement sur l’historique de Mutek ; vous attarder sur l’article perpectives d’avenir, qui, s’il ne fait que survoler une dizaine d’années de travail et de collaborations, vous donnera malgré tout des premiers éléments de réponses quant à qui à fait quoi où et comment ; et enfin, de finir par l’onglet collaboration de Mutek.

Les membres des réseaux ECAS/ICAS soutiennent donc “la création musicale et sonore la plus pure”, mais aussi “les multiples expressions qui naissent de leur rencontre avec d’autres champs de pratique culturelle”. C’est évidemment ce dernier aspect que j’explorerai dans mes futurs articles.

E.C.A.S. – I.C.A.S. – MUTEK membres (nov. 2010)

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flux rss ICAS network
[rssinpage rssfeed=’http://icasnetwork.org/feed/’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]
flux rss MUTEK
[rssinpage rssfeed=’http://feeds2.feedburner.com/mutek’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

Les subventions européennes pour la culture : introduction – Union Européene (part2)

 CALLS, Europe, STRUCTURES  Comments Off on Les subventions européennes pour la culture : introduction – Union Européene (part2)
Dec 022010
 

ecjs-culture.blogspot.com

J’avais commencé dans mon article du 12 sept. 2010 à faire un tour d’horizon des “outils européen” mis à notre disposition. Ayant peu de temps aujourd’hui, je ne plongerai pas directement les mains dans le cambouis des subventions, mais je voulais malgré tout survoler quelques pistes menant aux principales subventions européennes pour la Culture. Un article un peu brouillon donc, mais que je compléterai au fil du temps et auquel j’additionnerai des articles plus spécifiques.

A savoir qu’énormément de petites associations locales peuvent vous aider dans les méandres des outils européens, et ce gratuitement. Je ne pourrai pas toutes les répertorier, mais via les quelques unes que je mettrai online dans les mois qui viennent, il vous sera possible d’en trouver d’autres.

  • Le texte du programme Culture 2007-2013 : vous pouvez toujours faire l’économie de l’apprendre par coeur, mais un bon print doublé d’un “marqueur fluo” n’est vraiment pas un luxe.
  • Dans les services online (payant), vous pouvez retrouver welcomeurope.com. Je reste assez sceptique sur l’efficacité de leur moteur de recherche, mais vous êtes sensés pouvoir faire une recherche avancée. Si vous n’êtes pas affiliés, vous ne verrez que l’intitulé des subventions (un copié collé sur google vous donnera en général les compléments d’informations).

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
Hurry up : Projecteurs à vendre.

La société française ETC revend des projecteurs ProjectionDesign F32 qui ont été utilisés 6 mois sur le stand français à Shanghai pour 4400 euros lentille incluse (18.000 euros en prix liste) avec 6 mois de garantie.

Guy Garcia

Directeur – Départements Multimédia & Muséographique
Ligne directe : +33 (0)1 45 15 28 14
Portable : +33 (0)6 85 71 42 95
E-mail :
g.garcia@etclondonparis.com
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Focus de Veille : pearltrees – art+numérique+belgique – dictionnaire d'internet – festival chemins numériques – la gaîté lyrique – neen art – laguna art price…

 BONUS  Comments Off on Focus de Veille : pearltrees – art+numérique+belgique – dictionnaire d'internet – festival chemins numériques – la gaîté lyrique – neen art – laguna art price…
Nov 292010
 

Début 2010, j’avais essayé l’application pearltres : un service de bookmarks online avec interface visuelle. Si l’idée était très séduisante, le service proposé restait malheureusement trop basique (une seule possibilité d’importation, pas de multitaggage, pas d’option “à la volée”…). Si quelques possibilités ont été rajoutées depuis, pearltres m’apparaît encore aujourd’hui comme cette “bonne idée qui n’a pas les moyens de dépasser le niveau du gadget sympatique”. Lorsque l’on a, comme moi, près de 2000 entrées et une bonne centaine de tags, on retourne assez vite à PersonnalBrain, delicious, diigo et confrères, en regrettant de s’être pris à rêver. Parce que voilà, il y a moyen de rêver un peu tout de même. Avec quelques outils supplémentaires, il y aurait serait tout à fait possible de proposer son site ou son blog sous pearltrees… ou pourquoi pas un outils de veille et même la visualisation d’un réseau arts numériques (si vous voyez où je veux en venir). Bref, ça n’est pas encore le cas, mais qui sait, peut-être un jour.

Pour plus d’infos sur pearltrees, je vous conseille les vidéos de ReadWriteWeb : Pearltrees : logiques sociales et fin du searchPearltrees : l’organisation subjective du web ; la vidéo Pearltrees, l’idéal du partage en ligne de l’information ; ou l’entretien vidéo avec Patrice Lamothe (fondateur de pearltrees).

Je vous proposerai donc le focus d’aujourd’hui en utilisant cet “arbre à perles” et en demandant au utilisateurs d’ibook/iphone de bien vouloir m’excuser, puisque l’interface utilisateurs est… en flash.
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pachube.community : capteurs en réseau, réseau de capteurs – physical computing – Internet des objects

 SOFT/HARDWARE  Comments Off on pachube.community : capteurs en réseau, réseau de capteurs – physical computing – Internet des objects
Nov 282010
 

Usman Haque - Natural Fuse

site web : community.pachube.com
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pachube.community propose une plateforme d’outils et de mise en réseaux de données issues de capteurs et la possibilité d’interconnecter les objets et les données entre eux. Vous pourrez donc idéalement y connecter n’importe quel capteur afin d’en partager les données ou récupérer les données déjà présentes. Par ses nombreuses possibilités, pachub interroge également une certaine informatique ubiquitaire où la technologie et surtout les acteurs deviendraient par trop invisibles.

Pour bien comprendre le projet, il faut peut-être se rafraîchir la mémoire en ce qui concerne le physical computing (dont vous trouverez une bonne introduction sur le site de multimedialab) et le concept d’Internet des objets (voir par exemple les articles L’internet des objets va-t-il changer la nature des objets ? sur InternetActu, Dans “web des objets”, c’est l’objet qui compte de Fing ou les articles de ReadWriteWeb). Il faut peut-être aussi, comme c’est souvent le cas, s’attarder sur le travail de son concepteur, l’artiste/architecte : Usman Haque.

Pour compléter les articles précédents, vous pouvez donc continuer par :

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flux rss patchub forum
[rssinpage rssfeed=’http://community.pachube.com/rss.xml’ rsstarget=’_blank’ rssdateformat=’j F Y’ rssitems=’5′ rssdescription=’no’ rsstarget rssformat=’x – Y’]

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info

Hurry up : TOUCHinteractive 2011 – The Public – UK – deadline le 31 déc. 2010
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Magazines et revues online (part1) : Turbulences Vidéo – Magazine du CIAC – HorizonZéro

 BONUS  Comments Off on Magazines et revues online (part1) : Turbulences Vidéo – Magazine du CIAC – HorizonZéro
Nov 272010
 

Turbulences Vidéo : www.videoformes-fest.com/publication__turbulences_video.php
Magazine du CIAC : www.ciac.ca/magazine-electronique-du-ciac-fr
HorizonZéro : www.horizonzero.ca
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Je voulais aujourd’hui continuer de vous présenter les sources (francophones dans un premier temps) que j’utilise régulièrement et qui se présentent comme magazines ou revues électroniques. Je ne ferai que citer ici les structures productrices, elles feront l’objet d’articles ultérieurs. Pour rappel, vous pouvez retrouver des articles similaires via les tags magazines, ou (plus largement) documentation.

Je commencerai par le trimestriel Turbulences Vidéo pour lequel j’ai déjà été rédacteur. Produit par Vidéoformes depuis 1993, le magazine papier a été remplacé depuis le n°57 par une édition online. Cette formule permet à la publication de couvrir amplement des sujets liés aux cultures numériques et à la vidéo via des articles de fond, des chroniques, des portraits d’artistes… Les contributions sont pour l’instant bénévoles (en tous cas depuis la version Web), mais la volonté de trouver un modèle économique permettant une rétribution des auteurs est présente. Il est évident que fonctionner sur base de bénévolat a des avantages évidents en termes budgétaires. Cela permet à Turbulences, entre autres, de pouvoir proposer des articles conséquents, d’aborder des sujets très variés et d’offrir au final un mag qui peut aller jusqu’à une septantaine de pages, voir plus. Encore faut-il pouvoir compter régulièrement sur un contenu de qualité. Si la rétribution peut pallier au problème, j’espère malgré tout que la publication gardera toujours une place pour cette contribution bénévole, qui en fait actuellement, me semble-t-il, sa grande richesse. L’appel à contribution pour le numéro 70 est toujours ouvert : Hurry up – deadline le 13 décembre 2010.

Le magazine du CIAC est assez incontournable dans toute Webothèque qui se respecte. Présent depuis 1997, il est édité par le Centre International d’Art Contemporains de Montréal (NB : petit problème parfois sous firefox pour passer la page d’acceuil). N’étant pas exclusivement centré sur les arts dits numériques, une recherche peut être la bienvenue. Pour trouver plus facilement votre bonheur, je vous conseille de doubler votre recherche interne par un moteur de recherche externe qui sera plus efficace sur certains points (site:http://www.ciac.ca/magazine + mots clés).

On reste au Canada pour un mag qui trouverait sa place dans ma série cimetière de projets, puisque sa publication a été arrêtée en 2004. Ceci étant dit, un numéro spécial est apparu début de cette année 2010 (ce qui laisse présager d’autres spéciales occasions) et on sent bien le choix de ne pas présenter le site comme une archive. Quoi qu’il en soit, entre 2002 et 2004, l’équipe de HorizonZéro a de présenté du contenu sur des artistes canadiens oeuvrant dans le vaste domaine des nouveaux médias. Bien qu’une version texte soit toujours présente, une version flash vous donne accès à la recherche qu’a menée la rédaction, afin d’offrir pour chaque numéro un objet électronique unique. Aujourd’hui, les différentes réalisations peuvent prêter à sourire, mais n’oublions pas que nous sommes début des années 2000. S’il est vrai qu’HorizonZéro propose un environnement visuel/sonore/interactif qu’on pourrait qualifier de gadget (empruntant allégrement aux jeux électroniques et aux DVD interactifs), que s’il est censé être en relation avec le contenu, ça n’est bien souvent qu’anecdotique et qu’il n’apporte non seulement pas de véritable valeur ajoutée au texte, mais entrave même souvent une lecture agréable… il n’empêche qu’il y a malgré tout une volonté de présenter quelque chose de différent, d’essayer de faire vivre un parcours au lecteur, de lui proposer d’autres chemins de lecture. Le problème étant que le contenu principal, la matière première, celle qui nous intéresse finalement, résiste. Et nous résistons avec elle. Je reviendrais sur cette question, que j’ai déjà abordée d’ailleurs, dans mon prochain article sur les magazines online.

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Nov 262010
 

tags art numérique - 26 nov. 2010


Cet article fait partie d’une suite d’article du même nom. Vous pouvez retrouver une onthologie de textes online francophone
consacré à l’art dit numérique sur le portail www.qu-est-ce-que-l’art-numerique.info

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Ceux qui ont suivi cette suite d’articles ont pu constater que j’ai fait un focus régulier sur les évolutions majeures de l’entrée “art numérique” de Wikipédia. J’arrive au bout aujourd’hui en vous présentant les deux dernières changements majeurs. Je rappelle qu’elle apparaît dans l’encyclopédie pour la première fois le 24 juillet 2004 à 17:50 avec ce début de première phrase : “L’art numérique est presque impossible à définir…”

Si je me suis attardé sur Wikipédia, c’est que l’Encyclopédie devient peu à peu la première réponse des principaux moteurs de recherche (Google en tête, qui entre parenthèse est un des premiers investisseurs… pardon donateurs du projet), et ceci dans de nombreux domaines. Je ne rentrerai pas ici dans les nombreux débats que l’Encyclopédie suscite : les scandales répétés de son créateur Jimmy Wales ou les questions sur son fonctionnement interne sont régulièrement abordés dans la presse et sur des sites comme wikibuster ou wikipedia.un.mythe.over-blog.com. Ceci étant dit, je relèverai simplement le fait que depuis que je répertorie les textes online qui parlent d’arts dit numériques, j’ai référencé plus d’une cinquantaine de sources qui reprennent intégralement, partiellement ou qui ont adapté légèrement le texte de Wikipédia. En notant que certaines de ces sources sont des institutions d’états, des structures ayant des subsides publiques et oeuvrant dans le “réseaux arts numériques” ou même des médias ayant pignon sur rue, je ne pouvais que m’intéresser à cette définition “encyclopédique”.

Donc, nous en étions à la version du 11 août 2007, aucune évolution majeure jusqu’en 2009, si ce n’est de nombreuses tentatives d’autopromotion, certains s’ajoutant simplement à la liste des artistes, d’autres se gratifiant au passage de quelques lignes promo insérées à la va-vite. En juillet 2009 apparaît un nouveau chapitre entier, qui sera retiré dès le lendemain, ne correspondant pas aux critères wikipédiens et étant doublé d’une autopromo manifeste. Il faudra attendre février 2010 pour qu’un court chapitre “Matériel et logiciel” soit enfin ajouté.

La version actuelle date du 24 novembre 2010 et ne comporte que peu de changements par rapport à celle de février.

Face à une littérature dense et riche sur le sujet, l’article apparaît évidemment comme assez pauvre. On peut noter qu’au fil du temps, ses nombreux rédacteurs ont pris le parti d’exemplifier, de décrire plutôt que d’essayer de définir. Si cela donne un certain intérêt à l’article, le manque de structure, de rigueur et de vision globale auraient malgré tout tendance à le faire apparaître comme une simple ébauche. La bibliographie, bien qu’incomplète offre néanmoins une très bonne base de recherche. Il est simplement dommage d’y trouver si peu de référence en français, alors que la locution “art numérique”, son histoire et ses différentes réflexions théoriques ont, il me semble, quelques spécificités liées à la langue et au milieu culturel francophones.

Avant de vous présenter les deux dernières modifications, je tiens à signaler aussi que j’ai transformé l’onglet “… qu’est-ce que l’art numérique ?” présent sur www.art-numeriques.info, et qu’il est devenu un portail à part entière. Comme me l’avaient fait remarquer certains d’entre vous, le nombre de sources devenaient trop important et le temps de chargement de l’onglet devenait très long. Ca rendait la recherche et la consultation pénible. J’ai donc réparti les différents texte par dates de publication. Vous pouvez retrouver tous les textes à l’adresse suivante : www.netvibes.com/qu-est-ce-que-l-art-numerique (ou via une redirection : www.qu-est-ce-que-l-art-numerique.info). J’y ai rajouté une trentaine de nouvelles sources. Je continuerai à faire des articles-focus sur ces dernières, afin de vous présenter celles qui me paraissent les plus intéressantes.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (7ème version)
juillet 2009 – historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=42759461

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Pour apporter un éclairage sur ce que pourrait être l’Art Numérique

Prenons pour base de réflexion les définitions combinées d’Art et de Numerique fournies par le Larousse.

Art : expression idéale et désintéressé du beau, ensemble des activités humaines créatrices qui traduisent cette expression

Numerique : Qui relève du nombre

L’Art Numerique serait donc l’ensemble des activités humaines créatrices qui traduisent l’expression idéale et désintéressé du beau par des techniques liées aux nombres. Une idée finalement très ancienne puisque le rapport qu’entretient l’Art avec les mathématiques et les sciences peut être observé à tous les stades de son évolution. Le nombre ne serait-il pas à l’origine même de la Création?

C’est ce que pensait Pythagore qui voyait dans les nombres les principes de toute chose. Il donna son fondement arithmétique et géométrique à la section d’or. Ces Divines Proportions ordonnant l’harmonie de la nature furent la base géométrique organisant les proportions des plus grands monuments. Elles furent appliquées à la construction des cathédrales européennes jusqu’au Taj Mahâl, comme elle l’avait été à la conception des pyramides d’Egypte.

A la Renaissance alors que ressurgissent les techniques élaborées dans le passé par les sociétés athénienne et romaine, les tableaux, constructions et gravures sont nombreux qui illustrent les avancées de la science, et témoignent de la symbiose entre peinture et mathématiques, ainsi la création de la théorie de la perspective linéaire et la redécouverte des polyèdres dont les solides de Platon. A ces Cinq polyèdres convexes réguliers : le tétraèdre, le cube, l’octaèdre, le dodécaèdre et l’icosaèdre les grecs avaient accordé une signification mystique. A chacun d’entre eux, ils avaient rattachés une grande des entités qui selon eux façonnaient le monde : le feu, l’air, la terre, l’univers et l’eau. La présence et l’interaction de ces éléments, de leurs principes et propriétés en différentes proportions déterminerait l’ordre du monde et de la Création.

Pour créer l’illusion de la beauté naturelle l’artiste ne copie donc pas la Nature, il l’observe et utilise ses systèmes et ses mécanismes de création pour donner corps à son imaginaire. Ces systèmes et mécanismes basés sur des signes et des nombres permettent de matérialiser l’univers occulte contenu dans son esprit en une œuvre accessible au sens de chacun. Lignes de fuites, perspectives et proportions participent à lui donner une signification. Cette démarche peut-être inconsciente guidée par l’inspiration, la section d’or agit sur nos sens et, par eux, sur notre cortex cérébral, c’est pour cette raison que nous sommes inconsciemment enclins à trouver belles les grandeurs de tous ordres qui entrent dans cette relation. ” (La Recherche 278 juillet-août 1995 volume 26). Et quand la démarche de l’artiste s’appuie consciemment sur ces systèmes, son œuvre est souvent imprégnée d’une dimension mystique ou spirituelle. Pour Leonard de Vinci La science de la peinture est tellement divine qu’elle transforme l’esprit du peintre en une espèce d’esprit de Dieu.

Il pense en outre que Toute action naturelle est engendrée par la nature de la plus courte façon que l’on puisse trouver. Alors il est naturel que l’Artiste cherche lui aussi le plus court moyen de son expression. Grâce aux techniques numériques, il ouvre un nouvel espace de création. Un univers parallèle, dans lequel et sur lequel il a une action créatrice en maniant directement les nombres et les formules mathématiques qui le régissent. L’Art numerique est donc tout simplement une évolution naturelle de l’expression artistique qui loin de vouloir éclipser les autres, les servent, les unissent, leur offre de nouveaux moyens, se mêle à elles et les enrichit. Alors qu’un grand intérêt se porte sur les théories quantiques et que la science conçoit la probalité d’un univers à plusieurs dimensions, l’univers du numerique s’ouvre à l’Art. Un espace ouvert sur le monde dit réel et qui interagit avec lui.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne – évolutions majeures de l’entrée (8ème version)
février 2010 – historique de la page « Art numérique »..
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=50143312

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Matériel et logiciel

Indépendamment de chaque projet artistique, l’art numérique s’appuie sur l’état de la technique de son temps, il est donc dépendant du matériel (hardware en anglais) et des logiciels (software). Avant les années 1990, époque où cohabitaient de multiples systèmes d’exploitation, la plupart des artistes numériques réalisaient eux-mêmes les logiciels nécessaires à leurs œuvres comme Erkki Kurenniemi, Piotr Kowalski, Jean-Robert Sedano ou David Rokeby. L’arrivée de logiciels dédiés à la création numérique a simplifié la tâche des artistes avec notamment Director en 1986, pour la création de Cd-Rom et Max/MSP en 1990 de Miller Puckett, qui deviendra le célèbre logiciel libre Pure Data en 1995, pour la création sonore. En 2001 apparait Processing, un logiciel libre adapté à la création plastique et graphique interactive.

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » www.arts-numeriques.info
hurry up :
Résidences de formation en management artistique pour artistes et futurs managers – Les ateliers d’arts contemporains deadline le 15 déc. 2010
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